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Foutoir médiatique, liberté immédiate
Par Honorgate
, le 3 Jul 2008 | Dans Vu de Près |
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Notre liberté quotidienne devient symbolique.
Mme Bétancourt - car c'est de cela qu'il s'agit, dès sa libération par des militaires colombiens, a remercié le peuple de Colombie, les dirigeants colombiens, et le tout sur les télévisions colombiennes, en espagnol.
A priori, les tracas des français ne se retrouvent pas là.
Au delà de l'évidente humanité que l'on peut avoir dans ces moments là, je suis stupéfait de l'exploitation de cet évènement, car je ne le comprends pas. Souffrez alors que j' expose sommairement une vision un tout petit peu différente du fracas médiatique que cela a généré. Illustration Karem Beyit
Ne sommes nous pas dans le mode de la pensée unique ? En effet, on vous classe l'émotion dans des petites cases toutes prêtes. Cela ne serait-il pas bien pratique afin de masquer les réels problèmes de tous les français ?
Bétancourt c'est le truc qui permet d'éviter de parler de tout le reste. Du pain béni pour la presse qui n'ose plus poser les bonnes questions à ceux qui ont la charge du pays.
Bétancourt est tout de même bien une affaire colombienne, qui ne manque pas d'intérêt. Et c'est pour cela que je gage que l'icône qui naît de ce cirque ne soit qu'un feu de paille qui n'aurait pas d'autre objectif que l'injection d'opium dans le pathos populaire.
Ce n'est pas comme si notre société était dans un état de grâce contemplative. On est loin de l'apaisement, les problèmes sont légions, et je ne crois pas que cela cesse de sitôt.
Le choix du roi
Par Honorgate
, le 13 Fév 2008 | Dans Vu de Près |
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Notions de perceptions relatives
Je profite assez rarement ici de l’actualité. Pourtant je ne peux m’empêcher de rebondir sur un phénomène actuel : le saut des perceptions dans le temps et dans l’espace, selon votre confort social. Pour cela je me fonde sur une réaction du président de la Société Générale, qui n’a honte de rien.[1]
A chaque crise, la Société générale en est ressortie plus forte.
Daniel Bouton
Facile pour une banque de dire une ânerie pareille. Quand bien même cela soit vrai, cette faculté propre aux nantis d’imaginer un scénario pareil, montre qu’ils occultent une bonne partie de la réalité. D’une part c’est nous qui payons pour cette étrange force supplémentaire, d’autre part, ils dépensent de l’argent qui ne leur appartient pas, et enfin, l’état se porte garant - ce qui rejoins le premier point, de leurs actifs.
Quel est le risque là dedans ? En quoi une crise générée par un dysfonctionnement interne pourrait dans ce cas rendre plus fort quiconque d’honnête ou lucide ?
Que voulez-vous, ils pensent que le monde ne leur fait pas de cadeaux, et eux s’offrent le monde tous les matins au petit-déjeuner, en guise de bonus de fin de mois.
Car ces gens qui brassent autant d’argent créent eux même un système qui les nourrit. Mais puisque malgré tout il existe une logique, ce système génère sa propre croissance, sur le dos des populations américaines et européennes, pauvres ou modestes, mais aussi sur le dos des pays en voie de développement. Ou comment créer un déficit commercial pour une croissance auto-alimentée.
Vous allez me dire, pourquoi dis-tu ça alors que tu n’y connais rien à la finance ? C’est certain, mais je constate, et n’importe qui peut le faire, que chaque année, 9% de la richesse ainsi créé part dans le capital. C’est à dire autant qui ne vont pas dans les salaires. Ainsi, des gens travaillent plus tous les ans, en gagnant moins, pour enrichir davantage ceux qui le sont déjà. Et je regrette, mais nul besoin d’être passé par Harvard pour comprendre cela. Il ne faut simplement pas être dupe. [2]
Nous pourrions prendre ce problème du bon côté, et dire que finalement ce n’est pas dramatique, car de toutes manières l’économie se porte bien du coup. Sauf qu’en l’occurrence l’économie ne va pas bien, puisqu’elle lutte contre ce qui fait son essence même, l’accès à la consommation pour tous, et de plus en plus. Si l’argent des bénéfices part dans le capital plutôt que dans les salaires, qui au bout du compte, consomme plus tous les ans ? Nous arrivons bien à un paradoxe, qui révèle les prémices d’une catastrophe. Prémices quantifiables pourtant, puisqu’au Etats-Unis, cela a coûté déjà 100 milliards de dollars aux contribuables, et qu’en France, pour le moment, nous savons que cela va coûter au moins 5 milliards d’euros. Et ce n’est que la partie immergée de l’iceberg.
Pendant ce temps, 15% des français se demandent de quoi leur lendemain va être fait, du haut de leurs 800€ mensuels. Et nos politiques d’affirmer qu’ils ne peuvent rien faire ! Les banquiers semblent avoir beaucoup moins de problèmes, ou de scrupules. La santé de l’économie et donc notre quiétude, passeraient-elles donc par autant d’argent perdu, qui aurait pourtant pu servir à tellement de familles en France ?
[1] In Le Monde du 12 fév 2008
[2]
Un article du Monde Diplomatique sur le partage des richesses du monde.
Un article dans La Tribune, qui montre que 3 dirigeants sur 4 des entreprises du CAC40 ont eu entre 2006 et 2007, 40% d’augmentation de salaire. Cette augmentation considérable propulse les rémunérations des patrons français à des niveaux jamais atteints, et place la France en tête en Europe. Pendant ce temps, notre président déclare qu’il ne peut rien faire pour notre pouvoir d’achat.
Les voeux pavloviens
Par Honorgate
, le 3 Jan 2005 | Dans Vu de Près |
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Meilleurs vœux
Comme si on espérait que le ciel nous entende. A moins que ce soit une habille manière pour se libérer de tout effort pour l’année ?
La catastrophe naturelle en Asie a renforcé mon impression d’inutilité de certains mots. En tous cas l’usage inapproprié devient flagrant. A l’hostilité naturelle de notre planète nous ne pouvons opposer que notre humilité. A quoi bon ajouter cette pincée d’indignation dans nos vœux de cette année ? C’est fondamentalement inutile et irréfléchi en la circonstance.
Rendons nous compte qu’il ne tient qu’à nous pour rendre cette année belle à nos prochains, voire à nous-même. La parole lancée par mimétisme d’un vœu pour nos proches ne suffit pas à nous donner bonne conscience pour un an, et d’oublier dès la fin de la semaine les efforts que nous devrons tous, à un moment donné ou à un autre, faire pour les autres.
Finalement souhaiter la bonne année fini par être une expression grotesque de lâcheté. Car vu le nombre de fois où nous n’avons pas manqué de souhaiter la bonne année, cela ferait longtemps que nous n’aurions plus de soucis. Certes c’est un peu caricatural, mais est-ce si candide ?
Alors je ne sais pas vous, mais je tâche et ce n’est pas chose facile, d’accommoder mes vœux distillés, d’actions quotidiennes en harmonie.
Le sexe despote
Par Honorgate
, le 6 Déc 2004 | Dans Vu de Près |
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Observations éthnologiques d'êtres sexués.
Des circonstances inévitables dans mon activité actuelle, me conduisent à observer des comportements pour le moins étranges de personnes en conflit avec leur libido.
Cela n’arrange évidement pas ma misanthropie. Mais voir ces actes réguliers d’une recherche de sexualité qui convienne, mais qui semble peu orthodoxe, est une source de dégoût.
Comprenons-nous bien, je ne prêche pas la sexualité du Vatican. Loin de là. Mais simplement la dignité de soi. Pardonnez-moi, mais il me semble qu’on ne peut pas tout faire, et qu’il arrive un moment où il faut être honnête. On ne peut pas être jeune marié et copuler au milieu de la nature avec un travesti et un homme. Pire, s’exhiber devant des enfants en étant un « bon père de famille ».
Certes ils sont davantage à plaindre qu’à blâmer. Oui sans aucun doute. Mais pourquoi diable se laissent-ils gouverner par leur sexualité. Comment peut-on en toute intégrité, se résumer à une pulsion sexuelle. Il y a tant de choses à faire avant d’en arriver là. Il faut voir leur désespoir lorsqu’ils sont mis devant le fait accompli. A la fois cette arrogance et cette perdition. Un conflit profond, les idées s’entrechoquent, se confrontent, s’annihilent. C'est cela que l'on perçoit dans leur regard.
Décidément la dictature du sexe qui s’exprime par la pornographie, par des situations abracadabrantes, malheureuses voire dramatiques, m’incite à m’interroger sur notre condition d’êtres sexués. N’est il pas tentant de croire que notre société transforme cet acte naturel et simple en un magma de contradictions et de souffrance ?
L'esprit sportif
Par Honorgate
, le 16 Nov 2004 | Dans Vu de Près |
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Reconsidérer l'esprit sportif
Je regrette mais je ne fais pas partie de ceux qui encensent l'esprit de compétition. Je pense de fait qu'il est antagoniste aux progrès de l'esprit humain. Pour illustrer mon propos, je vous livre une parabole.
Un groupe d'hommes et de femmes le groupe ALPHA décident de jouer ensemble à un jeu.
Afin d'organiser la partie, des règles du jeu sont dictées, et un arbitre, l'initiateur du jeu, et mis en place.
Tout le monde décide de jouer, ainsi les règles sont acceptées.
La partie commence, le jeu est plaisant.
Un autre groupe d'hommes et de femmes, le groupe BRAVO, ailleurs, décident eux-aussi de jouer à ce jeu. Cependant, ils décident, par manque d'expérience ou par une volonté de liberté absolue, de ne pas instaurer de règles du jeu.
La partie commence, le jeu est plaisant.
Quelques personnes se joignent au groupe ALPHA, leur acceuil est naturel, ils s'intègrent bien dans la partie.
D'autres personnes rejoigent également le groupe BRAVO, leur adaptation est immédiate puisqu'il n'y a pas de règles.
Rapidement le jeu prend une forme inattendue. Tous persistent à jouer, car après tout il n'y a pas de raison.
Des éléments extérieurs viennent perturber le jeu, des éléments incontrôlés, mais il n'en est pas question puisque de toutes manières, ici on est libre.
Ces éléments sont finalement subversifs, et la tendance du jeu tend à briser la notion de groupe pourtant nécessaire à la cohérence du jeu.
Le consensus se fait donc naturellement vers l'arrêt du jeu.
Dans le groupe ALPHA, une même tendance survient. Mais là les règles sont claires. Il y a une mise sur la touche, afin de conserver la cohérence du jeu. Cette mise sur la touche est acceptée, car c'est dans l'esprit du jeu, c'est l'esprit sportif. Un peu de droiture après tout permet aux autres joueurs de poursuivre leur plaisir. Ceux-ci néanmoins réfléchissent aux origines du débordement, sans que le jeu ne s'en trouve affecté.
Le joueur mis sur la touche retrouve naturellement sa place après le temps nécessaire afin que je jeu retrouve son rythme idéal.
(à suivre)
L'esprit sportif ...
... ça vous dit quelque chose ?
Les comportements étranges (3)
Par Honorgate
, le 4 Nov 2004 | Dans Vu de Près |
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Le chasseur
Le plus étrange des humains. J’ai beau retourner l’idée de la chasse dans tous les sens je n’arrive pas à trouver un seul argument qui ne soit pas contre.
Voici un être qui pour subvenir à ses besoins vitaux, le frigo plein et sa cave remplie de grands crus, part en Range Rover, habillé par Ketner et chaussé de Paraboots, en forêt avec son dernier fusil décoré à la main, numéroté, acheté une petite fortune.
Bon si vous voulez, je vous en donne un autre. Voici donc un être qui pour subvenir à ses besoins vitaux, et ceux de ses proches, le frigo plein et sa cave remplie de grands crus, part en voiture tout-terrain avec son loden vert et son vieux fusil qui a déjà exterminé bon nombre de bêtes à poils ou à plumes, faire un tour en forêt.
Et ça tombe bien cette balade, car sinon il n’aurait pas su quoi faire de sa journée. Et puis un peu de domination sur une bestiole qui jamais ne répondra quoi que ce soit, c’est bon pour le moral, ça change tellement du travail et de la maison ! Belle occasion encore pour retrouver ses copains pour une bonne partie de promenade. Au moins cela ne va pas torturer mon esprit avec des questions et des problématiques existentielles. Là au moins, c’est clair, ça bouge, on tire et c’est mort. On ne peut pas faire plus simple. Ça change tellement du quotidien.
Et puis c’est ainsi dans la famille. On est tous chasseurs. Pourquoi ? Comment pourquoi ? Quelle question, ça bouge, on tire, c’est mort et on est content ! Voilà tout ! C’est la tradition !
Et puis pour une fois que j’exprime quelque chose. Je suis l’espèce dominante, et moi vivant pouvant tuer, je signifie quelque chose. C’est tellement simple. Et si un ours en voie d’extinction passe par là, tant pis. C’est le jeu. Jouer pendant que mes enfants sont à la maison. Ils n’ont pas besoin de moi de toutes manières. Arroser d’hémoglobine la souche des arbres c’est tellement plus authentique.
J’ai beau faire des efforts. La motivation des chasseurs est pour moi un mystère. Mais c’est pire en fait. Ils expriment un résumé des valeurs détestables de l’homme : violence, égocentrisme, absurdité. Celle de nous faire croire que c’est un sport, un moyen de réguler la faune ou je ne sais quelle foutaise. Quant à ce chasseur qui tire à quelques dizaines de mètres de cette femme avec son landau, non ce n’est pas une exception, c’est une régression.
L'acte passionnel
Par Honorgate
, le 30 Oct 2004 | Dans Vu de Près |
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Certains voient en dans l’aboutissement passionnel un acte vertueux. Je penche plutôt pour l’idée d’un facteur limitant.
Comment imaginer en effet que sa vie ne puisse se satisfaire que d’une seule chose. Aussi aboutie soit cette occupation, d’ordre professionnelle ou privée, les ressources qu’elle monopolise impliquent nécessairement des sacrifices.
Ils ne sont pas toujours flagrants. Parfois cela devient obsessionnel, et l’entourage en subit toutes les conséquences. Ces sacrifices ne sont quantifiables qu’au bout du compte. Combien d’opportunités ont-elles échappées à notre attention ? Peut-on réellement être fier de n’avoir abordé qu’un seul domaine ? Ce confinement à la résolution d’un intérêt particulier, accepte aisément d’être taxé d’acte égocentrique. Je n’œuvre que pour moi, pour mon seul plaisir. Pire encore, je tente de faire partager cette passion à chaque occasion, quitte à monopoliser des conversations entières. Cette déraison, provoque un comportement à peine supportable d’une personne conquérante dans son idée, ce qu’elle éprouve passionnément n’accepte aucun répit, aucune critique ni même aucune comparaison.
Finalement cette passion l’isole, lui interdit d’autres perceptions, et neutralise toute idée de progrès. Seule l’intelligence dédiée à cette occupation reste perméable aux remises en question, laissant choir tout espoir de progrès ailleurs.
C’est certes un cas d’école. Un peu extrême et sans doute peu répandu. Mais voilà l’occasion de réhabiliter ceux qui touchent à tout. Les assoiffés de la découverte, les curieux, et finalement ceux qui auront perçu que toutes les richesses de monde ne nous appartiennent pas, mais sont un patrimoine à partager.


