Tags: démocratie
Le sort du sondage et celui de la démocratie
Par Honorgate
, le 22 Mar 2007 | Dans A Vue de Nez |
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Bien entendu, les sondages j'en ai assez. Mais lorsque je vois l'évolution d'un candidat sur les courbes des opinions, je me dis que tiens, c'est vrai, pourquoi pas, ou alors, non certainement pas, je vais lutter contre ça.
Ainsi, d'une tendance générale, a priori en tous cas, je peux voir mon opinion varier quelque peu, ou en tous cas s'orienter. Que celui qui n'a jamais senti l'influence des courbes me jette la pierre! Et si l'on vous posait une question lors d'un sondage, que diriez-vous?
On nous dit que ce n'est qu'une tendance, et que de toutes manières, elle est corrigée afin de représenter la société du moment. D'autres prétendent qu'ils sont tronqués. Les mathématiciens affirment que c'est statistiquement juste. Quant à moi je prétends que c'est trompeur.
Je me contente d'observer deux ou trois choses. D'une part on nous donne bien les chiffres des résultats (c'est bien ce qu'on attend), du nombre de personnes interrogées (là c'est en tout petit en bas), mais jamais le nombre de personnes qui refusent cette interrogation. Pourtant cela me semble important. Refuser de répondre à une question marque une position claire! Et cette opinion réelle, ne ressort pas. En France, on ne nous donne pas le pourcentage de refus. Ainsi l'échantillon représentatif, est celui de ceux qui veulent bien répondre au sondage. Quid des autres ?
D'autre part, les instituts persistent à interroger par téléphone. Par téléphone fixe. Or vous constatez comme moi, que beaucoup de jeunes (et d'autres) n'ont plus que le téléphone portable. Donc non seulement on exclut ceux qui ne veulent pas être sondés, on rejette ceux qui n'ont pas le téléphone fixe. Cela commence à faire beaucoup de personnes qui n'entrent pas dans ce fameux échantillon représentatif! Je vous vois arriver avec vos équations correctives. Oui, mais à force, nous ne sommes plus dans le reflet de la réalité, mais dans un mirage, un succédané de société.
Les sondages ne servent donc à rien, à moins, que vous ne leurs accordiez de l'importance. Et ceux qui diffusent l'information, semblent trouver là une source inépuisable. Donc on nous abreuve.
Cet étrange tirage au sort apparaît donc défavorable à l'exactitude de notre société. Et notre démocratie souffre pourtant d'un manque d'équité. Donner la responsabilité à tous les citoyens est souhaitable, mais irréalisable. Une bonne manière de remédier à cela, serait donc un tirage au sort parmi les citoyens afin de leur confier les affaires du pays. Chacun notre tour aux affaires. Voilà la vraie démocratie. Pourtant une logique s'impose, il faut confier les tâches complexes aux hommes ou aux femmes de talent. Certes. Un bon orateur a tout intérêt à parler pour tous. Ainsi, naît-il naturellement l'élection qui n'est plus que l'avènement d'une aristocratie du pouvoir. Sans doute ne reste-t-il plus alors qu'à s'affranchir de temps à autres de ces élections, et d'autoriser par exemple, les initiatives citoyennes.
La tendance d'un pays devrait être celle de ses citoyens et non celle de ses représentants. Sondage et démocratie ont tout intérêt à s'épanouir sur le tirage au sort , donc sur l'équité. Or dans les faits il semblerait que tout le monde n'ait pas cet intérêt. A défaut, la conscience individuelle doit prévaloir sur le magma d'informations. L'esprit critique lui, n'est pas dû au hasard, c'est celui d'un bon et long apprentissage.
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Les sondages d'opinion
Les instituts de sondage français SOFRES,IFOP et CSA.
La grande illusion
Par Honorgate
, le 29 Oct 2006 | Dans Vu d'en Haut |
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Il est très confortable de s'auto convaincre que nous vivons dans une belle démocratie.
A l'instar du dernier roman de José Saramago [1], un peu de lucidité ne nous ferait sans doute pas de mal.
Reste à savoir ce que l'on préfère, le doute, ou l'illusion ?
Le premier exemple actuel de cette fuite de notre démocratie vers le tout n'importe quoi, vers un grand machin infernal dans lequel seuls comptent les résultats, les chiffres, les retours sur investissement, est la politique intérieure. Il faut des résultats pour la Police. Pire, du rendement. Fonctionnaires, faites votre travail suffisamment pour contenter ceux qui tiennent les cordons de la bourse. Et comment faire ça ? Et bien ayez des résultats. Étrange concept que de récolter des résultats sur de l'impalpable. Ainsi, dans la rue, ces fonctionnaires doivent oeuvrer dans le répressif. Comme si cela pouvait constituer un objectif en soi. Et dans cette idée, si par exemple les policiers ramènent trop de chiffres dans un domaine particulier (les stupéfiants par exemple), il leur est demandé de cesser le travail dans ce domaine, et d'oeuvrer dans un autre [2]. Et là on arrive à un véritable scandale dans notre république. Le politique décide de ce qui se passe, à la place de l'événement en lui même. L'homme créé ainsi l'événement, par le diktat du chiffre. Nous rentrons ainsi dans une logique de mensonge, de contre vérité, ou de vérité artificielle.
Plutôt que de servir à améliorer un quotidien, les gestionnaires imposent un environnement artificiel dans lequel rien n'est résolu, mais tout est quantifié.
Comment pensez-vous que cela se traduise dans notre quotidien ? Actuellement nous avons les prémices d'une catastrophe annoncée. Les banlieues sont irritables, les fonctionnaires de police agacés, les affrontements plus ou moins directs augmentent. Comment voulez-vous, on ne presse pas impunément le citron aux gens responsables de notre sécurité. A trop déshumaniser ce travail, on créé nos futurs problèmes. La pression exercée sur les patrons policiers, a pour résultat un comportement moins serein sur le terrain, et à des heurts inévitables. La sérénité ne se quantifie pas. La quiétude non plus. Donc ce n'est pas intéressant pour nos politiques actuels. C'est totalement aberrant, et particulièrement dangereux. Et je prédis d'amères catastrophes dans un avenir proche. (Je ne suis pourtant pas devin)
Notre démocratie n'est pas seulement blessée par ce côté là de notre société, elle l'est encore davantage par son asservissement à l'ordre économique. Pascal aurait pu parler d'un comportement ridicule, mélanger les ordres c'est ridicule. L'ordre politique ne doit pas être une réponse aux volontés de l'ordre économique. Or nous sommes désormais plongés dans une démocratie économique. Et non plus républicaine. Quelle valeur peut donc avoir encore ce mot, démocratie. Vous avez une preuve directe de ce comportement par les résultats sociaux de l'application des 35 heures. C'est au départ une bonne idée, partager le travail pour que tout le monde puisse travailler. Au lieu de cela, puisque l'ordre économique gouverne, le rendement est recherché, la précarité s'installe. Pas d'emploi et davantage de précarité. L'exact opposé des objectifs souhaités.
Je pense donc comme le prix nobel de littérature José Saramago, qu'il est temps de hurler pour que l'on nous rende la démocratie. Et cela doit se faire à tous les niveaux : la réhabilitation d'un vote significatif comme par exemple le vote blanc, la réduction réelle du temps de travail afin de la partager, la main mise de la politique sur l'humanisation de notre société. Ainsi elle devrait être régie davantage par le verbe et la philosophie que par le chiffre et l'économie. Mais là, cela demande à l'homme de se surpasser, de penser moins à son confort et davantage à celui de son prochain.
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[1] La lucidité (Seuil, octobre 2006) - titre original : Ensaio sobre a Lucidez (2004)- Portrait de l'écrivain
Un article d'André Conte-Sponville sur les ordres Pascaliens
[2] Vous me direz, sur quoi fondez-vous ces affirmations. Certes. Je vous mets au défi de trouver sur le Net des données fiables à ce propos, je vous demande donc de me croire sur parole! Ces affirmations, qui n'engagent que moi, sont le résultat d'entretiens avec les acteurs dans ce domaine, et très récemment. Faites votre propre expérience, interrogez les fonctionnaires de police ...
La totale démocratie
Par Honorgate
, le 16 Avr 2006 | Dans Vu d'en Haut |
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Sous l'impulsion d'une idée vaguement américaine, l'inconscient collectif, et le conscient particulier, nous invitent actuellement à la standardisation de la pensée. A trop vouloir imposer ce qui doit être, pour nous et actuellement, la démocratie, nous constatons que sous l'impulsion de quelques prophètes de la pensée viable, nous en arrivons à un état totalitaire.
Ainsi, si vous êtes un homme, vous devez satisfaire à une idée patriarcale. A moins, que vous ne soyez moderne, et dans ce cas, dans les cercles progressistes, vous devez changer les couches de votre enfant, et laisser votre compagne atteindre la félicité professionnelle. Vous aviez un doute? Regardez la pub. L'apparence est alors vitale. Dans une optique différente lorsque vous faites vos propres choix, vous serez alors au mieux, un original au pire, un inconscient ou un irresponsable. Dans le même temps, si vous êtes une femme, vous faites peut être partie de celles qui oscillent à en perdre l'équilibre, entre une vie professionnelle reconnaissante, et une vie familiale simplement bien menée. Quittes à tout faire à moitié, à ne pas percevoir ce qui vous échappe, voire à en ignorer l'existence même, ou à se perdre au profit de votre seule interface que vous tenterez artificiellement de présenter aux autres.
Le choix n'est pas simple, entre s'enrichir et dépenser pour exister, avons nous le choix d' exister simplement en aimant sa descendance, tout en étant un acteur démocratique selon les normes d'aujourd'hui ? La vie moderne arrive à corrompre l'idée qu'une société démocratique peut l'être hors d'un système de recettes et de dépenses. Ce qui importe , c'est en tous cas un consensus, c'est le revenu, la reconnaissance sociale. Moins la pérennité de l'espèce. Sans doute n'est-ce plus une règle systématique, mais pour combien de temps, et est-ce un courant de fond, ou un sursaut de liberté ?

Et dans cette mode de pensée unique, combien de mères ont-elles été interpellées par un organisme d'état, souvent une institutrice, qui d'initiative vous impose un rendez-vous chez le pédopsychiatre parce que votre enfant à fait un dessin en classe, bien étrange?
Liberté et démocratie, deux notions a priori en synergie, en pratique, totalement incompatibles. La démocratie impose le comportement individuel, ne pas fumer, ne pas boire, ne pas rouler trop vite mais acheter des voitures, voter et s'endetter. Et si vous vouliez voter blanc pour affirmer une divergence absolue avec un système que vous trouvez obsolète, vous ne pourrez pas, la démocratie impose le vote conformiste. Et si vous achetez sans argent, on vous affirme que c'est normal, que les banques sont là pour ça, et que de toutes manières vous allez découvrir la vie active puisque des lois sont là pour ça, même si cela ne pourra se faire qu'au profit de l'entreprise, votre précaire condition, mais votre sacrifice seront le lait d'une société moderne, à la française.
Ou comment l'individu se perd dans la démocratie. A titre individuel vous n'êtes plus qu'une succession de chiffres et de conventions adoptées à l'assemblée nationale, au nom de tous, mais de personne en particulier, dans le meilleur des cas, et plus rien si vous avez à faire à la justice. Heureusement vous êtes riches, donc vous existez, et on vous pardonne souvent.
Et si votre portefeuille prend comme vous de l'embonpoint, il ne vous reste plus qu'à vous référer aux magazines, qui inconscients de notre existence éphémère, nous imposent l'anorexie, et réfutent le plaisir de manger comme bon nous semble. En ce sens, votre santé devient une composante démocratique, et vos enfants vont devoir s'injecter des litres de vaccins d'états, dont l'efficacité n'est pas évidente, au contraire des effets à long termes inconnus. Si votre opinion reste la confiance dans le seul organisme, vous serez alors rejeté par vos congénères qui laissent leurs enfants fréquenter les mêmes écoles. Le risque personnel disparaît au profit de la quiétude collective, en dehors de toute notion de liberté – ce qui pourrait encore se comprendre – mais surtout en l'absence remarquable de toute réflexion.
Mais quelle est donc cette démocratie, qui fait payer ceux qui polluent, et laisse les agriculteurs vider les nappes phréatiques avec vos impôts afin que vous puissiez manger des tomates insipides ? Quelle est donc cette démocratie qui impose une éducation à ce point élitiste à nos enfants, sans tenir compte de leurs spécificités ? Quelle est donc cette démocratie qui considère son propre exercice dans des palais dorés, et non dans la rue ? Qui peut imposer autant d'en haut sans aucune confiance d'en bas ?
Quelle société peut à ce point perdre la notion de liberté, non pas d'agir, mais de penser?
Une société totalitaire. La même que celle qui impose et exporte la démocratie à coup de missiles et de bombes.
Le mythe Citoyen
Par Honorgate
, le 9 Nov 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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Notre pays, la France, c'est entre autres choses, les étrangers.
Notre pays est riche et on peut y travailler et y manger. Juste à côté, à un vol de charter où quelques français vont dépenser leur argent qu'ils ont en trop, des gens meurent de faim et ne peuvent pas travailler. Tout au plus ont-ils l'occasion de vivre avec quelques euros par mois.
Ces gens là, qui sont pas plus stupides que nous, trouvent qu'après tout, quittes à vivre un enfer, autant aller là où il y a un peu d'espoir. Là où des gens s'amusent avec de l'argent qu'ils ont en trop et qui réclament plus encore.
Ainsi ces gens là, pas moins humains que nous, sont attirés par cela. Normal, nous on va chez eux avec des tas de trucs qui brillent.
De fait, ces personnes là viennent "chez nous". Et jusqu'à présent ces gens là, on avait décidé, qu'ils n'existaient pas. Dans cette logique, on s'est dit qu'on allait les renvoyer chez eux.
Pourtant ces gens là sont beaucoup plus nombreux que nous. Et pendant que nous achetons des 4*4 de plus en plus gros, et que nous prennons l'avion régulièrement pour aller faire briller nos trucs chez eux, ces gens là (qui n'existent toujours pas plus qu'au début) sont de plus en plus pauvres.
Du coup, ils reviennent. Normal. Nous ferions sans doute la même chose à leur place.
C'est alors que nous connectons nos trois neurones (Liberté, Egalité, fraternité), et qu'après les avoir ignorés ces étrangers, puis parqués dans des cages à lapin tous au même endroit afin qu'ils ne fassent désordre, on se dit qu'il faudrait sans doute faire quelque chose de plus.
Histoire que cela se passe bien.
Certains ont donc émis l'hypothèse qu'il faille intégrer ces gens là dans notre république, car notre pays n'est pas construit pas un mythe humain quelconque, mais par des humains tout court. Dans cette nouvelle logique, on se dit, que donner le droit de vote localement serait un bon début pour que ces gens (qui sont donc désormais des humains) puissent plus aisément et naturellement s'intégrer dans notre république.
Ne serait-il pas grand temps ? Ne reste t-il pas beaucoup plus encore à faire qu'à s'interroger ?
Finalement, la France que je comprends, est celle d'un pays républicain qui sait prendre en son sein toutes les différences pour un bénéfice commun.
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Pour mémoire, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.


