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Internet c'est le diable en personne
Par Honorgate
, le 20 Jun 2008 | Dans Cyber-vues |
10 retours » |
Du projet de loi sur la riposte graduée d'internet
Le diable en personne, telle pourrait être la phrase définitive après la lecture du projet de loi français sur le problème internet. Car vous l'ignorez peut-être, mais il y a un problème.
Ceux qui auparavant se gavaient de richesses en nous vendant plusieurs fois sous différentes formes du bruit, pleurent, car le consommateur ne se fait plus avoir et trouve dans la diversité, de quoi satisfaire ses envies, sans céder au diktat des majors.
Bref, ceux qui ne font pas de business avec la culture média, ont justement pensé qu'il fallait dénoncer l'égarement du gouvernement dans ce domaine. Le site NonFiction.fr lance à ce propos une campagne. Je vous livre ici in extenso le texte de leur appel "d’intellectuels, d’auteurs, d’artistes et d’internautes contre la riposte graduée".Photo d'origine inconnue
Et ce n'est pas uniquement parce que cela me fait moins de boulot, c'est aussi parce que leur texte vaut bien une signature!
Pourquoi vais-je cesser certains achats culturels
Par Honorgate
, le 30 Jan 2008 | Dans Vu de Près |
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Une autre forme de dicature
Le chef de l'état Français a eu l'idée de confier la rédaction d'un rapport sur la lutte contre le cyber-piratage à un PDG, en l'occurrence Denis Olivennes de la FNAC. Pourquoi pas, cet homme semblait idéalement connaitre les tenants et les aboutissants du dossier. Pourtant cet homme, pour ceux qui l'ignoraient, fait du business. Et son rapport préconise une lutte. Lutte et business, je trouve que cela s'accorde assez mal.
Prétendre que le piratage nuit à la créativité artistique est un trompe l'oeil honteux. Mon argumentaire s'arrêtera au simple constat qu'un artiste touche à peine 16% [1] des bénéfices engendrés par la vente des disques. Ainsi si un distributeur ou un producteur veut sauvegarder la créativité, plutôt que de vendre de plus en plus cher au public des choses de moins en moins bonnes, autant réduire les marges de bénéfice et distribuer davantage aux artistes de talents. Fonder ses revenus, en tant que producteur, sur des compilations bruyantes, ce n'est pas s'intéresser à la créativité, c'est aimer le rendement, ce qui me semble bien éloigné de l'idée culturelle.
Si l'on poursuit le décorticage du business de la "culture" comme ils aiment appeler ces bruits sur leurs disques, et ces cris dans leurs livres, comment ne pas se souvenir que nous avions déjà une bonne discothèque à la maison sous format vinyle qu'il a fallu pour beaucoup d'entre nous, recréer sous un nouveau format numérique. Nous avons donc tous acheté au moins deux fois les mêmes choses, puisque le format standard avait évolué.
Cette évolution se poursuit. On a bien tenté de nous dire que nos CD étaient finalement pas si formidable que ça, et que les nouveaux supports seraient bien plus performants, quitte à tout acheter encore une fois. Dans ce délire mercantile, les majors n'avaient pourtant pas prévus l'émergence des formats numériques devenus libres grâce à la démocratisation des moyens informatiques ainsi que des moyens de transmission de données. Le mp3 fit alors la chique au mini-disc, puis au super- CD. Mais cette infiltration des moyens libres dans un domaine soigneusement gardé sous copyrights, n'a jamais été accepté. Au point que les majors dédaignèrent obstinément tout protocole de partage légal de fichiers audio-visuels. Le téléchargement de la musique devenait ainsi structurellement illégal sous forme de P2P. Les majors conscients de leur fourvoiement, mais persuadés de leur main-mise sur le numérique, eurent alors l'idée géniale de demander aux politiques de taxer tous les supports vierges.
Ce fut fait. Quelque soit la destination de ces supports, nous payons, tous, des royalties à la SACEM. Tous les produits du commerce voient ainsi leur prix d'achat augmenter d'autant, pour le plus grand profit de la SACEM qui redistribue, un peu, aux artistes que nous ne connaissons pas voire que nous n'apprécions pas. Finalement, nous avons trouvé en France, le seul impôt au monde sur la culture, et ce quelque soit vos revenus. Vous qui êtes étudiant ou chômeur, payez cet impôt, combien même vous n'ayez que vos photos sur ces supports.
Ah c'est ça le Net ?
Par Honorgate
, le 15 Déc 2004 | Dans Vu de Près |
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Vers la fin des sangsues de la toile ?
La guerre contre le téléchargement à outrance, via p2p, est une réalité. Elle sonne le glas des profiteurs irréfléchis en tout genre.
Messieurs, mesdames, vous allez enfin découvrir à quoi peut servir réellement le Net. Vous allez comprendre que la vache à lait ne donne plus. Un pc et un réseau ne se résument en effet plus à un clic de souris et j'ai plein de trucs gratuits, qui coûtent normalement chers, pour mon plaisir.
Mais peu importe finalement. Grâce à ses radars de l'autoroute de l'information, les internautes inexistants, vont lever le doigt de la souris, et libérer de la ressource. Peut-être trouvera t-on alors à télécharger des créations, authentiquement libres, que leurs auteurs auront plaisir à partager.
Ainsi, cette guerre contre ceux qui adorent les buffets campagnards gratuits, ceux pour lesquels on mange sans faim, puisque c'est gratuit, (voir un petit dossier sur ce forum), va révéler peut-être toute l'étendue des possibilités qu'offre internet. Ah c'est sûr, ils n'auront pas le temps. C'est beaucoup plus rapide de laisser les autres mettre un contenu sur le Net, et de se servir d'un clic de souris.
Et ce Net là n'a rien d'indispensable. Flûte alors, ils vont devoir regarder moins de film, écouter moins de musique, ou alors augmenter le budget correspondant.
Pourtant le mal est profond,car ce comportement parasitaire est à tous les niveaux. Paradoxe s'il en est, car tout internaute ne peut créer pour autruis, au risque de présenter le Net non plus comme une plateforme d'échange, mais une simple vitrine égocentrique. Ainsi heureusement qu'ils sont là nos chers parasites.
Mais c'est tellement agaçant parfois, surtout lorsqu'ils sont exigeants. Ces parasites blessent. Tout leur est dû sans doute ? C'est tellement pratique, en virtuel on ne perçoit plus les mêmes choses. Tiens et si je coupais l'alimentation de mes pc ?
Les comportements étranges (2)
Par Honorgate
, le 3 Nov 2004 | Dans Vu de Près |
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Le téléchargeur acharné
Il arrive un moment où il faut savoir s’arrêter et comprendre les choses. Certes je téléchargeais moi aussi. Je ne le fais plus. Et finalement ceux qui passent toute leur bande passante là dedans m’agacent, à force.
J’en conviens aisément tout est trop cher, et certains donnent un prix à des choses qui ne le méritent pas. La musique notamment. La grande majorité des albums qui sortent sont mauvais. Voire très mauvais. Hormis un ou deux titres sans doute. Donc on n’achète pas. On télécharge. Passe encore. Surtout que 20€ pour un titre que l’on écoutera quatre fois, c’est un peu cher.
Ces films qui ont déjà fait leurs bénéfices lors des sorties en salle, et les droits d’exploitations télévisuels payés. Sans parler des royalties que vous payez à la SACEM avec chaque support numérique enregistrable. Certes tout ceci à une légitimité que l’on peut contester.
Mais ces jeux qui réclament beaucoup de travail aux concepteurs. Avez-vous déjà assisté à l’élaboration d’un grand jeu ? C’est long et pénible. Et ces gens là il faut bien les payer. Non ? Pourquoi prendraient-ils du temps et du talent pour que vous puissiez vous amuser sans sortir un centime, sans participer en quoi que ce soit, sans effort ? Le pire c’est que vous exigez que ce jeu soit bon. Et vous en vous gênez pas pour critiquer l’œuvre en utilisant des qualificatifs peu subtils par dessus le marché. Cela vous viendrait-il à l’idée que le jeu puisse être amélioré s’il rencontre du succès et que les développeurs gagnent leur pain avec ça ?
Ce qui me dérange finalement ce n’est pas tant le fait de ne pouvoir tout acheter. C’est certain le budget loisir n’est pas extensible à l’infini. Ce qui me dérange et m’agace au plus haut point c’est cette habitude de profiter de tout sans apporter sa contribution. Je prends tout ce que je peux et je ne créé rien. C’est du parasitisme ça, voyez-vous. Vivre et jouir de la vie aux dépends des autres. Moi, ça me pose un problème.




