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Le délit d' outrage
Par Honorgate
, le 27 Oct 2008 | Dans Vu de Face |
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La police et les citoyens en France

Sans hésitations, je pense qu'il faut contrôler en permanence les forces de l'ordre dans notre république démocratique. En effet, la force doit toujours rester sous contrôle, ne pas nuire aux plus faibles, et si l'on peut raisonnablement avoir confiance dans les institutions républicaines, il est sage de se méfier des hommes qui les servent.
Dans notre démocratie, la police est donc en permanence sous un mandat citoyen. Ainsi, la diversité d'opinion ou de culture doit être respectée et protégée. On ne pourra donc pas m'accuser de rêver d'un état policier dans lequel on ne peut rien dire. Assurément on constate actuellement en France quelques dérives inquiétantes. Le traitement de la justice laisse également songeur. Pourtant je pense que l'arsenal juridique qui existe pour protéger les uniformes, plus que l'individu qui le revêt, ne devrait pas trop être remis en cause, en tous cas pas de la manière que l'on peut lire ces derniers temps sur le Net.
(Photo d'origine inconnue)
Le délit d'outrage [1] est donc actuellement au centre de quelques débats. Étrangement, ou heureusement, ce combat est mené par des personnes qui ont eu quelques accrochages avec les forces de l'ordre. Le problème est qu'alors on ne sait plus très bien si la cause sert la vexation, ou une hypothétique avancée sociale.
Je ne crois pas qu'il soit opportun d'opposer systématiquement l'homme policier et le quidam civil de la rue. De la même manière je ne crois pas qu'il soit juste de montrer du doigt un corps de métier dont l'unique objectif est d'être au service des autres. Pourquoi en effet ce métier plus qu'un autre, et plus que d'autres qui n'ont pour objectif que de vider votre portefeuille ? Par exemple.
L'actu des zozos (1)
Par Honorgate
, le 25 Sep 2008 | Dans A Vue de Nez |
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Ouverture et premier numéro
De temps à autres, il se pourrait que deux ou trois faits d'actualités soient choisis spécialement pour leur insondable étrangeté. Vous savez, ces faits qui font que le citoyen tranquille préférera jeter sa télé et sa radio aux orties plutôt que d'écouter ou voir quoique ce soit à ce sujet. Toutefois, rien n'empêchera ce même citoyen, parce que c'est un râleur, et parce que l'occasion est trop belle, d'en disséquer la teneur par le seul support encore libre et indépendant, que voici, sous vous yeux.Allez je commence :
Il faut pouvoir dire "qui est responsable du désastre" et "que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes" (Nicolas Sarkozy, au sujet de la crise financière) source
Illustration d'origine inconnue
Heureusement que le président français est là pour remettre de l'ordre dans ce bas monde. Nous n'attendions que lui afin de bouter les ultra-libéraux hors de notre planète. Cette situation est assez cocasse surtout lorsque l'on sait que M.Sarkozy est allé dans le même temps aux USA recevoir deux prix de reconnaissance dans le temple de l'ultra-libéralisme. (Source Mediapart.fr)
Le humanitarian award par exemple, à New York le 22 septembre. Ce prix récompense " des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice ". Ainsi M.Sarkozy sera remercié " pour son action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l'Afghanistan et les pays africains ". Finalement ces militaires morts au combat, on en trouve quelque chose de bénéfique. Enfin, combat pas tout à fait, puisque le ministre de la défense française refusait cette appellation. Sans doute la réservait-il pour les poilus. Hélas personne ne lui dit qu'il n'y en a plus.
Et ce prix me pose tout de même un problème. Lorsqu'on est va-t-en-guerre, est-ce un acte humanitaire ? Ou à combien de vie estime t-on que l'on fasse de l'humanitaire ?
Bref, une fois ce prix empoché, ce sera au tour du World Statesman Award d'être récupéré. M. Sarkozy homme d'état de l'année 2008 ! Formidable ! C'est vrai que nous gaulois franchouillards, nous manquions de clairvoyance. C'est pourtant tellement évident !
De l'opportunité des commentaires sur le Net
Par Honorgate
, le 16 Sep 2008 | Dans Cyber-vues |
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L'espace libre d'accès est-il en danger ?
Depuis quelques années, le grand challenge sur le Net est de publier un papier qui génère un nombre certain de commentaires. Et si ces commentaires pouvaient être écrits par des personnalités ou des experts, alors c'est le jack pot assuré. Tout internaute responsable qui se sent concerné et qui a quelque chose à dire, est tenté de laisser à un moment ou un autre un commentaire. Pourtant, à l'usage, il semble que l'on ne peut que constater notre présence dans une sorte de temple de l'inutilité. Illustration de Carioca
Toute la question est alors de définir ce qui peut être utile ou non. L'internaute un peu candide comme moi, espérait, et le souhaite toujours, que le Net fût un vecteur exceptionnel de partage du savoir, ou de simple divertissement. Ainsi, nous pensons que le fait de laisser un commentaire après un article de presse ou un papier de blog, doit être quelque chose de construit et d'un petit peu agréable à lire. Soit on félicite, soit on objecte, soit on apporte des éléments supplémentaires utiles à la réflexion. Voilà l'idée initiale que nous nous faisons de cet outil.
La contrepartie de cette activité est bien entendu l'aspect technique favorable, avoir accès facilement au réseau, mais aussi savoir taper rapidement et aisément sur un clavier - et donc ceux qui ne le savent pas n'en demeurent pas moins intéressants, mais nous ne le saurons jamais. C'est aussi avoir le temps de faire deux choses essentielles : lire correctement le document et avoir le temps d'écrire et d'élaborer sa réponse, avec si possible les références nécessaires. Je ne vous cache pas qu'en disant cela, on retire de facto l'immense majorité des internautes. Car il est une chose certaine, c'est que le temps est incompressible.
Les religions alternatives
Par Honorgate
, le 24 Mar 2008 | Dans Vu de Face |
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Vases communiquants
Si vous êtes mère ou père de famille, vous ne pourrez sans doute pas éviter de croiser sur le Net des personnes qui comme vous croient en certaines valeurs. Sauf que si pour vous l'honnêteté en est une, pour eux ce serait davantage le Bio, être maman au naturel ou leurs déclinaisons. Et vous le constaterez sans erreur, puisque vos recherches en tant que parent ou futur parent vous conduiront à portage, parentalité douce et respectueuse, co-dodo ...
Les statistiques nationales montrent que les naissances se déroulent bien. Le taux de mortalité infantile reste très faible, et le développement de nos têtes blondes au sein de notre société ne pose pas de problème majeur. Pourtant si on lit ces personnes qui vantent un comportement systématique: - Et comment donc, vous ne faites pas ça, vous? Pourtant c'est ce qu'il y a de mieux !, elles seules sont sur la bonne voie.
Certes, l'alimentation bio a quelques vertus. Pas tant d'un point de vue de qualité chimique finalement - allez me trouver un champ en France ou en Europe parfaitement sain - mais au moins en tant que vecteur de valorisation des petits commerces. Certes mai 68 (vous n'y couperez pas) a permis l'émergence d'un apprentissage plutôt qu'un domptage. Pourtant comment comprendre celles ou ceux qui prônent un art de vivre comme le ferait un gourou d'une secte ou plus simplement le prêtre lors de son sermon ? Parfois, celles qui vous annoncent que leurs choix s'imposent naturellement et devraient également être les vôtres, ne vont plus à l'église, mais ont construit l'autel devant leurs certitudes. La bio-attitude comme une nouvelle religion, voilà ce que vous découvrez !
Le grain et le gain
Par Honorgate
, le 26 Fév 2008 | Dans A Vue de Nez |
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Pourquoi faudra t-il toujours gagner plus pour consommer autant.
L'essentiel dans une vie pourrait être de pouvoir se nourrir, sous un toit avec sa famille. Actuellement, afin d'accomplir notre destinée, nous devons échanger de l'argent contre ces bienfaits indispensables. Le fait est que personne n'y échappe, et le système ainsi créé nous condamne, humains que nous sommes, à avoir toujours plus.
Ainsi pour les denrées alimentaires, des hommes œuvrent pour nous fournir de quoi nourrir notre famille. Ces hommes sont modernes et dynamiques, ils ont donc créés une entreprise multinationale à coups de rachats et de délocalisations, afin d'obtenir un système le plus rentable possible.
Ces multinationales qui nous vendent de l'eau, des biscuits, des légumes ou des plats tout prêts, font des bénéfices à deux chiffres, tous les ans. Ils continueront.
Ils poursuivront cette logique, car leur unique intérêt n'est plus de nourrir correctement tout le monde en France, mais d'engranger toujours plus de bénéfices. Les hommes à la tête de ce monstre tentaculaire, ont tellement d'argent, qu'ils ne pensent plus à ceux qui n'en n'ont pas. Point par dédain, mais parce qu'ils ne peuvent plus appréhender que cela puisse exister. Dans leur univers, tout le monde est riche, et charge à eux de récupérer le plus possible de cette richesse.
Nous consommateurs moyens qui entretenons ce système, nous sommes donc condamnés à payer toujours plus pour obtenir au moins la même chose. Et si par hasard, nous gagnons davantage, alors on s'empresse de créer un besoin nouveau afin de capter cette nouvelle source d'argent.
La hausse des prix prévue pour 2008, et qui est réelle depuis l'arrivée de l'euro n'en déplaise à l'INSEE, est donc inévitable.[1] L'appât du gain reste le moteur puisqu'à l'origine ce sont des hommes qui en profitent. La vanité. Le culte mercantile. Le goût du challenge censé combler peut-être une mésestime de soi. Voilà ce qui nourrit ce monstre. Et voilà ce qui nous nourrit de plus en plus mal.
Et là où cela devient ridicule, c'est que le gouvernement cautionne ce système, en ignorant que l'augmentation puisse être réelle, en prétextant ne pouvoir rien faire [2], et en imposant sous couvert sanitaire social, de manger au moins cinq fruits et légumes par jour. Comment est-ce possible pour la majorité des ménages français, compte tenu du prix de vente de ces aliments ?
Les grands groupes et la grande distribution ne sont certes pas entièrement responsables de cet état, mais ils sont les instigateurs de la logique de croissance. De toutes manières, les plus forts devraient montrer l'exemple.
Assumer n'est pas jouer
Par Honorgate
, le 24 Déc 2006 | Dans Vu de Près |
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Assumer c'est vite dit. En le disant on ne fait rien puisqu'on n'intervient pas extérieurement dans l'action présente. Le dire ce n'est pas le faire. Assumer ne concerne que moi. J'assume un fait, mais je ne peux a priori rien pour les autres. Si mon acte a des conséquences futures pour autrui, je ne pourrai vraisemblablement rien n'y faire. Et le dire, ne me dispense pas d'être lucide, ni prudent.
Ainsi je ne peux en théorie pas assumer des actes immédiats, car sa signification n'aurait de sens que si elle se prolonge dans le temps. Je ne peux donc prétendre assumer quelque chose que si je suis prêt à prendre en charge tous les dégâts présents et futurs. Puis-je avoir la prétention à la fois d'assumer mes propres actes, et ceux des autres? Même s'ils sont liés aux miens? Enfin, agir efficacement dans le futur implique de le connaître à l'avance. Qui le peut?
Assumer [1] ne se fait donc pas à la légère, en tous cas ce n'est pas une vertu. Le courage en est une, la tempérance une autre. Assumer n'intervient pas si la tempérance évite le risque inutile ou la chose démesurée. Il est alors inutile d'assumer, si je sais que l'acte que je me propose d'accomplir contient potentiellement trop de conséquences, pour lesquelles je ne pourrai de toute évidence pas maîtriser l'évolution.
Assumer enfin ne dédouane rien. Ce n'est pas un bouclier de la vie, ce n'est pas une valeur supplétive. C'est encore moins un artifice intellectuel. Ainsi, je ne peux honnêtement pas agir en sachant les risques que cela comporte pour autrui, et dire dans le même temps que j'assume. C'est là un acte irresponsable, et une réflexion puérile. Assumer s'est s'engager pour quelque chose d'impossible, à moins que cela ne concerne que moi, et que je sois parfaitement honnête.
Pourtant, des gens qui assument il y en a de plus en plus, et c'est inquiétant.
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[1] ASSUMER, verbe trans. : Prendre sur soi, à son compte, avec toutes les implications de ce qu'on assume. Ici on ne parlera que du cas d'une personne qui assume, ou assumerait.
Communications contraignantes
Par Honorgate
, le 17 Oct 2006 | Dans Vu de Près |
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Laissons un peu la politique de côté, très provisoirement, pour s'intéresser à nous. Enfin à moi.
Une révélation soudaine de la diversité des moyens de communication m'incite à penser que les autres décidément sont bien contraignants dans certaines de leurs habitudes. Surtout celle qui commande de ne pas utiliser les e-mails. Ben voilà. Nous avons une incroyable diversité d'outils, mais certains estiment que rien ne remplace ce bon vieux téléphone.
Nous connaissions déjà ceux qui avaient vite revendus leur plume pour acquérir un combiné, au grand dam de la poste, voici aujourd'hui ceux qui délaissent leur ordinateur pour retrouver ce bon vieux cher téléphone.
Oui mais le téléphone est un outil égocentrique figurez-vous ! Voyez, vous qui appelez quelqu'un, même votre meilleur ami, vous le faite parce que cela vous semble le bon moment. En tous cas vous en aviez envie. Oui, mais l'autre en face ? Il n'a rien demandé lui ! C'est très généreux de votre part remarquez, de décider pour tout le monde, de décréter ignoble despote que maintenant on parle ! De plus, vous mettez l'autre dans une situation qui risque fort d'être inconfortable, car vous le plongez avec votre appel dans un univers d'émotions immédiates. Sans détours, vous lui imposez votre humeur, et à lui de faire avec, et de tenter d'y répondre avec générosité. Pire encore d'y répondre comme vous l'attendez. Chance, c'est votre meilleur ami !
Alors qu'avec un mail (courriel c'est encore plus joli), vous pouvez développer vos sentiments calmement, avec précision, et l'autre en face aura enfin le choix de lire à son rythme et d'y répondre à son rythme, avec son temps à lui. Celui que vous n'imposez plus. Vous lui offrez même le luxe et la joie de pouvoir plusieurs fois encore, partager ces moments que vous avez immortalisés par écrit. Alors les paroles dans tout ça ...
Ainsi, quelque soit l'outil de communication que l'on considère, bien loin des portables ou des salons de chat, pire de MSN, la bonne vieille écriture, qu'elle soit épistolaire ou électronique, n'a que des vertus. Dommage que tout le monde ne le sache pas. Et dire que j'étais content de mon abonnement téléphonique gratuit et illimité !
Je m'étais un peu endormi moi. La faute à mon fils sans doute ... 2007, heureusement va donner matière à réflexion. Et si l'on parlait de policiers, de Sarkosy, et des banlieues. Chouette ! Oui, mais avec un point de vue un peu différent. Et ce sera pour la prochaine fois !




