Tags: liberté
De l'opportunité des commentaires sur le Net
Par Honorgate
, le 16 Sep 2008 | Dans Cyber-vues |
7 retours » |
L'espace libre d'accès est-il en danger ?
Depuis quelques années, le grand challenge sur le Net est de publier un papier qui génère un nombre certain de commentaires. Et si ces commentaires pouvaient être écrits par des personnalités ou des experts, alors c'est le jack pot assuré. Tout internaute responsable qui se sent concerné et qui a quelque chose à dire, est tenté de laisser à un moment ou un autre un commentaire. Pourtant, à l'usage, il semble que l'on ne peut que constater notre présence dans une sorte de temple de l'inutilité. Illustration de Carioca
Toute la question est alors de définir ce qui peut être utile ou non. L'internaute un peu candide comme moi, espérait, et le souhaite toujours, que le Net fût un vecteur exceptionnel de partage du savoir, ou de simple divertissement. Ainsi, nous pensons que le fait de laisser un commentaire après un article de presse ou un papier de blog, doit être quelque chose de construit et d'un petit peu agréable à lire. Soit on félicite, soit on objecte, soit on apporte des éléments supplémentaires utiles à la réflexion. Voilà l'idée initiale que nous nous faisons de cet outil.
La contrepartie de cette activité est bien entendu l'aspect technique favorable, avoir accès facilement au réseau, mais aussi savoir taper rapidement et aisément sur un clavier - et donc ceux qui ne le savent pas n'en demeurent pas moins intéressants, mais nous ne le saurons jamais. C'est aussi avoir le temps de faire deux choses essentielles : lire correctement le document et avoir le temps d'écrire et d'élaborer sa réponse, avec si possible les références nécessaires. Je ne vous cache pas qu'en disant cela, on retire de facto l'immense majorité des internautes. Car il est une chose certaine, c'est que le temps est incompressible.
Laboratoire expérimental des consciences
Par Honorgate
, le 21 Fév 2008 | Dans Vu de Près |
2 retours » |
A propos de la proposition de Mr Sarkozy sur la mémoire de la Shoah.
La république n’a pas à décider pour nous ce que nos enfants doivent avoir comme tourments. La république ne dicte pas à mes enfants quelle conscience ils doivent avoir à tel moment dans leur trop courte existence.
L’avenir ne se construit pas sur un contrôle étatisé de l’esprit critique et de la connaissance.
Je pense que les errements et les erreurs de nos ancêtres ne peuvent en aucune autre manière que la simple et claire connaissance d’une histoire, influer sur le comportement quotidien des yeux innocents, et le développement intellectuel de mes enfants. Charge à nous, parents, de leur donner les clés de la connaissance et de la découverte du monde, bien loin de toute complaisance lobbyiste.
En se sens, ce n’est pas un chef d’état provisoire, qui pourrait transformer autant leurs perceptions, et du coup notre vision souveraine du monde que nous laisserons à nos enfants, qui lorsque le temps viendra, transmettront dans une idée de progrès à leurs descendants.
Cette volonté est totalitaire, dé-responsabilisante, dangereuse enfin.
Elle est dangereuse car le libre arbitre ne vaudrait alors pas plus que le sentiment spontané d’un homme pressé, fût-il chef d’état, dont les propres tourments ou croyances, sont modulés en fonction de l’intérêt d’une communauté à laquelle il s’adresse. La complaisance de ces lobbyings sur un homme qui recherche l’affectif, ne saurait dominer ma liberté d’instruire mes propres enfants selon mes conceptions, même s’ils doivent également connaître et développer une histoire commune qui de toutes manières ne leur appartient pas.
Monsieur le président de la république, qu’il me soit permis, humblement, de vous rappeler que vous avez été élu - cependant sans moi, afin d’ œuvrer pour la gloire des couleurs de la France et le bien de ses citoyens, et non pour le contrôle de nos consciences. Je n’ose imaginer ce que vous pensiez faire de l’innocence de nos enfants, qui pourraient tout à fait, lutter contre la folie des hommes sans vous.
Pour ma part je m’insurge intégralement contre la tendance actuelle qui consiste à nous inculquer ce que nous devons croire, espérer ou connaître.
La république a mis bien longtemps pour acquérir ces libertés qu’elle nous propose actuellement. Je ne pense pas que quiconque puisse d’un coup d’émotion, transformer ou anéantir cela. En tous cas je dis sans détours, que mes enfants ne seront pas l’instrument d’une quelconque doctrine. Et si, finalement mes enfants qui regardaient les toons colorés à la télévision devaient regarder, dans le même temps, la mort des innocents générée par des fous sur un tableau, alors je pense que mes enfants quitteront l’école à ce moment là. L’école laïque républicaine est certes obligatoire. Ce n’est en revanche pas le cas d’un laboratoire expérimental des consciences.
Enfin demain, ce sera quoi au menu de l’apprentissage ?
Si vous pensez que la proposition de M.Sarkozy sur la méthode d’acquisition de la mémoire de notre histoire, et de la Shoah en particulier, n’est pas une bonne chose, vous pouvez contribuer à l’appel du Nouvel Obs contre la proposition Sarkozy.





