Tags: pouvoir
Collisions
Par Honorgate
, le 19 Jul 2008 | Dans Vu d'en Haut |
2 retours » |
|
De la dangereuse logique sarkozienne (suite)
L'influence décisive du président Sarkozy dans le groupe Lagardère (Paris-Match, Europe 1, Le Journal du Dimanche) est évidente, il suffit de lire ou d'écouter ces organes de presse pour être convaincu, son ami Martin Bouygues tient TF1, Etienne Mougeotte le Figaro, et Vincent Bolloré Direct 8 et l'institut de sondage CSA (entre autres). Désormais M.Sarkozy veut la tête de Franz-Olivier Giesbert directeur du Point.
Mais où s'arrêtera t-il ? Est-ce utile ? Est-ce souhaitable ? Est-ce sans importance ? Faut-il s'en moquer, ou au contraire lutter contre cela ?
Illustration RBT
La dangereuse logique sarkozienne
Par Honorgate
, le 17 Mar 2008 | Dans Vues politiques |
11 retours » |
|
Ou la rhétorique du pire
Le président de la république française a toute légitimité, car il a été élu par 53% des Français qui ont fait leur choix en toute liberté. Un choix guidé par l'impression favorable laissée par le candidat Sarkozy et les siens, par la rhétorique bien huilée des aphorismes chocs : "Travailler plus pour gagner plus", "Une France de propriétaires" par exemple. Une rhétorique qui touche juste car les sujets qu'elle exploite sont nécessaires pour la majorité des Français. Mais c'est une rhétorique racoleuse. Pour autant les besoins des citoyens sont bien réels. Du coup, cette logique sarkozienne peut-elle présenter un danger pour la société française ?
En effet, comment croire une seule seconde, que face à ces phrases soigneusement choisies pour toucher juste, nous soyons suffisamment stupides pour les oublier aussitôt l'objectif atteint : l'élection. Quel étrange droit divin que procure cette légitimité, qui permet tant d'audaces, dont celle d'ignorer l'expression populaire de tout autre vote suivant. J'en ai le droit, car je suis élu pour 5 ans. Et l'interprétation des urnes m'appartient.
Comment croire également, en des réformes qui nous toucherons tous, et qui ont le devoir d'exister car elles sont vitales. Comment donc ? Vous connaissez l'avenir? L'élection conduirait-elle à la prescience ? Et d'écouter l'autre [1] ce serait maintenant ou jamais, car nos enfants ne pourrons plus rien faire. La stratégie de la peur est donc au programme des réjouissances !
Faire peur aux Français est donc la nouvelle logique. Lorsqu'on oppose par exemple aux équipes en place les franchises médicales, on les entend s'offusquer, comment ? Vous voudriez laisser sur le chemin les malades d'Alzeimer ! Mais vous n'y pensez pas !
Ah bon. Alors afin de pouvoir sauver, très justement, des personnes âgées de cette maladie incurable pour le moment (c'est bon de le rappeler, car parler concret comme dit l'autre [2], c'est aussi dire qu'on ne connaît rien ou presque sur cette maladie), alors il faudrait sacrifier tous les autres dans ce pays ? Car les franchises médicales, cela signifie quoi concrètement pour la majorité des Français ? Cela signifie que l'on va moins bien se soigner. C'est tout simple. Lorsque le prix de l'essence monte, on roule moins. Si se soigner coûte de plus en plus cher, on regarde à la dépense. C'est exactement ce qu'il se passe du reste pour les contrôles sanitaires à la frontière. Jadis, c'est à dire avant que ne soient aux commandes des gens qui ne voient et ne comprennent que des chiffres, les immigrants étaient vaccinés automatiquement. Comme cela coûte cher, on l'a supprimé, et maintenant on constate dans certains quartiers de Paris des épizooties de maladies que l'on croyait éradiquées dans notre pays.
Ainsi, en sus de la logique de la peur, la logique sarkozienne applique la stratégie du paravent. Afin de réaliser des économies, et donc un bilan acceptable au bout de cinq ans, on exhibe la maladie d'Alzeimer pour masquer tout le reste. De telle sorte qu'un contradicteur se trouvera systématiquement face à l'argument massue : vous ne voulez pas que l'on vienne à bout de la maladie d'Alzeimer ?! [3]
C'est donc une bonne méthode pour imposer des mesures qui ne profitent qu'à un petit nombre de citoyens, mais qui vous assure une légitimité de réformateur.
Fou de pouvoir
Par Honorgate
, le 6 Sep 2006 | Dans Vu de Près |
Réagir » |
|
Les présidentielles approchent. Et on les entend. Ces fous. De M.Sarkozy qui ne cache pas sa volonté de briller plutôt que d'être dans l'indifférence, à M.Jospin qui joue au chat et à la souris (jeu entretenu principalement par les journalistes), je me dis que ces gens là ne sont peut être pas les dignes représentants, non pas de l'état politique, mais de l'état ataraxique.
La quiétude serait-elle une vertu de vie qui leur serait étrangère ? Car comment comprendre un homme ou une femme, qui à ce point désire accèder au pouvoir, qui est somme toute bien relatif. S'exposer volontairement aux médias, à la critique, aux risques, aux responsabilités écrasantes, finalement être dans un mode de vie démentiel est-ce dans l'ordre des choses ?
Je ne le pense pas. Si du moins, on considère qu'à ce niveau, cela soit réellement un exercice périlleux. Peut-être n'est-ce finalement qu'un jeu ?
La raison d'état me direz-vous. Certes. Mais initialement point. Surtout une ambition démesurée. Pure folie que de vouloir marquer l'histoire. De son vivant pourquoi ne pas s'en délecter, autre folie, mais une fois mort ...
Il n'est pas incongru de penser se voir attribuer un épithète moins prestigieux que le Grand ou le Magnifique, ou bien celui bien inhumain de Conquérant. Alors ? Comment concevoir que ces gens là recherchent l'inconfort du sacrifice (s'il existe vraiment) de soi ?
Exporter sa morale, son éthique ou même son point de vue pourrait pourtant sembler généreux. Mais nous savons bien que nous ne sommes pas des sains. En tant qu'homme, cette volonté est exagérée. Et ce d'autant plus que l'on peut s'occuper bien plus des affaires de l'état que de sa propre famille, quant aux proches, les gouvernants auraient ils accès à l'expansion temporelle ? Confusion des priorités alors ? Peut-être pas. Car afin que ma famille soit sereine, j'ai besoin d'hommes qui gouvernent et qui le fasse bien. L'idéal serait alors d'accèder à la gouvernance non plus par ambition, mais simplement par devoir, d'être élu sans être candidat.
Finalement lorsque l'on écoute un candidat tel que M.Sarkozy, le premier réflexe serait de douter. Douter de l'intégrité en tant qu'homme d'un individu qui fera tout pour poser sa personne sur le devant d'une scène, quittes à masquer tous les autres derrière. Il y a là un paradoxe n'en déplaise à certains, entre cette volonté de conquête, et l'intention de servir un pays.





