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La dangereuse logique sarkozienne
Par Honorgate
, le 17 Mar 2008 | Dans Vues politiques |
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Ou la rhétorique du pire
Le président de la république française a toute légitimité, car il a été élu par 53% des Français qui ont fait leur choix en toute liberté. Un choix guidé par l'impression favorable laissée par le candidat Sarkozy et les siens, par la rhétorique bien huilée des aphorismes chocs : "Travailler plus pour gagner plus", "Une France de propriétaires" par exemple. Une rhétorique qui touche juste car les sujets qu'elle exploite sont nécessaires pour la majorité des Français. Mais c'est une rhétorique racoleuse. Pour autant les besoins des citoyens sont bien réels. Du coup, cette logique sarkozienne peut-elle présenter un danger pour la société française ?
En effet, comment croire une seule seconde, que face à ces phrases soigneusement choisies pour toucher juste, nous soyons suffisamment stupides pour les oublier aussitôt l'objectif atteint : l'élection. Quel étrange droit divin que procure cette légitimité, qui permet tant d'audaces, dont celle d'ignorer l'expression populaire de tout autre vote suivant. J'en ai le droit, car je suis élu pour 5 ans. Et l'interprétation des urnes m'appartient.
Comment croire également, en des réformes qui nous toucherons tous, et qui ont le devoir d'exister car elles sont vitales. Comment donc ? Vous connaissez l'avenir? L'élection conduirait-elle à la prescience ? Et d'écouter l'autre [1] ce serait maintenant ou jamais, car nos enfants ne pourrons plus rien faire. La stratégie de la peur est donc au programme des réjouissances !
Faire peur aux Français est donc la nouvelle logique. Lorsqu'on oppose par exemple aux équipes en place les franchises médicales, on les entend s'offusquer, comment ? Vous voudriez laisser sur le chemin les malades d'Alzeimer ! Mais vous n'y pensez pas !
Ah bon. Alors afin de pouvoir sauver, très justement, des personnes âgées de cette maladie incurable pour le moment (c'est bon de le rappeler, car parler concret comme dit l'autre [2], c'est aussi dire qu'on ne connaît rien ou presque sur cette maladie), alors il faudrait sacrifier tous les autres dans ce pays ? Car les franchises médicales, cela signifie quoi concrètement pour la majorité des Français ? Cela signifie que l'on va moins bien se soigner. C'est tout simple. Lorsque le prix de l'essence monte, on roule moins. Si se soigner coûte de plus en plus cher, on regarde à la dépense. C'est exactement ce qu'il se passe du reste pour les contrôles sanitaires à la frontière. Jadis, c'est à dire avant que ne soient aux commandes des gens qui ne voient et ne comprennent que des chiffres, les immigrants étaient vaccinés automatiquement. Comme cela coûte cher, on l'a supprimé, et maintenant on constate dans certains quartiers de Paris des épizooties de maladies que l'on croyait éradiquées dans notre pays.
Ainsi, en sus de la logique de la peur, la logique sarkozienne applique la stratégie du paravent. Afin de réaliser des économies, et donc un bilan acceptable au bout de cinq ans, on exhibe la maladie d'Alzeimer pour masquer tout le reste. De telle sorte qu'un contradicteur se trouvera systématiquement face à l'argument massue : vous ne voulez pas que l'on vienne à bout de la maladie d'Alzeimer ?! [3]
C'est donc une bonne méthode pour imposer des mesures qui ne profitent qu'à un petit nombre de citoyens, mais qui vous assure une légitimité de réformateur.
Une toute petite voix dans le vacarme Sarkozien.
Par Honorgate
, le 29 Avr 2007 | Dans Vues politiques |
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Je choisi pour une fois, deux coupures de forum, lors de quelques débats d'idées sur la campagne présidentielle actuelle. Ainsi je répondis à la question suivante :
Vous électeurs de gauche, faites-vous le choix d'un vote pro-Royal ou anti-Sarko ?
Pour ces élections j'ai l'impression qu'il y a autour de moi deux modes de pensée.
La première consiste à penser l'homme au service d'un système qui est là pour nous enrichir. Nous, bien entendu, ne concerne que ceux qui peuvent se le permettre, c'est à dire finalement à peine la moitié de la population. En fait non, à peine le quart. L'autre fraction est composée de gens qui ont peur qu'on leur retire (étrangers, chômeurs, malades, délinquants ...) le peu qu'ils ont.
Ceux là, en principe, votent Sarkozy.
La seconde consiste à placer le système au service de l'homme. Le capitalisme n'a pas d'autre fonction que de permettre à l'ensemble des citoyens d'accéder au confort, aux soins, au travail - mais au travail pour tous, c'est à dire partagé. Ce mode de pensée, tient donc compte des impératifs économiques, mais ne la considère pas comme étant gouvernante. C'est un pays pour tous, au rythme des plus faibles, tout en encourageant les plus forts au progrès.
Ceux là, en principe, votent Ségolène Royal.
Dans le premier cas c'est un pari sur la gouvernance des puissants, dans le second cas un pari sur l'entraînement des plus faibles pour un équilibre général, garant de prospérité et de sécurité. Dans le premier cas, c'est marche ou crève - et gagne ta liberté en t'adaptant dans tous les excès que cela induit- dans le second c'est la France pour tous, avec le choix d'être libre, dans une idée de fraternité, dans un rythme à notre mesure.
Voilà pourquoi je prétends que je ne peux en aucune façon comprendre celui ou celle qui voterait pour Sarkozy en toute connaissance de cause. Maintenant j'en connais qui votent Sarko en ne sachant même pas pourquoi, et j'en connais un nombre certain, malheureusement. La plupart du temps ils ou elles le font, parce que dans leur famille on a toujours fait comme ça, et surtout parce qu'on porte des foulards Hermès - on préfère le paraître à l'être. Caricature ? Non, simples observations.
En revanche, celui qui est patron et qui n'a pour objectif que de s'enrichir un maximum, fatalement il n'a aucun intérêt à voter Royal. Et celui-là je le comprends (il ne fera probablement jamais parti des gens à qui j'adresserai un moindre mot).
Deux modes de pensée, deux manières libres de concevoir notre société, mais une beaucoup plus humaine que l'autre. Une pour laquelle je n'aurai pas peur pour mes enfants. Et c'est pourquoi je vote Ségolène Royal avec absolue certitude.
Pareillement, étant fonctionnaire, Sarkozy me fait peur pour mon emploi.
Concernant le "travailler plus pour gagner plus", je trouve que Sarkozy a un tout petit peu la vue courte.
Je connais des corps de métiers (le mien par exemple) qui travaille déjà plus. Beaucoup plus, que le temps légal prévu par la loi. Pour autant les salariés ne sont pas du tout payés plus.
La réduction du temps de travail avait au moins la vertu, de ralentir un peu la tendance au "corvéable à merci". Au moins, dire "je veux un peu de repos" n'était pas considéré comme un manque de professionnalisme, mais comme quelque chose, à l'instar des autres professions, de normal.
Avec ce que propose la droite de Sarkozy, qui comme d'habitude utilise la logique des cubes empilés, je pressens un incroyable retour en arrière.
C'est absolument épouvantable, qu'un homme prône un tel système. Un système aussi manichéen, simpliste, ontologiquement catégoriel. Pour mon corps de métier et pour beaucoup d'autres, c'est dangereux.
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Les forums de discussion dont sont extraits ces quelques mots:
Remue Méninges et La Colonie.
Angoisse électorale
Par Honorgate
, le 22 Avr 2007 | Dans Vues politiques |
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Je ne sais pas si pour vous c'est la même chose, mais je n'ai jamais été aussi anxieux pour une élection. Je pressens une amère catastrophe. Alors que je donnais ici vaillamment, le vainqueur de cette élection dans un de mes papiers précédent.
Les phrases de M.Sarkozy résonnent. Elles ont la sonorité d'une France que je n'ai pas envie de connaître. La pire qui soit. "Pourquoi croyez-vous que ces gens habitent Neuilly ? Parce qu'ils ont travaillé dur et davantage pour en arriver là !". (Marianne du 14 avril 2007). Horrible.
Et la carte génétique. Et les prostituées classées délinquants sexuels, avec relevé d'ADN, alors que la seule chose qui devrait gouverner l'homme sensé est la compassion ... et les enfants de la maternelle de Neuilly, pris en otage par un calcul politique ... et la loyauté affichée pour Chirac, clamée puis jetée aux orties ... et ses promesses de virer la rédaction de France 3, décidément trop contrariante ... et ses manipulations des journaux pour ses affaires de couple, alors qu'ils prétendait qu'il honnissait ceux qui faisaient de même ... et son plaisir phallique du discours et de l'opposition de personne ... et ...
J'imagine une France avec une femme calme et pondérée, qui cherche le bien commun, quitte à faire quelques erreurs, et une France avec un homme ambitieux, lunatique, impulsif, qui n'hésite pas à faire le vide autour de lui, qui cherchera à exporter vers tous les français ses conceptions fondamentales : travail, valeur, compétition.
J'imagine une couleur plutôt bleutée, blanche, et l'autre plutôt grise, noire.
J'ai peur lorsque je vois que certains ne pensent qu'à protéger leur patrimoine aussi insignifiant soit-il, quitte à sacrifier ceux qui n'ont rien, histoire qu'ils ne prennent pas ce bien.
J'ai peur lorsque je vois que certains sont prêts à prendre le risque d'une France acculée dans son système de conquête, afin de participer au festin.
J'ai des craintes aussi, lorsque je vois tout ce potentiel électoral qui se perd en fantasmes, comme si un vote extrême aller changer quoique ce soit, même s'il est respectable comme un autre, mais du coup risqué, car gageure d'une instabilité qui ne conviendrait à personne. Ces mêmes craintes qui reviennent lorsque je constate que le vote blanc est considéré comme ayant un réel impact, alors qu'en aucune manière il ne sera comptabilisé comme un suffrage exprimé. Ainsi ceux là, décapotent leur voiture à la première goutte de pluie ...
Vivement demain ...
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La vidéo (désormais censurée) de l'émission jamais diffusée, Sarkozy, mot à mot.
L'impossible politique
Par Honorgate
, le 28 Mar 2007 | Dans Vu de Face, Vues politiques |
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Ou la tragédie humaine.
Avez-vous déjà remarqué comme un politicien ne sait pas, en général, avouer son incompétence dans un domaine social? Il en est pourtant un, tout à fait actuel, qui relève de l'impossible. La régulation des sans-papiers, et plus généralement, la gestion de l'immigration.

En France comme dans tous les autres pays dits riches, des solutions sont expérimentées, des élus accèdent aux responsabilités en dénonçant celles qui ont été des échecs, et en affirmant détenir une politique cohérente d'immigration, comme j'ai pu le lire aujourd'hui dans un forum politique.
Croyez-vous vraiment que d'avoir une politique cohérente d'immigration soit quelque chose de possible? Je pense moi, que ça ne l'est pas et ne le sera jamais dans l'état actuel de toutes les convictions principales adoptées par les sociétés humaines modernes.
La problématique est finalement assez simple, surtout lorsque comme moi vous n'êtes pas expert en la matière. Et cela dit en passant il faut déjà oser être expert dans un domaine parfaitement ingérable. Tellement ingérable,d'ailleurs, que personne sur cette planète n'a jamais trouvé de réponses pérennes, humaines et efficaces dans ce domaine. En soi, le fait que cela soit un problème ajoute une dimension tragique à l'affaire.
Je parlais donc de problématique. Elle est la suivante : vous avez des pays industrialisés, riches et économiquement enviables - sans doute, et vous avez des pays émergeants (et beaucoup plus nombreux, ce qui ajoute une dimension au tragique), qui n'aspirent qu'à une seule chose, rattraper les pays riches.
Ainsi, quoique vous fassiez, le problème se posera toujours de la sorte : des pays foncent dans leur richesse et d'autres pédalent derrière. Des populations opulentes attirent ainsi des populations pauvres. Pourquoi pas nous, n'est-ce pas?
Et c'est en cela que la solution d'une politique d'immigration cohérente est impossible, car raisonnablement la seule solution serait d'arrêter sur le champ (les dégâts sont encore gérables, mais pour combien de temps) toute croissance dans tous les pays riches. Alors les autres pays en voie de développement pourraient les rattraper, puis charge aux gouvernants d'élaborer une stratégie commune de croissance retrouvée, pondérée et équitable.
Cela vous ne vous échappera pas que c'est audacieusement fou. C'est même, à moins d'être illuminé, absolument pas envisageable.
Et pourtant, y aurait-il d'issues qui ne soient pas empreintes de malheur, de heurts, de violence ou d'inepties comme celle qui consiste à dire qu'il suffit de fermer les frontières, ou pire encore de mettre dehors ces étrangers. Pour le coup c'est intégralement ridicule. C'est parier sur un contresens évolutif. A l'heure de la mondialisation, et des moyens techniques suffisants, comment voudriez-vous y parvenir? En construisant des avions (charters) et des murs de 1000 mètres de haut? Allons. Du reste, on le dit, mais on ne le fait pas. Si c'était vraiment la solution, notre histoire aurait été le témoin des différents résultats d'une telle politique.
Hélas donc, les politiques n'ont pas de solutions cohérentes, car ces solutions n'existent pas. C'est une tragédie de notre temps, pour laquelle la seule issue serait dans une immense sagesse partagée. Pensez-vous en être capable? Vous peut-être, mais les autres?
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Quelques données sur l'immigration.
La politique d'immigration en France de 1974 à 2005. Dossier de la documentation française.
Dossier du Sénat sur l'immigration et le droit d'asile en Europe.
Et pour les candidats à l'élection présidentielles française de 2007 ? Quelles sont leurs solutions ?
M.Bayrou, Mme Royal, M.Sarkozy, M.LePen, M.Besancenot.
Le sort du sondage et celui de la démocratie
Par Honorgate
, le 22 Mar 2007 | Dans A Vue de Nez |
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Bien entendu, les sondages j'en ai assez. Mais lorsque je vois l'évolution d'un candidat sur les courbes des opinions, je me dis que tiens, c'est vrai, pourquoi pas, ou alors, non certainement pas, je vais lutter contre ça.
Ainsi, d'une tendance générale, a priori en tous cas, je peux voir mon opinion varier quelque peu, ou en tous cas s'orienter. Que celui qui n'a jamais senti l'influence des courbes me jette la pierre! Et si l'on vous posait une question lors d'un sondage, que diriez-vous?
On nous dit que ce n'est qu'une tendance, et que de toutes manières, elle est corrigée afin de représenter la société du moment. D'autres prétendent qu'ils sont tronqués. Les mathématiciens affirment que c'est statistiquement juste. Quant à moi je prétends que c'est trompeur.
Je me contente d'observer deux ou trois choses. D'une part on nous donne bien les chiffres des résultats (c'est bien ce qu'on attend), du nombre de personnes interrogées (là c'est en tout petit en bas), mais jamais le nombre de personnes qui refusent cette interrogation. Pourtant cela me semble important. Refuser de répondre à une question marque une position claire! Et cette opinion réelle, ne ressort pas. En France, on ne nous donne pas le pourcentage de refus. Ainsi l'échantillon représentatif, est celui de ceux qui veulent bien répondre au sondage. Quid des autres ?
D'autre part, les instituts persistent à interroger par téléphone. Par téléphone fixe. Or vous constatez comme moi, que beaucoup de jeunes (et d'autres) n'ont plus que le téléphone portable. Donc non seulement on exclut ceux qui ne veulent pas être sondés, on rejette ceux qui n'ont pas le téléphone fixe. Cela commence à faire beaucoup de personnes qui n'entrent pas dans ce fameux échantillon représentatif! Je vous vois arriver avec vos équations correctives. Oui, mais à force, nous ne sommes plus dans le reflet de la réalité, mais dans un mirage, un succédané de société.
Les sondages ne servent donc à rien, à moins, que vous ne leurs accordiez de l'importance. Et ceux qui diffusent l'information, semblent trouver là une source inépuisable. Donc on nous abreuve.
Cet étrange tirage au sort apparaît donc défavorable à l'exactitude de notre société. Et notre démocratie souffre pourtant d'un manque d'équité. Donner la responsabilité à tous les citoyens est souhaitable, mais irréalisable. Une bonne manière de remédier à cela, serait donc un tirage au sort parmi les citoyens afin de leur confier les affaires du pays. Chacun notre tour aux affaires. Voilà la vraie démocratie. Pourtant une logique s'impose, il faut confier les tâches complexes aux hommes ou aux femmes de talent. Certes. Un bon orateur a tout intérêt à parler pour tous. Ainsi, naît-il naturellement l'élection qui n'est plus que l'avènement d'une aristocratie du pouvoir. Sans doute ne reste-t-il plus alors qu'à s'affranchir de temps à autres de ces élections, et d'autoriser par exemple, les initiatives citoyennes.
La tendance d'un pays devrait être celle de ses citoyens et non celle de ses représentants. Sondage et démocratie ont tout intérêt à s'épanouir sur le tirage au sort , donc sur l'équité. Or dans les faits il semblerait que tout le monde n'ait pas cet intérêt. A défaut, la conscience individuelle doit prévaloir sur le magma d'informations. L'esprit critique lui, n'est pas dû au hasard, c'est celui d'un bon et long apprentissage.
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Les sondages d'opinion
Les instituts de sondage français SOFRES,IFOP et CSA.
La force humaine
Par Honorgate
, le 26 Fév 2007 | Dans Vu de Face, Vues politiques |
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La politique dans le bon sens.
L'enjeu politique semble désormais s'orienter vers la gestion des problèmes sociaux. Du moins en apparence. N'entendez-vous en effet pas très vite, des voix discrètes annoncer le chiffrage des propositions politiques?
Ainsi, l'on fait des projets pour nous, les femmes et les hommes qui composons la France, et dans le même temps on ménage ceux qui se nourrissent du pays : les grands du CAC 40.
Que l'on ne me fasse pas croire que la France est un pays qui va mal, lorsque ses grandes entreprises dégagent tellement de bénéfices, qu'elles puissent reverser 13000 € à ses employés en guise de participation à ces dits bénéfices. Un exemple certes, et quid des 180 milliards d'euros qui partent dans le capital? [1]
Un pays qui peut se payer la CMU, le RMI, les ASSEDICS, et les diverses aides, qui a une infrastructure routière de premier plan, des trains qui marchent impeccablement, des logements sociaux, des crèches, des médiateurs de la république ? Autant de choses qu'on nous envie, dont nous sommes fiers à juste titre, ce pays là est en pleine chute? La bonne plaisanterie!
Pourtant des voix martèlent que la France court un grand danger. Foutaise ! Et la bonne politique n'est pas de protéger nos petites richesses. Pour quoi faire, et surtout pour combien de temps ? Régler des problèmes d'apparence c'est bien pour recueillir des voix aux élections, mais ça ne construit rien. A quoi cela peut-il servir de répondre à nos inquiétudes immédiates, qui plus est tronquées, lorsque le bon sens humain dirait qu'elles sont générées par autre chose que l'on peut améliorer? Mais surtout comprenons que la France sera d'autant plus à l'aise (ou grande selon la rhétorique choisie) que ses citoyens seront sereins.
Les voyous de la rue le sont parce qu'ils n'ont pas eu la chance d'apprendre, d'exercer leur intelligence et d'orienter leur énergie vers la construction sociale. Ils sont individualisés, et de la pire manière. Vite lâchons les dans la société, et à la grâce de qui vous voudrez !
En cela, Mme Ségolène Royal tient le bon discours, celui qu'elle exprime depuis toujours, réglons les problèmes, en offrant à tous, les mêmes chances. Non, nous ne sommes pas dans l'angélisme ou dans le culte de la société des droits de l'homme comme j'ai pu,désagréablement l'entendre. Nous sommes dans une idée globale, qui donne le bénéfice à l'homme et surtout qui l'accompagne dans une structure qu'il n'a originellement pas choisie: la société. Nos ancêtres ce sont organisés ainsi, pour nous adapter, il convient de donner à tous, les bons outils. Et un de ces outils reste l'éducation.
Alors à quoi bon parler d'insécurité, puisque celle-ci existe par défaut d'équité ? Pourquoi vouloir nettoyer, alors que cultiver suffirait ? Pourquoi parler en termes de retraits? Pourquoi ne pas voir plutôt cette idée utopique car complexe (et complexe compte tenue de ce que nous sommes) d'égalité ? Pourquoi ne pas parler d'une politique qui sera profitable à nos enfants ? Quelque chose qui fasse moins appel à nos sentiments immédiats, qui par expérience, montrent toujours un défaut de réflexion?
Le fond du problème se situe ainsi chez ceux qui prônent le culte de la valeur, de la compétition. C'est l'argumentation d'un autre temps qui n'a aucun avenir. C'est également le culte de la richesse, particulièrement lorsqu'elle est démesurément inégale. En cela il est temps maintenant de redonner le choix au peuple, le choix aux hommes humbles, ceux qui détiennent notre humanité, qui jamais ne le sera par les machines du CAC 40, représentées par une poignée de gens qui confondent bonheur et opulence. C'est gens là coulent par le poids de leurs indispensables possessions, et nous entraînent avec elles. Réagissons, Votez !
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[1] Urgence Sociale, Pierre Larrouturou. ed Ramsey, page 21. Le capital ce n'est rien. Ce n'est pas humain, c'est un système. 18 milliards c'est largement plus qu'il n'en faut pour embaucher une bonne partie des chômeurs...



