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L'actu des zozos (1)
Par Honorgate
, le 25 Sep 2008 | Dans A Vue de Nez |
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Ouverture et premier numéro
De temps à autres, il se pourrait que deux ou trois faits d'actualités soient choisis spécialement pour leur insondable étrangeté. Vous savez, ces faits qui font que le citoyen tranquille préférera jeter sa télé et sa radio aux orties plutôt que d'écouter ou voir quoique ce soit à ce sujet. Toutefois, rien n'empêchera ce même citoyen, parce que c'est un râleur, et parce que l'occasion est trop belle, d'en disséquer la teneur par le seul support encore libre et indépendant, que voici, sous vous yeux.Allez je commence :
Il faut pouvoir dire "qui est responsable du désastre" et "que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes" (Nicolas Sarkozy, au sujet de la crise financière) source
Illustration d'origine inconnue
Heureusement que le président français est là pour remettre de l'ordre dans ce bas monde. Nous n'attendions que lui afin de bouter les ultra-libéraux hors de notre planète. Cette situation est assez cocasse surtout lorsque l'on sait que M.Sarkozy est allé dans le même temps aux USA recevoir deux prix de reconnaissance dans le temple de l'ultra-libéralisme. (Source Mediapart.fr)
Le humanitarian award par exemple, à New York le 22 septembre. Ce prix récompense " des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice ". Ainsi M.Sarkozy sera remercié " pour son action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l'Afghanistan et les pays africains ". Finalement ces militaires morts au combat, on en trouve quelque chose de bénéfique. Enfin, combat pas tout à fait, puisque le ministre de la défense française refusait cette appellation. Sans doute la réservait-il pour les poilus. Hélas personne ne lui dit qu'il n'y en a plus.
Et ce prix me pose tout de même un problème. Lorsqu'on est va-t-en-guerre, est-ce un acte humanitaire ? Ou à combien de vie estime t-on que l'on fasse de l'humanitaire ?
Bref, une fois ce prix empoché, ce sera au tour du World Statesman Award d'être récupéré. M. Sarkozy homme d'état de l'année 2008 ! Formidable ! C'est vrai que nous gaulois franchouillards, nous manquions de clairvoyance. C'est pourtant tellement évident !
Le syndrome de Stockholm
Par Honorgate
, le 9 Jan 2008 | Dans Vu de Près |
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Ou les rapports entre les journalistes français et M.Sarkosy
Un évènement récent m'a mis la puce à l'oreille. Certes, la complaisance des journalistes français à l'égard du pouvoir n'est vraiment pas quelque chose de nouveau, mais avec l'ère Sarkosy, on frôle la caricature permanente.
Tous les journalistes n'ont pas encore l'intention en France de jouer aux bons élèves respectueux de Monsieur le Maître, afin de récolter un bon point. Remarquez si ce n'était que des bons points, la gravité serait moindre. Ainsi M.Joffrin du journal Libération a t-il voulu lors d'une conférence de presse organisée par M.Sarkosy, poser une question pour une fois pas calibrée par l'Elysée (a priori), jugez par vous-même.
Ce que je retiens essentiellement, outre la grossièreté désormais légendaire du président, qui à l'inverse d'un monarque, manque singulièrement de classe, c'est la réaction des confrères du journaliste malmené. Remarquez comme ils se comportent bien : ils rient aux lançades du président. Comme de bons élèves qui veulent obtenir les faveurs du professeur.
Mais quelle honte !
C'est une honte car non seulement ils font preuve de crétinerie, mais en plus leur loyauté au corps de métier qu'ils représentent, trouve bien rapidement ses limites. Un homme, qui s'il était autre chose qu'un président, que l'on qualifierait immédiatement de grossier, met en opposition un journaliste professionnel qui ne fait que son métier, face à ses confrères qui eux semblent du coup le faire moins bien. Ils le font moins bien car leurs questions sont sans aucune espèce d'intérêt. La presse française ne saurait être le support officiel d'un culte de la personnalité, censé masquer l'inefficacité ou la dangerosité d'une politique hasardeuse, ou au moins oligarchique. Ces journalistes inscrivent là, ridiculement, leur attachement à une profession sur le déclin, et semblent se délecter d'une chute vers le pitoyable.
Je ne comprends pas comment autant de cerveaux peuvent cautionner, même si on est du même bord politique, à ce point la beaufitude. Nous n'avons là de la part du chef de l'état aucun argument logique et utile qui pourrait contredire la question certes accusatrice, mais honorable, d'un observateur attentif et critique. Car je ne sais pas si ces messieurs à la carte de presse pourtant tricolore, savent que la république appartient à tous les français, et non pas exclusivement à leurs représentants fussent-ils aux plus hautes fonctions de l'état. Nous sommes donc en droit de nous poser cette question de la personnalisation du pouvoir, et nous sommes en droit d'avoir de la part du président une réponse honnête. Nous sommes en droit également d'attendre de nos journalistes qu'il fassent preuve de clairvoyance au moins, de tempérance certainement, mais surtout d'indépendance. Lors de cette conférence de presse, il ne me semble pas trouver aucune de ces vertus.
Je suis donc atterré par la sémantique présidentielle, ça commence à être habituel, mais surtout consterné par la petitesse de nos journalistes hexagonaux, sur qui pourtant on compte un peu pour éclairer notre perception du monde, et de notre pays. La confiance modérée que j'apportais encore dans les médias, est ainsi considérablement mis à mal par ces hommes aux sourires idiots et aux rires crétins. Sans doute alors pourrait-on croire que ces hommes sont pris en otage par un président omniprésent, qui tel un ravisseur, finit par trouver dans ses otages de l'admiration.
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Syndrome de Stockholm : Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à adopter un peu ou tous les points de vue de ceux-ci.
Ce comportement paradoxal des victimes de prise d'otage, a été décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg qui lui donne ce nom syndrome de Stockholm, en relation avec un fait divers ayant eu lieu dans cette même ville.
Inversement le syndrome peut s'appliquer aux ravisseurs, qui peuvent être influencés par le point de vue de l'otage. Ce syndrome est parfois, par erreur, appelé syndrome d'Helsinki. (Wikipedia)
L'édito de Rolland Joffrin
Les figures de styles du président selon Libé.fr





