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Le délit d' outrage
Par Honorgate
, le 27 Oct 2008 | Dans Vu de Face |
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La police et les citoyens en France

Sans hésitations, je pense qu'il faut contrôler en permanence les forces de l'ordre dans notre république démocratique. En effet, la force doit toujours rester sous contrôle, ne pas nuire aux plus faibles, et si l'on peut raisonnablement avoir confiance dans les institutions républicaines, il est sage de se méfier des hommes qui les servent.
Dans notre démocratie, la police est donc en permanence sous un mandat citoyen. Ainsi, la diversité d'opinion ou de culture doit être respectée et protégée. On ne pourra donc pas m'accuser de rêver d'un état policier dans lequel on ne peut rien dire. Assurément on constate actuellement en France quelques dérives inquiétantes. Le traitement de la justice laisse également songeur. Pourtant je pense que l'arsenal juridique qui existe pour protéger les uniformes, plus que l'individu qui le revêt, ne devrait pas trop être remis en cause, en tous cas pas de la manière que l'on peut lire ces derniers temps sur le Net.
(Photo d'origine inconnue)
Le délit d'outrage [1] est donc actuellement au centre de quelques débats. Étrangement, ou heureusement, ce combat est mené par des personnes qui ont eu quelques accrochages avec les forces de l'ordre. Le problème est qu'alors on ne sait plus très bien si la cause sert la vexation, ou une hypothétique avancée sociale.
Je ne crois pas qu'il soit opportun d'opposer systématiquement l'homme policier et le quidam civil de la rue. De la même manière je ne crois pas qu'il soit juste de montrer du doigt un corps de métier dont l'unique objectif est d'être au service des autres. Pourquoi en effet ce métier plus qu'un autre, et plus que d'autres qui n'ont pour objectif que de vider votre portefeuille ? Par exemple.
L'abominable justice des neiges
Par Honorgate
, le 30 Jan 2006 | Dans Vu de Face |
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La France est un beau pays, dans lequel mieux vaut parfois ne pas se frotter à sa justice. L'actualité nous montre en effet, l'incroyable pouvoir de nuisance, et le peu d'humanité de notre système juridique.
Les acquittés d'Outreau, n'en doutons pas, ne feront pas date dans l'histoire des bouleversements de notre justice républicaine. Les dès sont jetés puisque le consortium ou devrais-je dire la mafia des juges français, s'est déjà prononcée contre ce procédé, qu'ils jugent être leurs seules prérogatives. Comprenez, ça n'a pas de valeur puisqu'ils ne le disent pas, eux.
Demain, d'autres personnes subiront un sort à peu près équivalent. Et si le juge rend « justice les mains tremblantes »[1] c'est davantage parce qu'il perd son humanité, qu'il n'aide ses concitoyens.
Malheureusement l'obstination n'a rien à voir avec cette impression, j'aurais préféré, mais l'expérience m'impose un doute. Un insoutenable doute.
Par trois fois, des proches ont eu affaire avec cette justice, rendue à coups de haches. Par trois fois, des gens ont été condamnés, sans jamais avoir été entendu, ni même convoqués. Décision unilatérale, tranchante, irrémédiable de justice, rendue dans l'obscure machine judiciaire. Condamnations d'un mari chargé par l'avocate de son ex-femme (malgré l'évidence des torts partagés – mais pas pour le juge, alors que cette logique s'imposait à tout observateur réel et quotidien) , ou encore condamnation d'un gérant de société de payer une facture qu'il n'a jamais émise - somme prélevée d'autorité sur son compte bancaire, enfin, insulte faite dans un tribunal sur une tierce personne par l'avocat de la partie plaignante, qu'il décréta anormale voire sadique, histoire de charger le dossier. Dans ces trois cas, jamais, le condamné n'a pu se défendre ni même être entendu. Jamais. C'est au moins deux fois de trop. Quel est cet empressement à rendre justice, à couper les têtes?
« Heureusement qu'ils ne savent plus où est rangée la guillotine ... » Voilà ce qu'un condamné a pu me répondre.
Nous avons un problème dans ce pays. Parfois la justice est efficace, parfois elle déraille. C'est sans doute inévitable, mais ce qui est inqualifiable, c'est un pouvoir sans égal partagé par un corps de métier, qui trop souvent doit agir vite parce qu'il est submergé, parce que surtout, un crédit personnel existe. Mais ce ne sont que des hommes, et rien que des hommes, avec leurs tourments. Alors,qu'ont-ils de plus pour connaître de pareilles prérogatives?
Que faire? Car si justice est rendue par un collège de juges, est-il possible de prendre des décisions qui s'imposent de toutes manières. Si le législateur ne peut plus compter sur la toute et absolue bonne foi d'un juge, pourrait-il s'en remettre à une pléthore d'avis?
Nous devons comprendre ce droit républicain pourtant, et non celui d'un homme qui en a acquit l'usufruit. Un saint inquisiteur.
Ce qui semble indispensable finalement, c'est qu'au moins il soit possible de se défendre, et que jamais, une décision de justice ne soit rendue sans un débat contradictoire pendant lequel on écoute la personne, en tant qu' égal. Un homme tout comme le juge – qui n'est plus un yéti du coup.
N'est-ce pas ce qui est prévu ?
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[1] Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation (Le Monde du 6 janvier 2005)
La place du juge d'instruction selon ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) - Version "civile (Le Particulier)"
Faut-il supprimer le juge d'instruction ?(Libération)





