Tags: cognitif
Le partage du savoir doit-il s’effacer devant la soumission ?
Par Honorgate
, le 20 Jun 2005 | Dans Vu de Près |
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Hiérarchie et fonctions cognitives
Les rapports sociaux hiérarchisés suffisent-ils à admettre une rupture dans le partage des connaissances ? Ce savoir est-il nécessairement cautionné par le statut social ou professionnel ? En d’autres termes, est-il scandaleux de proposer à un supérieur hiérarchique, s’il le demande (dans le cas contraire le problème ne se pose pas), un point de vue complémentaire voire critique d’une de ses productions (écrite ou orale) ?
Je pense que non. Mais je pense en toute humilité, et j’insiste sur ce point. Maintenant ce que je peux dire à autrui ne l’est pas ex-cathedra. Et libre à lui de retenir ou non ce qui lui paraît profitable. C’est une simple notion de partage. C’est en effet un regard complémentaire jouxtant une sphère de perception propre à chaque individu.
J’ai peine à croire que l’étiquette prime sur l’empirisme. Chacun d’entre nous avons une expérience. C’est inévitable et c’est précieux, que cela plaise ou non. Et même si nous n’avons pas tous le même crédit, j’ose croire qu’un minimum de discernement éclaire l’individu sur l’intérêt qu’il peut apporter aux dires de son habituel subalterne.
S'étourdir d’une impression
Par Honorgate
, le 10 Avr 2005 | Dans Vu de Près |
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Les limites de l'idolâtrie
La cérémonie d’enterrement papal s’est achevée, elle fut relativement sobre et finalement belle. Et comme d’habitude un certain nombre de commentaires m’ont semblés mal à propos.
Prétendre que jamais un Pape n’a eu autant d’engouement est je présume inexact. D’une part, nous n’en savons rien. D’autre part il convient de replacer Jean Paul II dans notre époque. Celle du tout image, de l’info immédiate, de la pensée proposée, du flash émotionel. Je ne nie pas la sincérité de chacun. Mais je doute, les chiffres et les faits le montrent, qu’il y ait une ferveur catholique mondiale, un cœur universel enfin exprimé.
Certes ce fut médiatique, évidement, comment pourrait-il en être autrement. Mais l’est-ce justement ? (Ce fut l’objet du Blog du 8 avril 2005). Les églises se vident, la haine s’impose trop souvent entre les hommes. L'idolâtrie n'y changera rien. Le spectre de Lady Die plane...
Le pompon est à attribuer à celui qui prétendait voir dans ce grand rassemblement de chefs d’état, un encourageant pour l’avenir. Pourtant la politique n’est pas une affaire de sentiment, et avant toute guerre on s’entretient toujours avidement. Nous n’en sommes toutefois pas tout à fait là, mais certains illuminés à fort potentiel économique nous incite à la méfiance.
Enfin notre république (française) manque de continuité. Alors que les lois laïques peinent à s’imposer dans notre société, on prie les préfets d’assister aux messes dédiées à Jean Paul II, et on en fait beaucoup pour le souvenir du Pape, démagogique non ? N'est-ce pas également un peu trop sachant que notre lendemain sera bien laïque ?
Ne nous y trompons pas, Jean Paul II aura certainement mis nos esprits en éveil, mais les problèmes sont là, bien là, et de quoi demain sera t-il fait ? S’extasier devant une ferveur populaire qui bénéficie de l'effet instantané de l'émotion propre à notre temps, n’annulera pas 3 millions de morts du Sida, 5 milliards de personnes vivant dans la pauvreté totale, une planète malade, et une fraternité humaine toujours utopique. Le véritable contexte est là, et ce n’est pas qu’une impression.
(Il va falloir que je cesse les blogs négatifs tout de même)




