Tags: réseau
Les shadoks de l'espace
Par Honorgate
, le 19 Jun 2006 | Dans Cyber-vues |
1 réaction » |
|
Connaissez-vous Ogame ? [1]
Si vous êtes un joueur en réseau, vraisemblablement. Sinon imaginez que vous êtes dans l'espace, sur votre planète, et tel un gourou, vous devez développer technologies, défenses et flottes spatiales. Très simple donc, et tellement simple que seule une connexion internet et un fureteur y suffit, rien d'autre, pas d'installation, pas de programme. Et comment ce programme s'y prend t-il pour nous amuser ?
Grâce à des chiffres. On ajoute, on retranche, on multiplie, on mesure, on estime ...
Il ne vous reste plus qu'à gérer ressources et rapports de force avec vos voisins pour vous voir progresser dans le classement de votre univers.
C'est donc très simple, et très prenant. Si au début vos ressources sont modestes, rapidement les 5000 points passés, il faut être attentif. D'une part vos voisins plus forts que vous, c'est à dire que leurs chiffres à eux sont supérieurs à vos chiffres à vous et d'autre part, il vous faut dépenser vos ressources correctement entre vos défenses à l'achat de nouvelles technologies. Ces dernières vont vous permettre d'avoir des plus grands chiffres encore, ou plus petit lorsqu'il s'agit de temps de fabrication.
Et c'est là que tout devient shadok.[2]
Vous construisez des bâtiments, tout le monde s'en moque, mais si vous gardez trop de ressources sur votre planète ou vos colonies, cela peut faire des jaloux. Votre nouvelle flotte qui reste à quai peut faire des envieux. Un bon raid et la voilà recyclée au bénéfice de l'attaquant. Vous faites donc des défenses,vous déplacez votre flotte , bref vous dépensez vos ressources. Cela coûte cher, peu intéressant et cela prend du temps. Et comme cela coûte il vous faut donc une flotte d'attaque qui puisse transporter des ressources que vous allez chipez aux voisins, mais aussi détruire les éventuelles défenses.
La maison qui rend fou.
Rassurez-vous, vous pouvez tout de même y arriver ! A quoi, on en sait toujours rien ... Ah si, gagner des places au classement. Oui mais on comprend bien que plus on est fort, plus on a des défenses et une flotte avec des technologies qui améliorent boucliers, armes ou propulsions. Donc, les premiers seront toujours les premiers. C'est mathématique, puisqu'à priori rien n'ira contredire leurs chiffres à eux, qui sont très nettement supérieurs aux vôtres.
Ainsi, plutôt que de jouer 10 minutes par jour à gérer votre petit monde, vous voilà en train de compter vos tableaux jour et nuit. 
Comment n'importe quoi ? Ben si. Les gagnants eux, y sont 24 heures sur 24. Ils ne dorment pas, ne travaillent pas, et s'ils travaillent alors il le font en jouant à Ogame. Les étudiants qui eux ne sont pas capable d'écrire une phrase à peu près correctement vous envoient 2000 vaisseaux de bataille raser votre flotte, alors qu'ils devraient, en tout logique, travailler à leur apprentissage en vue d'examens ou concours futurs. Mais non ! Les 200 premiers sont là toujours là et bien là avec des technologies telles que rien ne leur échappe. Ainsi vous venez de "raider" une planète gavée de ressources afin d'acquérir une coûteuse technologie ou augmenter la puissance de votre défense ou flotte. Et bien le gars bien classé lui vous voit arriver les soutes pleines, et ho surprise le matin à votre lever, vous n'avez plus que quelques débris autour de votre planète ! Et comme vous êtes une personne classique, qui travaille la journée, vraiment, et s'occupe de sa famille ou de ses amis le soir, vous ne vous préoccupez de votre flotte Ogame qu'au passage en même temps que la lecture de vos courriels.
Voilà. Tout simplement shadok. Quoique vous puissiez faire, vous ne pourrez logiquement jamais gagner à ce jeu, à moins que vous n'y jouiez depuis sa création. Certes, avec beaucoup de chance vous pourrez progresser jusqu'au top 500 (il y a 11000 joueurs par univers, et 30 univers au total). Mais comme Ogame publie les statistiques des joueurs, les premiers repèrent régulièrement ceux qui montent dans le classement, surtout dans la catégorie flotte, et crac, un beau matin vers 4h pendant que vous dormez, mais lui non, vous avez une flotte titanesque qui atomise la vôtre.
Et les défenses ? Oui, montez-les, et après ? Lorsque vous n'avez plus suffisamment de ressources ? Il vous faut une flotte pour en chercher ailleurs ! Et là ...
Finalement, Ogame est très bien fait. Mais c'est un jeu de dupes. Absolument et totalement absurde dans son gameplay - des chiffres et rien que des chiffres - il est voué à un échec inévitable, car 2 sera toujours supérieur à 1, même si vous êtes le joueur le plus talentueux du monde et que vous y passiez vos journées et vos nuits. C'est donc clairement une perte de temps et un dopant hallucinogène, aussi si une de vos connaissances joue à ce jeu, rendez lui service, coupez l'alimentation de son ordi !
S'il ne comprend pas votre acharnement, tentez une autre explication. Imaginez-le dans son jardin d'herbe parfaitement coupée, des fleurs de ci de là, de beaux arbrisseaux, de beaux arbres, un soin quotidien et attentif. Puis le cyclone, et le néant. Lui, le cyclone, le jardin ... Est-ce plus parlant ainsi ?
___________________________
[1] Ogame est allemand d'origine. Son développement est international, et compte a priori plus de 100000 joueurs à travers le monde.
[2] Le lecteur jeune mais néanmoins attentif pourrait être surpris par cette référence. Je l'invite donc sur ce site pour s'y retrouver. Vous pourrez également vous inspirez des grandes devises shadocks !
Pour les fous, ou les désoeuvrés qui persisteraient à apprécier ce jeu - ce que vous pouvez tout à fait - j'ai dans mon fourre-tout de forum, quelques logiciels pratiques.
Les Tarzans des Serveurs de jeux
Par Honorgate
, le 9 Sep 2005 | Dans Cyber-vues |
Réagir » |
|
Le syndrome du cheater[1]
Si vous êtes joueurs en réseau, vous comprendrez l'objet de ce billet, sinon, oyez cette pitoyable histoire des choses pixélisées. Tricheur par nature, l'homme paye ce vice parfois fort cher. Pas sur le Net cependant, pas encore.
George de la Tour - Tricheur - Musée du Louvre
Depuis que les jeux -ici nous nous intéressons aux jeux en réseau - existent, certains sans doute en mal de quelque chose - peut-être la reconnaissance ?- se font un devoir de cheater. La plupart du temps ils utilisent des programmes tout fait, et filent sur les serveurs. Notons au passage le talent des codeurs de cheat, qui savent avec brio détourner les lignes de code du jeu. Une fois sur les serveurs, alors là, attention chaud devant. Bon ils fraguent à fond. Voilà. Nous en s'en fou, mais pas lui tel un morpho-dépendant. Et c'est ça qui pose problème.
La communauté de joueurs réagit singulièrement parfois, avec une sorte de nonchalance maladroite, avec pour principal argument qu’il ne faut pas leur donner de l’importance.
C’est je pense mal cibler le mal. Ces gens là sont compulsifs, l’objectif est une sorte de destruction, d’une part du jeu concerné et par corrélation des joueurs le pratiquant, d’autre part, eux-mêmes par cet acharnement à fraguer coûte que coûte.
La réponse est une prophylaxie de type virale. Vite et fort. Il faut frapper au cœur, en interdisant ces joueurs de se connecter sur les serveurs. Pour cela il faut s’en donner les moyens, et pourvoir les serveurs de scans anti-cheats, afin de bannir et répertorier les tricheurs dans une base mondiale. Cette base sera bien entendu reliée au système principal de protection du jeu on line.
Finalement la réponse sera surtout une conscience collective quant au désastre qu'implique cette attitude. Non, il ne faut pas leur donner de l’importance, mais bien mesurer toute la valeur d'un comportement mortifère. L’enjeu est à terme la longévité des jeux, à moins bien entendu, que les programmes de triche, ne soient élaborés par les concepteurs initiaux des jeux, stratégie efficace pour promouvoir les suites successives … On ne refait pas l’Homme !
_______________
[1] Cheat [Anglais] signifie fraude, par extension et usage on parle de cheaters comme étant des tricheurs.
Site web personnel et hacking, maison et porte blindée
Par Honorgate
, le 23 Jun 2005 | Dans Vue Excentrique |
Réagir » |
|
Cyber Sisyphe
C’est un peu devenu le jeu du chat et de la souris. Les uns créent des sites, les autres arrivent avec leur temps à perdre et leurs logiciels tout fait, pour squatter l’espace virtuel. Un jeu qui ne va pas sans rappeler du coup le mythe de Sisyphe. Quoi que l’on puisse faire sur le Net en tant que webmestre amateur, cela semble voué à un échec inéluctable.
Ce billet originellement publié en octobre 2004 dans une autre partie de mon site, faisait suite à une énième intrusion agressive sur mon portail. Depuis j'ai opté pour un autre système beaucoup plus sécurisé.
De quel genre d’échec parlons-nous ?
En effet, à bien observer la situation, créer un site prend du temps. Cela nécessite parfois, lorsque l’on veut bien faire les choses de se former un minimum. C’est donc long et un travail certain. Pourtant cela ne sert à rien. Aussi fanatique que l’on puisse être, il faut bien admettre la totale inutilité de sa création. Ce n’est certes pas l’opinion des hackers qui sont on ne peut plus fier d’avoir cassé du code, même si en réalité l’exploit n’en est pas un car ils utilisent des failles souvent archi-connues, et des programmes créés par d’autres qui eux au moins, n’ont plus de temps à perdre et travaillent depuis longtemps. Ainsi ce travail créateur souvent bénévole se voit bafoué par des gens abrutis d’actes répétés, qui ne savent pas quoi faire de leur temps inutile.


