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Menace imminente ?
Par Honorgate
, le 9 Déc 2008 | Dans Vu de Près |
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Argent, travail et moral en berne.
A l'instar de la Grèce, doit-on craindre une embrasement de la rue, en France ?
Cette question n'est peut-être pas absurde ou mal venue aujourd'hui, alors que nous savons bien qu'en Europe, malgré la sacro sainte main-mise des techniciens de Bruxelles, un cailloux quelque part dans l'engrenage de la machine peut déstabiliser tout l'édifice.
(Illustration de Carioca)
En l'occurrence l'étude même sommaire des évènements grecs, nous apprend qu'il ne faut pas beaucoup pour que la rue se révolte. Si l'on en croit les journaux officiels, ce ne sont que des anarchistes qui sèment le trouble. Si l'on écoute en revanche les témoins directs ou les observateurs neutres, a priori, qui sont sur place, ce serait l'accumulation des cadeaux fiscaux aux banques et patrons, pendant que la plèbe se serre la ceinture, qui exacerberaient la tension sociale. Que ce soit l'exacte vérité ou non, on ne peut nier que le pouvoir grec soit quelque peu sur les nerfs. La promptitude à envoyer la force face aux étudiants montre tout de même, la crainte des officiels qu'un incident puisse dégénérer rapidement.
Il n'y a jamais, lorsque la rue s'exprime violemment, une absence de cause. En Grèce ou en France, les données sont sensiblement les mêmes. En France on a promis à la valetaille plus de revenus, plus de travail, plus de maison, un tas de choses en plus pour vous, et moins pour moi afin que vous puissiez récolter tout ce qui traîne. Ainsi tout ce que je n'aurais plus, car c'était indu, vous l'aurez puisque le gouvernement veille à ce que l'inégalité ne soit qu'en votre faveur. Bel exploit n'est-ce pas ? Et si vous en doutiez, seront jetés en pâture quelques corps de métiers, professeurs, fonctionnaires, ou autres financiers qui auront osé faire sombrer le pays dans "une crise sans précédent".
Le fracas des lâches
Par Honorgate
, le 12 Jun 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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Entendez vous les ambassadeurs du non référendaire ?
Tiens, vous non plus. Pourtant ils étaient enflammés il y a peu de temps pour nous matraquer des tas d'avis, ou plutôt des tas de non. Alors quels sont les plans ? Où sont vos certitudes ? Mais en avez vous au moins, vous électeurs peureux derrière votre isoloir ?
Les démocraties modernes apprécient peu le référendum. Et c'est une sage décision. Par le passé, le peuple souverain, n'a pas toujours fait le bon choix. Ont été élus les pires régimes.
En tous cas, en France, nous ne sommes pas prêt de le revoir ce mode d'expression abracadabrant. Illogique dans tout son état. Car on ne répond pas à la question posée, c'est tellement humain.
C'est tellement humain également d'avoir les idées courtes. Car où se situe l'honnêteté en prétendant à partir des urnes, clâmer un besoin citoyen impérieux ?
Nous avons pourtant des élus de proximité. Nous pouvons, et devons, interpeller nos députés, qui à leur tour interpelleront le gouvernement (ils sont payés pour cela, incroyable non ?). Car au regard des revendications récentes, nous devrions avoir des tas de choses à dire !
Et bien non. C'est tellement plus facile de le faire en glissant un petit papier dans une urne, lors d'une quelconque occasion. Plutôt que de profiter de la démocratie, nous préférons râler à chaque élection, crier à nous époumoner, à la façon comptoir de café toutefois, avec pour conséquence d'étranges résultats. Du coup, nous raffolons nous français, de cohabitations, de premiers tours présidentielles improbables avec des fachistes, d'un référendum calamiteux, d'alternances délirantes et j'en passe.
Pendant ce temps, nous ignorons le nom de notre député, de notre sénateur, du président de conseil général, et certainement même de notre maire. Un comble ! Et quelle prétention !
Pensons nous vraiment être un acteur essentiel de notre pays, pour s'imaginer voter tel un sénateur romain ? Avons nous vraiment toute la connaissance nécessaire pour assumer pour un long moment, nos enfants nous remercierons lorsque nous serons dans notre tombe, nos inconstants actes citoyens ?
Et en attendant, histoire d'assumer, que faisons nous de notre refus européen ? - ah j'entends déjà les plaisantins pro-européens qui ont voté non, mais qui pensaient pour le bien de tous -
Où sont les alternatives. Entendez vous comme moi ce silence ?
Ce qu'il y a de bien dans ce blog, c'est que je pourrais le ressortir régulièrement pendant au moins 10 ans, sans qu'il ne perde une ride ...
Ben Lapin qu'as tu fait ?
Par Honorgate
, le 29 Mai 2005 | Dans Vu de Près, A Vue de Nez |
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Ben tant pis. Le Grand Guignol continue ...
(Ceci fait le pendant de cet article)
Suivez le lapin !
Par Honorgate
, le 26 Mai 2005 | Dans Vu de Près, A Vue de Nez |
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Ultime requête pour un OUI, une image vaut mieux qu'un long discours. Désormais alea jecta est. Suivez le lapin !
Un prix Nobel pour la Constitution
Par Honorgate
, le 21 Mai 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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Nous sommes le nouveau jury d'une littérature d'excellence
Nous avons maintenant assez de recul pour constater que les partisans du non (c'est un hasard) ce sont auto proclamés juges Nobel d'un nouveau genre.
Le texte sur la constitution aura été un écrit pour lequel les limites de l'excellence ont été surpassées. D'un coup d'un seul, des muets de tout poil (personne n'avait crié aussi fort lors des multiples traités européens du passé), se sont découvert des talents insoupçonnés. La sémantique, le verbe, n'ont aucun secret pour eux.
Le problème c'est qu'à chercher la faille, le mot qui ne convient pas, voire le superlatif malheureux, ils en oublient le sens général.
Aussi ai-je pu voir des critiques sévères, ces juges là n'hésitant pas à qualifier les auteurs de la constitution d'incubateurs fascistes (sic), sur des textes annexes de la constitution. L'acte final par exemple.
Cette lecture attentive, mais imprécise, de ces lignes, amène les juges, à mélanger joyeusement, les exceptions nationales, avec un conduite européenne. Certes dans cet acte final, mais comme ailleurs dans le traité, il y a quelques idées étonnantes. Mais pour qui prend la peine, et surtout le recul de considérer cela comme étant simplement des rustines de contentement pour des constitutions nationales, on comprend que l'avenir de l'europe ne se joue pas là. Et cela concerne tout aussi peu notre propre avenir, puisque ces lignes reprennent des textes déjà votés et appliqués.
Et oui, l'art est difficile. Nous ne sommes pas tous prêt à décerner de facto un prix Nobel au traité. Le niveau d'exigence qui nous lui demandons dépasse sans doute notre célérité et en tous cas n'importe quel autre ouvrage, fût-il fondateur d'un courant de pensée. Oserai-je rappeler que ce traité n'est pas candidat au prix Nobel d'excellence ?
Toujours est-il qui les nihilistes nostalgiques de mai 68 devraient être davantage humble dans leurs exigences. Car à force, ils en arrivent à perdre toute honnêteté. Le plus triste restera qu'à aucun moment un débat contradictoire n'a pu être fructueux, à quelques exceptions près.
De toutes manières, ils pourront s'exprimer à loisir le 29 mai de cette année, et je les attends également en 2007 (présidentielles française), car à les écouter, ils ont toutes les solutions. Mais ce sera un autre jeu, car il faudra sortir du confort de la salle de délibération de l'excellence, souvent leur écran d'ordinateur, pour plonger dans l'arène, et soutenir les étranges thèses de la perfection face aux constats de leurs exigences.
Non, non, non et non.
Par Honorgate
, le 29 Avr 2005 | Dans Vue Excentrique |
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Non.
Non c'est non. Facile ça non. Pas besoin de peser le pour et le contre. C'est non. Inutile d'y réfléchir, voir si par hasard ce n'est pas si mal. Non. C'est non. Point. Et cesser de m'ennuyer avec ça.
A force, c'est fatiguant les gens qui disent toujours non. Non ça fait bien de toutes manières. Style, mon idée est indépendante, je prends un autre chemin que celui balisé, et comme c'est mon non à moi, c'est mûrement réfléchi, et c'est THE solution à tous nos problèmes. Oui sauf que désormais tout le monde dit non.
J'abuse ? Ben alors pourquoi revendiquer tant un non. C'est négatif un non. Ça n'avance pas. C'est inélégant, dégradant même.
Et si on augmentait votre salaire ? Pardon ?
(Y'a des liens sous certains "non")
Un 30 mai après un "Non"
Par Honorgate
, le 24 Avr 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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Chronique d'un désastre annoncé.
Forts des réunions alter-mondialistes, et armés de leurs lance-flammes, les partisans du non à la future constitution européenne, pourraient connaître leur jour tant espéré. Un certain 30 mai. Ramassons ensemble la mise.
Nous irons donc voir nos patrons, nous défenseurs d'une europe sociale, ce que prévoit en toute lettre la constitution, et ardents opposants à une europe de marché (il nous aura fallu du temps pour nous rendre compte que le traité de 1957 prévoyait un marché commun, et jusqu'à maintenant, cela ne choquait personne).
Nous lui demanderons donc ce qu'il prévoit pour nous désormais, puisque les masses de gauches ont pris l'avantage en France. Que va t-il vous répondre ? Rien bien entendu. Car à moins d'être souverainiste, ce non choisi, signifie tout à fait autre chose qu'une opinion de gauche.
Nous demanderons ensuite à nos élus de régler de facto tous les problèmes sociaux et pratiques pour lesquels l'europe bien entendu, est responsable. Tiens, pourquoi cela ne change rien ? Et tant que nous y sommes nous allons retirer le budget de la PAC. Ben oui, près de 60% de ce budget est pour les agriculteurs tricolores, qui bien entendu, ont voté eux aussi non. Non à l'europe.
Car ne croyez pas un seul instant que dans votre délire d'une nouvelle europe, et non celle qui est proposée, nous allons d'un coup de référendum, résoudre toutes nos misères. A chercher une radicalité gauchiste (pourquoi pas), nous arrivons dans une impasse.
Cette impasse est à mon sens pire que cela, c'est celle d'une certaine idée de démocratie. Vous, pas moi, qui votez non, prenez avec aisance ce droit d'expression populaire en otage. Fort de vos convictions vous décidez, que cette expression est un excellent moyen de faire table rase. Sauf qu'en histoire, ce n'est pas un procédé utilisé, le seul en la matière consiste à faire la guerre (révolutionnaire ou non).
Reste qu'à un moment ou à un autre, il est utile de proposer des alternatives, et si on oublie que cela fait 50 ans que cela aurait pu être fait, où sont-elles ?
Vous, avec votre non, avez donc la grande prétention d'un coup, de tout remplacer, tout renégocier à commencer par notre gouvernement, voire l'expression de la politique, et pourquoi pas le physique même de nos élus.
D'un scrutin vous allez réussir l'exploit d'enterrer définitivement la consultation référendaire, une europe forgée depuis un demi siècle, un comportement politique français, et un mal être social qui contenterait n'importe quel autre pays.
Votre colère est sans doute légitime, mais d'une part, en êtes vous absolument certain, et d'autre part, pensez-vous franchement pouvoir la résorber de cette manière ?





