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Les crétins et la retraite
Par Honorgate
, le 11 Oct 2007 | Dans Vu de Près |
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Lobotomisation tout azimut
L'heure est à l'équilibre des retraites. Alors s'il faut sans doute regarder un peu ce vieux cahier oublié, et corriger quelques phrases hors du temps, d'autres se lancent dans la crétinerie systématique.
Lorsque je lu l'article Le régime très spécial des militaires [1] du site Politique.net, j'ai bien failli m'étrangler avec mon café.
Certes l'esprit critique c'est bien. Mais à force de patauger dedans et de faire des bulles avec ses impressions, on fini par dire n'importe quoi, pire, en ne le faisant pas volontairement.
La retraite et sa réforme c'est la tarte à la crème des analyses, des blogs et des articles du Canard Enchainé. Le blog Politique.net n'y échappe pas, et avec cet article, signe la quintessence de l'irréflexion.
Si les militaires ont un régime de retraite non pas spécial, mais adapté, c'est que le législateur a prévu initialement de traiter convenablement les femmes et les hommes qui œuvrent pour la nation, et non à leur intérêt propre. Le tribut de ce travail ne se quantifie ainsi pas par la montée des actions boursières du ministère de la défense, mais par le nombre de personnels morts en mission. Le registre est tout autre, vous en conviendrez.
Comparer ensuite la SNCF avec les militaires, c'est se complaire dans l'esprit crétin qui anime manifestement cet article. Un militaire n'a pas d'horaire. Il travaille de son actif autant d'heures que l'exige sa mission. Souvent, très souvent, si l'on ramenait la solde à un taux horaire, nous serions très en dessous du SMIC. Ce n'est pas le cas, je pense, de nos amis les cheminots.
Cependant loin de moi l'idée de comparer des corps de métiers, qui ont tous leurs spécificités. Mais oser affirmer qu'un militaire devrait cotiser autant de temps qu'un autre, c'est parier sur son invulnérabilité, sa longévité au moins, et sur le fait que la mission s'achèvera après 8 heures quotidiennes, et surtout ne s'engagera ni un dimanche, ni un jour férié, pas plus chers payés. Absolument ridicule.
L'état demande toujours beaucoup à ses militaires, et c'est bien ainsi qu'il entend les récompenser par un système de retraite adapté. Parler d'avantages où il n'y a que compensations, est là encore réducteur, ou tout simplement imbécile.
Alors brandir l'argument fallacieux du partage des efforts est définitivement hors de propos, sans quoi si leurs vies valent tellement la votre, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Un second aspect étonnant des discussions sur les retraites, est que je n'ai jamais lu - mes lectures ne sont pas non plus universelles, que cotiser plus et gagner moins en retraite soit une mauvaise chose. Pourtant moi qui ne suis pas économiste, je pense que cela pose un problème majeur : moins de retraite et plus de cotisation, nuient à la consommation. Notre système est en effet fondé exclusivement et sottement, sur la croissance et la consommation. Si les actifs mettent leur pouvoir d'achat dans les retraites complémentaires, qui va consommer? A part manger et avoir un toit, tout le reste, je le rappelle, n'est que du luxe. Et votre croissance, comment comptez-vous la stimuler ? Allez-vous attendre que toute la génération sacrifiée sur l'autel de la réforme à tout prix sans clairvoyance, ait achevé de cotiser pour sa retraite pour enfin consommer ? J'en doute.
Alors ?
Alors réfléchissez ! Ou bien prenez votre retraite. Ce serait un beau titre de chanson du reste : la retraite des crétins.
De grâce, pensez que la société de demain devrait être autre chose que le refuge des automates, des hommes standardisés qui réfutent la différence surtout si elle viendrait à manquer pour soi. Enfin songez que l'effort des citoyens, ce n'est pas le sacrifice des laborieux, pour le paradis des nantis (bis repetita).
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[1] Extrait : "La réforme des régimes spéciaux visent [dans le texte] principalement les cheminots de la SNCF et de la RATP qui bénéficient de certains avantages par rapport aux autres salariés : départ en retraite à 55 voire 50 ans, 37,5 années de cotisation, calcul de la pension de retraite sur les meilleures années de salaire, etc. Mais on oublie une autre catégorie de la population dite "privilégiée", ce sont les militaires. Pour des raisons politiques et électorales, le gouvernement ne compte pas réformer ce régime très spécial. Pourtant, les militaires bénéficient de conditions avantageuses qui feraient pâlir d'envie les cheminots. Revue de détail."
Quel dommage l'exposé fait sur ces détails. Quelle malhonnêté intellectuelle. Moi j'appelle ça de la manipulation, par qui on ne sait pas, puisque l'article n'est pas signé. Et dire qu'on ne peut même pas laisser un commentaire sur leur site que je retire immédiatement de mes signets.
Sarko l'enchanteur
Par Honorgate
, le 9 Sep 2007 | Dans A Vue de Nez, Vues politiques |
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De l'hypnose sarkosienne

2007 sera peut-être l'année de la révolution politique en France. Ne pensez pas que j'ai pu d'un coup de baguette magique, me rallier à la logique présidentielle. Non, simplement l'observation absolument quotidienne de l'hyponose sarkosienne, m'impose ce constat très simple : exit la politique grisâtre et langoureuse, ennuyeuse, et vive la politique moderne enchanteresse à laquelle tout le monde adhère, sans même savoir pourquoi!
Monsieur le président est sur tous les fronts : diplomatie mondiale, diplomatie européenne, diplomatie avec les voyous, éducation en France, MEDEF, justice, stades, Tour de France ... en fait partout où il y a un micro et une caméra qui traine. Et nous qui regardons la télé une fois de temps en temps, ou tous les jours, nous ne voyons l'actu qu'à travers les gestes et paroles de notre président. Il fait donc plein de choses, puisqu'il bouge autant, puisqu'il parle autant, puisqu'il prétend autant. Et c'est ça tout le génie ! Car le paroxysme de cette stratégie, c'est qu'au bout du compte nous sommes bluffés et persuadés que le président et son gouvernement œuvrent pour nous, et surtout pour chacun de nous. Nous voilà sous hypnose. Et l'occasion est belle pour donner la définition d'un nouveau vocable français :
Hypnose sarkosienne : (Entré au Petit Larousse 2010). Méthode moderne politique qui consiste a parler quotidiennement au peuple en leur disant que le gouvernement fait beaucoup pour eux, sans pour autant se soucier de la faisabilité, ni du cout financier et humain pour obtenir d'hypothétiques résultats. Cette méthode nouvelle a été inventée par un chef d'état français en 2007 : Nicolas Sarkozy.
Pourtant la réalité impose également un constat moins cocasse. Cette politique sème l'inégalité. Pourquoi en effet vouloir punir les mineurs, les fous, plutôt que les chefs d'entreprises ? Etrange langage républicain que celui qui consiste à dire ce que les uns veulent entendre, puis annoncer l'inverse aux autres qui voulaient entendre différemment. Pourquoi également écrire une si imposante lettre à tous les professeurs, alors que dans le même temps on annonce la suppression de nombre de postes. Or l'éducation réclame sans doute beaucoup d'innovations, mais moins de profs, ce n'est pas certain. Enfin, quid des annonces de kermesse d'une éducation revisitée ? Avec quels moyens humain et financier ? Dans quels objectifs ? Pourquoi lire une lettre de Guy Moquet en réduisant les programmes d'histoire? Quelle logique dans cela? Pourquoi combattre les acquis de Fourmies et ceux de mai 68, histoire et faits fondateurs de notre société et s'attarder sur un épisode mineur de la guerre en la lettre de Moquet? Etranges choix. Les conséquences sont immédiates, on remet en cause le droit de grève, et l'homme qui trop heureux de constater qu'enfin, personne n'ira l'empêcher de travailler ce jour de grève, sera bien malheureux lorsqu'il sera confronté à des difficultés dans son corps de métier, et qu'il ne pourra plus rien défendre.
La logique de l'enchanteur a vite ses limites. Le mal qu'elle engendre peut être profond et durable. Ce qui m'inquiète c'est combien de temps cette hypnose pourra avoir de l'effet sur mes concitoyens? Combien de temps faudra t-il pour qu'on comprenne qu'on ne peut pardonner tous les affronts des hommes du business, et ne rien pardonner à des enfants ou à des fous, sans engendrer une forme de violence sociale sans précédent et totalement inconnue en Europe ?
La période estivale incite à la paresse. Je renoue donc avec le succès dès à présent - je plaisante bien entendu - mais il est vrai que parfois il faille se jeter à l'eau pour apprécier la nage ![]()
Phalanges grévistes contre milices du travail ?
Par Honorgate
, le 28 Jul 2007 | Dans Vu de Face, Vues politiques |
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Ce mois de juillet, qui en est un malgré un tour de France sous cathéters, est le théâtre d'un débat bien français : pour ou contre le service minimum. Car chez nous, on se pose encore la question, malgré notre histoire. Ces enfants morts sous les balles de l'état lors des manifestations de Fourmies seraient donc un vain sacrifice ?
Permettez-moi pour l'occasion d'utiliser une coupure de forum, les vacances que voulez-vous !
Le principe du service minimum, c'est une restriction du droit de grève. J'admets (eh oui) que ce droit soit restreint voire annulé en cas de force majeure cad quand l'élément vital est en jeu. Ca concerne les hopitaux et l'armée par exemple...
Mais les transports en commun ne me semble pas etre un élément vital. Important, c'est sur. Mais vital, non. On ne meurt pas d'une absence de bus. On est très ennuyé.
La proposition de service minimum dans les transports fait peser la responsabilité du conflit social sur les seuls salariés. Les patrons n'ont jamais tort. Seuls les employés sont pénibles et "irréalistes". Hors, pour qu'il y ait dialogue social, il faut qu'il y ait deux parties en présence. Que les deux acceptent la discussion. Il vaut mieux donc améliorer le dialogue social, mettre en place des systèmes de prévention des conflits, avoir une politique sociale juste et équitable.
Exactement. Car comment concilier celui qui fait grève (et qui n'est pas payé - déjà qu'il touche peu en salaire plein, donc la grève, le gars, il ne la fait pas pour vous contrarier dans votre petite vie - ) et celui qui ne la fait pas ?
Vous aller mettre des milices anti-grévistes, et des phalanges grévistes les unes en face des autres ?
Et celui qui fait grève, quelle chance aura t-il de rester dans l'entreprise, alors que son vertueux camarade aura décider, pour deux sous de plus, d'aller travailler pendant que les patrons se frottent les mains ?
Je suis très curieux de voir comment la très grande majorité des français va se faire bien escroquer sous couvert de la tranquillité, du droit au travail, de la sécurité, du gagner plus et de je ne sais pas quoi d'autre...
Lorsque l'on parcours un peu les forums du Premier Ministre, et constatez comme moi à quel point les gens ne réfléchissent qu'à travers des slogans de lessive en poudre. Les combats du passé, pour lesquels des gens sont morts, et des enfants, afin que le travail ne soit pas le purgatoire des modestes pour le paradis des nantis, sont déjà oubliés, balayés par cette certitude qu'une vie d'automate vaut mieux qu'une vie de tempérance.
C'est à vous dégoûter de l'espèce humaine. Mais heureusement que quelques uns gardent l'esprit clair.
Et la ministre du budget de citer Confucius : "Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.", devant l'assemblée nationale, devant les représentants des français - qui tous travaillent comme ils l'entendent bien entendu. C'est dommage qu'elle n'ait pas eu l'idée de citer également du même homme : "le travail est à l'homme ce que la cage est au tigre"!
Toujours dans ce débat, la tentation est forte de taxer l'autre de responsable. Vous savez, c'est ce principe nauséabond, qui consiste à élever une catégorie au statut de bouc émissaire. C'est la faute de ... lorsque ce ne sont pas les étrangers, il faut chercher ailleurs. Ainsi ai-je pu lire dans les forums du Premier Ministre :
Ce sont juste les faits qui montrent que quand on demande aux francais des efforts, ce sont toujours les salariés du prive qui trinquent et ensuite on a toujours un conflit social pour appliquer les memes reformes dans le public. [...] Un peu de solidarite de la part du secteur public vers les travailleurs du privé, en adoptant un service minimum, pour une fois ca ferait du bien.
J’adore lorsqu’on tente de résoudre un problème en montrant du doigt un corps de métier ou une catégorie sociale. Quel bien étrange réflexe. A part créer de la haine ou de la peur (ce qui revient au même), je ne vois pas trop comment cela pourrait faire avancer quoique ce soit.
Surtout lorsqu’on navigue dans le mythe.
Car tout de même, je vous rappelle que les fonctionnaires oeuvrent pour les autres, que leur rénumération est inférieure, largement, à l’équivalent dans le privé, que pour certains corps de métier dont leur caisse de retraite est bénéficiaire, ces derniers du coup cotisent pour le privé (mais ça on l’oublie), que l’entrée dans la fonction publique est ouverte à tous sur concours - la réciproque n’est pas vraie.
Il est bon aussi de raconter que certains fonctionnaires n’ont pas vu leur salaire réévalué depuis 20 ans, qu’ils n’ont pas tous le droit de grève, et que certains sont corvéables à merci. Malgré les 35 heures.
Ainsi, il est bon d’être prudent dans sa haine de l’autre. Car souvent, on ignore l’essentiel des paramètres. Sans compter qu’humainement, dire que ce qui m’arrive c’est de la faute des autres, est pitoyable.
C’est toujours pitoyable, car qu’est ce qu’à l’autre qui puisse vous manquer ? Si vous pensez ainsi, c’est que vous estimez qu’il vous manque ce que votre voisin a. Pensez-vous vraiment que de mettre "les autres" au placard, va notablement améliorer votre vie ? Et si c’était le cas, pensez-vous vraiment que cela soit juste ?
Quant au droit de grève, des hommes sont morts afin que votre quotidien professionnel soit assez confortable. Les grèves n’ont pas d’autre but que d’améliorer un environnement professionnel, qui sert certes, les intérêts immédiats, mais aussi à venir. C’est comme cela que l’on construit une société qui progresse, et non sous le régime de la spoliation au profit des plus forts.
Une affaire de goût
Par Honorgate
, le 31 Mar 2005 | Dans Vue Excentrique |
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Imaginez-vous en train de chevaucher dans Paris. Fatalement, puisque la nature est bien faite, à un moment ou à un autre, votre fier destrier va expulser du corps son superflu d'alimentation.
Vous aurez donc un crottin. Derrière et en dessous de vous je précise.
Là un quidam va vous interpeller:
« Vous vous rendez compte, on verbalise les propriétaires de chiens, et vos chevaux font bien pareil ! »

Vous pourriez alors lui répondre à ce râleur patenté, que le crottin de cheval ne sent pas aussi mauvais que les déjections canines, faites-en l'expérience. Que ce crottin pourrait servir d'engrais à ses géraniums, que c'est écologique et donc dans l'air du temps. Enfin vous ternminez la leçon de chose en précisant qu'après une pluie, il n'en reste plus rien.Bref, n'allez pas comparez de si dissemblables productions que diable, songez à la noblesse de l'animal !
Les comportements étranges (5)
Par Honorgate
, le 10 Fév 2005 | Dans Vu de Près |
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Un fléau qui perdure : l'élitisme
Refuge pour certains corps de métiers, système traditionnel de fonctionnement pour bon nombre d'entre nous.
L'élitisme est une des principales procédures de réduction du libre arbitre utilisée par les sectes.
Pourtant nous connaissons tous autour de nous des personnes qui usent de ce comportement sans modération.
Cela fait même partie intégrante de leur caractère, ils nous imposent leur illusions, et nous de ne signifier rien ou presque pour eux.
C'est un véritable fléau, qui fait le creuset de comportements absurdes, dont le principal est de considérer son prochain comme étant inférieur. Si on considère de plus la durée de vie limitée d'un homme, on perçoit toute l'absurdité du dédain que ne manquent pas d'offrir les élites. Car une fois morts, cela devient quoi ?
Mais ce qui est encore plus dramatique, c'est que ces gens, sous le couvert de ce comportement ont pu commettre les pires horreurs, quitte à passer maître dans la mauvaise foi ou le mensonge. De l'élitisme à l’épuration il n'y a qu'un pas, qui n'aurait jamais du être franchi.
Songez également à côté de quoi nous pouvons passer en nous drapant dans nos certitudes. L’élitiste n’existe pas en lui-même, il n’est que parce qu’un autre réputé inférieur à lui existe. C’est la signification qu’il impose à l’autre qui fait de lui un être soi-disant différent.
L'élitisme est définitivement un comportement préhistorique. C'est une domination triviale qui n'a pour seul avantage que de faire l'économie de la réflexion en tous cas de l’humilité.
L'avenir est au partage, à l'intelligence partagée. Il est inconcevable pour un esprit sain de prétendre vivre et profiter des autres à leurs dépends, en tous cas en s'estimant d'un droit supérieur.
L'entretien de ce comportement prend des ressources, et c'est parfois ce qui manque dans leur ardeur au travail. Un travail attentif, construit, efficace et pérenne est un travail qui ne fait abstraction de rien et surtout pas d'un homme. Se mirer dans son élitisme met à mal cette notion constructive du travail.
Alors vous qui vous croyez investis d'une mission divine. Regardez vous attentivement dans une glace, et demandez-vous si vous valez vraiment cette peine. Qu'avez-vous fait aujourd'hui pour votre prochain ? Et si aucune réponse ne vous vient à l'esprit, devenez un instant zoologue, et appréciez le comportement parasitaire de certaines formes de vie, dans lequel vous pourriez bien vous reconnaître.
Coup de grisou sur les 35 heures.
Par Honorgate
, le 1 Fév 2005 | Dans Vu de Près |
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Faut travailler ! Et plus encore, car ça coûte moins cher.
Manifestement cela a toujours défrisé les comptables d'abandonner les mines de charbon. Sommes nous allé trop vite vers une réduction de la labeur?
Ben oui, sinon pourquoi travailler plus ? Ce n'est pas pour vous faire gagner plus d'argent. Non, car tout le monde n'est pas consultant dans une société d'audit. Ni commercial tenu par des résultats.
Il fut un temps où l'on travaillait 85 heures. Ça ne choquait personne car les temps étaient rudes. Et cela limitait nos efforts d'adaptations. L'homme se pliait aux exigences de la rude vie.
On a tenté à un moment donné de considérer cela sous un autre angle. Mais là, les comptables, dont leur sang n'est composé que de paillettes d'or et leurs yeux de diamants, ont estimés que cela était une hérésie. Voire.
Sans doute pour une PME, dont le patron ne toucherait pas 1000 fois le salaire de ses ouvriers, cela n'était pas sans énormes problèmes. Je ne nie pas qu’une loi trop rigide ne laisse pas suffisamment d’alternatives aux patrons.
Oui, mais l'idée n'était pas dans la gestion du porte monnaie. Bien davantage dans la gestion de notre mode de vie. Un concept, une sorte d’idéal à atteindre, au fil des générations.
N'est-ce pas étrange que de vouloir sacrifier sur l'autel de la rentabilité, un mode de vie orienté vers l'épanouissement plutôt que vers le labeur ?
Et pourquoi ne pas choisir son rythme de travail ? Pourquoi ne pas imposer un minimum acceptable, tiens aller 35 heures par exemple, histoire de calmer les hyènes de l'économie.
C'est ce qu'ils nous disent aujourd'hui. Travaillerons plus ceux qui veulent gagner plus.
Ah ? Comme ça, à chaque changement de couleur politique on s’amuse au yoyo ?
C'est drôle, mais j'ai beau faire, plus je travaille, et moins je vois des chiffres s'ajouter sur ma feuille de salaire. C'est relatif certes, mais suis-je le seul en France dans ce cas ?
Certes non puisque j'ai au moins 100000 collègues. Qui eux aussi, ont beau faire, ça ne change rien. Et jouer au yoyo n’a jamais aidé personne au quotidien.
Non mais, ils se foutent vraiment de nous. Ah non, pardon, nous ne percevons pas tous les tenants et les aboutissants (ils adorent cette phrase).
Le commerce ou la vie ?
Par Honorgate
, le 17 Nov 2004 | Dans Vu de Près |
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Les médiocres du petit écran.
Est-il besoin de prouver encore une fois que d'une part la télé est lamentable et que d'autre part les hommes qui la façonnent bien davantage ?
Ce n’est pas possible. France 2. Une heure de grande écoute. Imaginez deux choses, un logo visible sur un sac à dos, et un homme au sol, mourant, qui d’un seul coup voit son sang jaillir de partout suite à un impact de balle.
Vision insoutenable. Mais laquelle ? Celle du logo que les rédacteurs de France 2 vont masquer, ou cet homme perdant la vie devant nous de manière brutale ?
Magnifique ce choix des décideurs de France 2, celui du fric plutôt que celui de la vie. Vous préférez messieurs, que je ne pourrais voir sans vous mépriser, respecter vos finances plutôt que la vie d’un homme et la sensibilité de vos spectateurs !
Mais qui êtes-vous ? Des robots, des hommes lobotomisés ? Quoi donc ? Et vous osez encore adresser la parole à vos congénères ? Ce n’est pas possible, vous êtes perdus. Vous ne percevez plus l’essentiel de l’accessoire. Dramatique, effrayant mais surtout rageant.
Car non seulement vous faites l’apologie de la violence sous un fallacieux prétexte d’information en nous montrant ces soldats américains, mais vous confirmez votre tendance sadique à nous apprendre que le business prime sur l’homme.


