Tags: comportement
Les religions alternatives
Par Honorgate
, le 24 Mar 2008 | Dans Vu de Face |
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Vases communiquants
Si vous êtes mère ou père de famille, vous ne pourrez sans doute pas éviter de croiser sur le Net des personnes qui comme vous croient en certaines valeurs. Sauf que si pour vous l'honnêteté en est une, pour eux ce serait davantage le Bio, être maman au naturel ou leurs déclinaisons. Et vous le constaterez sans erreur, puisque vos recherches en tant que parent ou futur parent vous conduiront à portage, parentalité douce et respectueuse, co-dodo ...
Les statistiques nationales montrent que les naissances se déroulent bien. Le taux de mortalité infantile reste très faible, et le développement de nos têtes blondes au sein de notre société ne pose pas de problème majeur. Pourtant si on lit ces personnes qui vantent un comportement systématique: - Et comment donc, vous ne faites pas ça, vous? Pourtant c'est ce qu'il y a de mieux !, elles seules sont sur la bonne voie.
Certes, l'alimentation bio a quelques vertus. Pas tant d'un point de vue de qualité chimique finalement - allez me trouver un champ en France ou en Europe parfaitement sain - mais au moins en tant que vecteur de valorisation des petits commerces. Certes mai 68 (vous n'y couperez pas) a permis l'émergence d'un apprentissage plutôt qu'un domptage. Pourtant comment comprendre celles ou ceux qui prônent un art de vivre comme le ferait un gourou d'une secte ou plus simplement le prêtre lors de son sermon ? Parfois, celles qui vous annoncent que leurs choix s'imposent naturellement et devraient également être les vôtres, ne vont plus à l'église, mais ont construit l'autel devant leurs certitudes. La bio-attitude comme une nouvelle religion, voilà ce que vous découvrez !
Le grain et le gain
Par Honorgate
, le 26 Fév 2008 | Dans A Vue de Nez |
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Pourquoi faudra t-il toujours gagner plus pour consommer autant.
L'essentiel dans une vie pourrait être de pouvoir se nourrir, sous un toit avec sa famille. Actuellement, afin d'accomplir notre destinée, nous devons échanger de l'argent contre ces bienfaits indispensables. Le fait est que personne n'y échappe, et le système ainsi créé nous condamne, humains que nous sommes, à avoir toujours plus.
Ainsi pour les denrées alimentaires, des hommes œuvrent pour nous fournir de quoi nourrir notre famille. Ces hommes sont modernes et dynamiques, ils ont donc créés une entreprise multinationale à coups de rachats et de délocalisations, afin d'obtenir un système le plus rentable possible.
Ces multinationales qui nous vendent de l'eau, des biscuits, des légumes ou des plats tout prêts, font des bénéfices à deux chiffres, tous les ans. Ils continueront.
Ils poursuivront cette logique, car leur unique intérêt n'est plus de nourrir correctement tout le monde en France, mais d'engranger toujours plus de bénéfices. Les hommes à la tête de ce monstre tentaculaire, ont tellement d'argent, qu'ils ne pensent plus à ceux qui n'en n'ont pas. Point par dédain, mais parce qu'ils ne peuvent plus appréhender que cela puisse exister. Dans leur univers, tout le monde est riche, et charge à eux de récupérer le plus possible de cette richesse.
Nous consommateurs moyens qui entretenons ce système, nous sommes donc condamnés à payer toujours plus pour obtenir au moins la même chose. Et si par hasard, nous gagnons davantage, alors on s'empresse de créer un besoin nouveau afin de capter cette nouvelle source d'argent.
La hausse des prix prévue pour 2008, et qui est réelle depuis l'arrivée de l'euro n'en déplaise à l'INSEE, est donc inévitable.[1] L'appât du gain reste le moteur puisqu'à l'origine ce sont des hommes qui en profitent. La vanité. Le culte mercantile. Le goût du challenge censé combler peut-être une mésestime de soi. Voilà ce qui nourrit ce monstre. Et voilà ce qui nous nourrit de plus en plus mal.
Et là où cela devient ridicule, c'est que le gouvernement cautionne ce système, en ignorant que l'augmentation puisse être réelle, en prétextant ne pouvoir rien faire [2], et en imposant sous couvert sanitaire social, de manger au moins cinq fruits et légumes par jour. Comment est-ce possible pour la majorité des ménages français, compte tenu du prix de vente de ces aliments ?
Les grands groupes et la grande distribution ne sont certes pas entièrement responsables de cet état, mais ils sont les instigateurs de la logique de croissance. De toutes manières, les plus forts devraient montrer l'exemple.
Assumer n'est pas jouer
Par Honorgate
, le 24 Déc 2006 | Dans Vu de Près |
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Assumer c'est vite dit. En le disant on ne fait rien puisqu'on n'intervient pas extérieurement dans l'action présente. Le dire ce n'est pas le faire. Assumer ne concerne que moi. J'assume un fait, mais je ne peux a priori rien pour les autres. Si mon acte a des conséquences futures pour autrui, je ne pourrai vraisemblablement rien n'y faire. Et le dire, ne me dispense pas d'être lucide, ni prudent.
Ainsi je ne peux en théorie pas assumer des actes immédiats, car sa signification n'aurait de sens que si elle se prolonge dans le temps. Je ne peux donc prétendre assumer quelque chose que si je suis prêt à prendre en charge tous les dégâts présents et futurs. Puis-je avoir la prétention à la fois d'assumer mes propres actes, et ceux des autres? Même s'ils sont liés aux miens? Enfin, agir efficacement dans le futur implique de le connaître à l'avance. Qui le peut?
Assumer [1] ne se fait donc pas à la légère, en tous cas ce n'est pas une vertu. Le courage en est une, la tempérance une autre. Assumer n'intervient pas si la tempérance évite le risque inutile ou la chose démesurée. Il est alors inutile d'assumer, si je sais que l'acte que je me propose d'accomplir contient potentiellement trop de conséquences, pour lesquelles je ne pourrai de toute évidence pas maîtriser l'évolution.
Assumer enfin ne dédouane rien. Ce n'est pas un bouclier de la vie, ce n'est pas une valeur supplétive. C'est encore moins un artifice intellectuel. Ainsi, je ne peux honnêtement pas agir en sachant les risques que cela comporte pour autrui, et dire dans le même temps que j'assume. C'est là un acte irresponsable, et une réflexion puérile. Assumer s'est s'engager pour quelque chose d'impossible, à moins que cela ne concerne que moi, et que je sois parfaitement honnête.
Pourtant, des gens qui assument il y en a de plus en plus, et c'est inquiétant.
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[1] ASSUMER, verbe trans. : Prendre sur soi, à son compte, avec toutes les implications de ce qu'on assume. Ici on ne parlera que du cas d'une personne qui assume, ou assumerait.
Communications contraignantes
Par Honorgate
, le 17 Oct 2006 | Dans Vu de Près |
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Laissons un peu la politique de côté, très provisoirement, pour s'intéresser à nous. Enfin à moi.
Une révélation soudaine de la diversité des moyens de communication m'incite à penser que les autres décidément sont bien contraignants dans certaines de leurs habitudes. Surtout celle qui commande de ne pas utiliser les e-mails. Ben voilà. Nous avons une incroyable diversité d'outils, mais certains estiment que rien ne remplace ce bon vieux téléphone.
Nous connaissions déjà ceux qui avaient vite revendus leur plume pour acquérir un combiné, au grand dam de la poste, voici aujourd'hui ceux qui délaissent leur ordinateur pour retrouver ce bon vieux cher téléphone.
Oui mais le téléphone est un outil égocentrique figurez-vous ! Voyez, vous qui appelez quelqu'un, même votre meilleur ami, vous le faite parce que cela vous semble le bon moment. En tous cas vous en aviez envie. Oui, mais l'autre en face ? Il n'a rien demandé lui ! C'est très généreux de votre part remarquez, de décider pour tout le monde, de décréter ignoble despote que maintenant on parle ! De plus, vous mettez l'autre dans une situation qui risque fort d'être inconfortable, car vous le plongez avec votre appel dans un univers d'émotions immédiates. Sans détours, vous lui imposez votre humeur, et à lui de faire avec, et de tenter d'y répondre avec générosité. Pire encore d'y répondre comme vous l'attendez. Chance, c'est votre meilleur ami !
Alors qu'avec un mail (courriel c'est encore plus joli), vous pouvez développer vos sentiments calmement, avec précision, et l'autre en face aura enfin le choix de lire à son rythme et d'y répondre à son rythme, avec son temps à lui. Celui que vous n'imposez plus. Vous lui offrez même le luxe et la joie de pouvoir plusieurs fois encore, partager ces moments que vous avez immortalisés par écrit. Alors les paroles dans tout ça ...
Ainsi, quelque soit l'outil de communication que l'on considère, bien loin des portables ou des salons de chat, pire de MSN, la bonne vieille écriture, qu'elle soit épistolaire ou électronique, n'a que des vertus. Dommage que tout le monde ne le sache pas. Et dire que j'étais content de mon abonnement téléphonique gratuit et illimité !
Je m'étais un peu endormi moi. La faute à mon fils sans doute ... 2007, heureusement va donner matière à réflexion. Et si l'on parlait de policiers, de Sarkosy, et des banlieues. Chouette ! Oui, mais avec un point de vue un peu différent. Et ce sera pour la prochaine fois !
Fou de pouvoir
Par Honorgate
, le 6 Sep 2006 | Dans Vu de Près |
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Les présidentielles approchent. Et on les entend. Ces fous. De M.Sarkozy qui ne cache pas sa volonté de briller plutôt que d'être dans l'indifférence, à M.Jospin qui joue au chat et à la souris (jeu entretenu principalement par les journalistes), je me dis que ces gens là ne sont peut être pas les dignes représentants, non pas de l'état politique, mais de l'état ataraxique.
La quiétude serait-elle une vertu de vie qui leur serait étrangère ? Car comment comprendre un homme ou une femme, qui à ce point désire accèder au pouvoir, qui est somme toute bien relatif. S'exposer volontairement aux médias, à la critique, aux risques, aux responsabilités écrasantes, finalement être dans un mode de vie démentiel est-ce dans l'ordre des choses ?
Je ne le pense pas. Si du moins, on considère qu'à ce niveau, cela soit réellement un exercice périlleux. Peut-être n'est-ce finalement qu'un jeu ?
La raison d'état me direz-vous. Certes. Mais initialement point. Surtout une ambition démesurée. Pure folie que de vouloir marquer l'histoire. De son vivant pourquoi ne pas s'en délecter, autre folie, mais une fois mort ...
Il n'est pas incongru de penser se voir attribuer un épithète moins prestigieux que le Grand ou le Magnifique, ou bien celui bien inhumain de Conquérant. Alors ? Comment concevoir que ces gens là recherchent l'inconfort du sacrifice (s'il existe vraiment) de soi ?
Exporter sa morale, son éthique ou même son point de vue pourrait pourtant sembler généreux. Mais nous savons bien que nous ne sommes pas des sains. En tant qu'homme, cette volonté est exagérée. Et ce d'autant plus que l'on peut s'occuper bien plus des affaires de l'état que de sa propre famille, quant aux proches, les gouvernants auraient ils accès à l'expansion temporelle ? Confusion des priorités alors ? Peut-être pas. Car afin que ma famille soit sereine, j'ai besoin d'hommes qui gouvernent et qui le fasse bien. L'idéal serait alors d'accèder à la gouvernance non plus par ambition, mais simplement par devoir, d'être élu sans être candidat.
Finalement lorsque l'on écoute un candidat tel que M.Sarkozy, le premier réflexe serait de douter. Douter de l'intégrité en tant qu'homme d'un individu qui fera tout pour poser sa personne sur le devant d'une scène, quittes à masquer tous les autres derrière. Il y a là un paradoxe n'en déplaise à certains, entre cette volonté de conquête, et l'intention de servir un pays.
Le sport et l'homme
Par Honorgate
, le 11 Jul 2006 | Dans Vu de Près |
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Rares sont les occasions pour moi de me laisser aller à l'observation écrite d'un événement actuel. Pourtant l'issue de la Coupe du Monde de football 2006 ne peut me laisser indifférent.
Le constat de la chute d 'un concept de dieu vivant d'une part, mais aussi un sentiment profond d'injustice, font que finalement, le football n'est pas aussi inintéressant que cela.
L'expression de la liesse populaire lors de la victoire d'un match est pour moi incompréhensible. Je ne vois pas comment quelque chose qui ne concerne pas concrètement 99.99% de la population puisse influer à ce point sur le moral, ou sur le comportement d'un quotidien parfois difficile. Pourtant cette finale 2006 prend une tournure exclusivement humaine, et du coup acquiert un intérêt tout particulier.
Zidane est paraît-il le plus grand champion de football de ces 20 dernières années. Une référence française dans tous les sports, dans toute sa dimension d'homme. Dimension pourtant si facilement corrompue par un public charmé qui en a fait alors une légende de son vivant. Lorsqu' on est une légende, on risque de perdre sa condition d'être humain. L'homme transcendé, l'homme modifié. Et il suffit d'un geste, pour qu'au bout du compte, l'on reste abasourdi plus par la perte d'une star, que l'absence pour au moins 4 ans d'une seconde étoile sur un maillot national.
Et comment en vouloir à Zidane de n'être qu'un homme ? Comment en vouloir, d'autant que ce rappel à l'ordre des choses semble injuste. Des caméras attentives au geste du français, et timides sur les multiples gestes de l'homme qui a poussé la légende à retrouver son statut fatal. Les sifflets qui accompagneront ensuite l'Italie ne sont pas le fruit du hasard et rappelleront aux journalistes ce qu'il en était, feront office de micros, témoins absents des paroles déshonorantes d'un italien.
C'est alors le moment de se pencher sur la tentation de vouloir donner à l'arbitrage des moyens d'inquisition vidéo. Non ! Mille fois non ! L'homme ne peut pas sacrifier le mythe sportif à un tout big-brother. Quelle tendance ! Etrange société que ne croit que ce qu'elle voit a posteriori, qui croit davantage en la technique qu'à l'homme ! A t-il fallu le sacrifice de Zidane pour cela ?
La FIFA ferait mieux de se limiter à un rôle d'humains : faire cesser le théâtre des bousculades fantômes, être vigilant sur les bras musclés dans la surface de réparation, et apprendre aux joueurs la courtoisie.
Drôle de société qui par des gestes humains, cherche à se déshumaniser.
Alors humanisons ! Ajoutons des arbitres sur le terrain, des assesseurs, plaçons au moins 6 arbitres sur la ligne de touche et retirons les vidéos qui n'ont rien à voir avec nous. Rendons aux hommes leur statut, laissons Zidane avec son propre malheur et félicitons le pour son génie qui n'appartient qu'à lui. Félicitons les Italiens pour leur victoire, mais sifflons ces acteurs de théâtre de rue qui oublient qu'une victoire peut s'acquérir aussi avec classe. Le rouge devrait aller aux menteurs plutôt qu'aux intègres.
C'est du coup pour nous sans doute l'occasion de nous rappeler que le sport est aussi composé de chance, et qu'il n'est là que pour nous divertir, et non pour nous guider, et qu'il ne suffit pas à sacrifier notre simple mais essentielle condition humaine. Et c'est en cela, qu'une équipe devient le centre d'intérêts de ses pairs.
Plus prosaïquement, une défaite de l'équipe de France qui laisse en goût amer d'injustice. Un fardeau de malchance, la plaie de la tricherie, en tous cas du manque de classe. Aux jeunes joueurs désormais de relever le défi, et de rapporter dans quatre ans, ce qui n'aurait pas dû échapper à leurs aînés. Le sport dans toute sa splendeur et Zidane un être aimé, simplement.
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Et puisque les images guident nos sentiments ...
Le foot selon l'Italie
Le foot selon celui qui a offert le carton rouge à Zidane
Le foot selon Zidane
La totale démocratie
Par Honorgate
, le 16 Avr 2006 | Dans Vu d'en Haut |
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Sous l'impulsion d'une idée vaguement américaine, l'inconscient collectif, et le conscient particulier, nous invitent actuellement à la standardisation de la pensée. A trop vouloir imposer ce qui doit être, pour nous et actuellement, la démocratie, nous constatons que sous l'impulsion de quelques prophètes de la pensée viable, nous en arrivons à un état totalitaire.
Ainsi, si vous êtes un homme, vous devez satisfaire à une idée patriarcale. A moins, que vous ne soyez moderne, et dans ce cas, dans les cercles progressistes, vous devez changer les couches de votre enfant, et laisser votre compagne atteindre la félicité professionnelle. Vous aviez un doute? Regardez la pub. L'apparence est alors vitale. Dans une optique différente lorsque vous faites vos propres choix, vous serez alors au mieux, un original au pire, un inconscient ou un irresponsable. Dans le même temps, si vous êtes une femme, vous faites peut être partie de celles qui oscillent à en perdre l'équilibre, entre une vie professionnelle reconnaissante, et une vie familiale simplement bien menée. Quittes à tout faire à moitié, à ne pas percevoir ce qui vous échappe, voire à en ignorer l'existence même, ou à se perdre au profit de votre seule interface que vous tenterez artificiellement de présenter aux autres.
Le choix n'est pas simple, entre s'enrichir et dépenser pour exister, avons nous le choix d' exister simplement en aimant sa descendance, tout en étant un acteur démocratique selon les normes d'aujourd'hui ? La vie moderne arrive à corrompre l'idée qu'une société démocratique peut l'être hors d'un système de recettes et de dépenses. Ce qui importe , c'est en tous cas un consensus, c'est le revenu, la reconnaissance sociale. Moins la pérennité de l'espèce. Sans doute n'est-ce plus une règle systématique, mais pour combien de temps, et est-ce un courant de fond, ou un sursaut de liberté ?

Et dans cette mode de pensée unique, combien de mères ont-elles été interpellées par un organisme d'état, souvent une institutrice, qui d'initiative vous impose un rendez-vous chez le pédopsychiatre parce que votre enfant à fait un dessin en classe, bien étrange?
Liberté et démocratie, deux notions a priori en synergie, en pratique, totalement incompatibles. La démocratie impose le comportement individuel, ne pas fumer, ne pas boire, ne pas rouler trop vite mais acheter des voitures, voter et s'endetter. Et si vous vouliez voter blanc pour affirmer une divergence absolue avec un système que vous trouvez obsolète, vous ne pourrez pas, la démocratie impose le vote conformiste. Et si vous achetez sans argent, on vous affirme que c'est normal, que les banques sont là pour ça, et que de toutes manières vous allez découvrir la vie active puisque des lois sont là pour ça, même si cela ne pourra se faire qu'au profit de l'entreprise, votre précaire condition, mais votre sacrifice seront le lait d'une société moderne, à la française.
Ou comment l'individu se perd dans la démocratie. A titre individuel vous n'êtes plus qu'une succession de chiffres et de conventions adoptées à l'assemblée nationale, au nom de tous, mais de personne en particulier, dans le meilleur des cas, et plus rien si vous avez à faire à la justice. Heureusement vous êtes riches, donc vous existez, et on vous pardonne souvent.
Et si votre portefeuille prend comme vous de l'embonpoint, il ne vous reste plus qu'à vous référer aux magazines, qui inconscients de notre existence éphémère, nous imposent l'anorexie, et réfutent le plaisir de manger comme bon nous semble. En ce sens, votre santé devient une composante démocratique, et vos enfants vont devoir s'injecter des litres de vaccins d'états, dont l'efficacité n'est pas évidente, au contraire des effets à long termes inconnus. Si votre opinion reste la confiance dans le seul organisme, vous serez alors rejeté par vos congénères qui laissent leurs enfants fréquenter les mêmes écoles. Le risque personnel disparaît au profit de la quiétude collective, en dehors de toute notion de liberté – ce qui pourrait encore se comprendre – mais surtout en l'absence remarquable de toute réflexion.
Mais quelle est donc cette démocratie, qui fait payer ceux qui polluent, et laisse les agriculteurs vider les nappes phréatiques avec vos impôts afin que vous puissiez manger des tomates insipides ? Quelle est donc cette démocratie qui impose une éducation à ce point élitiste à nos enfants, sans tenir compte de leurs spécificités ? Quelle est donc cette démocratie qui considère son propre exercice dans des palais dorés, et non dans la rue ? Qui peut imposer autant d'en haut sans aucune confiance d'en bas ?
Quelle société peut à ce point perdre la notion de liberté, non pas d'agir, mais de penser?
Une société totalitaire. La même que celle qui impose et exporte la démocratie à coup de missiles et de bombes.


