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Une application du capitalisme
Par Honorgate
, le 7 Aoû 2006 | Dans Vues politiques |
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Le système capitalisme tel qu'il est appliqué encore actuellement demeure spoliateur. Il ne créé pas de richesse puisque la précarité se développe. Ainsi on ne peut parler d'un système bénéfique s'il ne profite qu'à une fraction de la population.
Bien qu'il soit au bord de l'asphyxie, nous n'avons cependant pas encore trouvé mieux comme système: déficit commercial américain abyssal, 180 millions d'euros qui partent dans le capital en France par an. Selon l'INSEE (2004) la part des salaires dans le PIB a baissé de 11% en vingt ans. [1]
Or pour que ce système soit viable, il faut consommer. Cela signifie donc directement que pour cela il faut avoir un salaire. Donc du travail, et qui plus est suffisamment bien payé. Plutôt que de se focaliser sur la croissance ne vaudrait-il mieux pas se focaliser sur le chômage ?
Ce n'est donc pas dans un pays de plus de 2 millions de chômeurs (officiels), 5 millions de précaires (plus rigoureusement) [2], et dans lequel la productivité par travailleur est la plus élevée au monde [3], que l'on va pouvoir développer le capitalisme pour le profit de tous. Cependant les déclartions récentes de M. de Villepin, premier ministre français, sont consternantes [4] :
un ambitieux objectif pour le chômage, descendre sous la barre des deux millions !
Mais monsieur le premier ministre, ce qui est ambitieux ce n'est pas de mentir ou d'ajouter des sparadraps là où vous pouvez, c'est d'agir ! Et les chiffres en eux mêmes ne signifient rien s'il n'est pas donné aux citoyens un emploi serein.
La solution réside dans la division du temps de travail [5]. Avec les mains, l'équation est simple : le travail pour tous n'est possible que s'il est réparti entre toute la population active. Cela s'accompagne par une volonté sans faille de payer correctement les employés. Pourtant il faudrait que cela reste compatible avec les impératifs de rentabilité d'une société, afin qu'elle soit pérenne. Il n'est pas question de sacrifier la logique économique pour une autre logique sociale.
Plutôt que de déployer des fortunes à subventionner la précarité (RMI, chômage, etc...) autant injecter ces fonds qui pourraient devenir à terme inutiles pour alléger la masse salariale des entreprises [6]. Ensuite, c'est le principe des vases communiquants. Plus de salaires, pas trop bas, donc plus de consommation, donc plus de produits à vendre, donc hausse des profits pour les entreprises.
Certes l'application n'est pas aussi limpide, mais avec une volonté politique forte, des études au cas par cas permettraient d'aboutir à ce processus. Qui ne tente rien n'a rien. La semaine de 4 jours existe déjà dans plus de 400 PME en France, et ça marche. Pourquoi ne pas s'inspirer de leur savoir faire ?
Il est possible se convaincre que le système actuel n'est pas une solution viable à terme. Tout au plus est-ce une rustine. L'ultra libéralisme signe la mort du capitalisme [7]. L'avenir de notre civilisation ne sera pas assuré par l'entretien d'une élite, mais bien par la répartition de la richesse. On ne peut pas envisager de régler systématiquement tous nos problèmes soit par des guerres, soit par des révolutions. On gagnerait du temps à utiliser notre courage, notre intelligent courage, à chercher des solutions, les plus humaines possible et à réfuter le culte de la peur permanente. En cela notre technologie ne nous sera d'aucune utilité - telle que nous la pensons actuellement - à moins de vouloir transformer notre société en une agora d'automates. Cela ne tient qu'à nous, et l'exemple pratique de la ruche devrait nous inspirer: trop de soldats ne nourrit pas les larves, trop d'ouvrières fragilise la ruche, trop de reines n'aboutit qu'à sa disparition.
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[1] Voir aussi les chiffres de l'OCDE, et INSEE
[2] les 8 catégories du chômage, source INSEE
[3] chiffres INSEE : Productivité horaire du travail par branche (Évolution en %)
[4] Article du Monde.fr du 28-07-2006
[5] Les 32 heures ou la semaine à 4 jours seraient une solution politiquement courageuse et efficace - Au contraire des 35h mal appliquées. La division du temps de travail ne peut servir que si c'est appliqué avec conviction et systématiquement.
[6] Les fonds de l'UNEDIC pourraient servir davantage à l'embauche réelle qu'aux salaires virtuels de personnes ne travaillant pas ...
[7] Voir l'exemple de la libéralisation de l'énergie aux USA (Californie) - Ou encore l'exemple récent avec les numéros de renseignement en France.
Une analyse technique de l'environnement du travail en France(OCDE). Cela montre si besoin en était, que la solution ne peut pas être simple, qu'elle est globale et que cela commence de toutes manières par une volonté politique plus que forte.
De l'intérêt actuel de la Politique
Par Honorgate
, le 28 Jul 2006 | Dans Vues politiques |
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Les temps changent. Dans les années 60 un professeur s'il voulait intéresser ses élèves devait parler politique, et pour les faire rire, parler religion. Aujourd'hui parler politique ferait rire, et parler religion monopoliserait les attentions. Alors que les étudiants de mai 68 mettaient des posters du Che dans leurs chambrettes, ceux de septembre 2001 mettent volontiers des portraits de Ben Laden.
Les temps changent. Mais vers quoi ? Quelles sont nos convictions ?
Car prétendre être rassuré parce que notre téléphone portable est allumé en permanence et MSN sur l'ordinateur toujours prêt ? Ainsi je ne suis pas seul, mon existence à un sens, la technologie devient alors une religion. Il m'importe alors seulement d'augmenter mon pouvoir d'achat afin d'accéder toujours plus à cette technologie-providence.
Etrange mélange de genre. Plutôt que nous servir, la technologie nous asservie. Notre éthique est quelque peu bousculée. Est ce que ma dimension d'homme ne prend sens qu'à travers ces moyens de communication ? Paradoxe révélé par un usage tronqué de la langue. Des sentiments expédiés en quelques lettres. Ou comment enfermer son esprit dans un cadre limité par la technique. Notre échelle d'émotion est guidée par le format SMS. Absurdité pathétique.
A l'heure d'un ultra libéralisme effréné et soi-disant salvateur, la politique devrait redevenir une de nos principales préoccupations. Trait d'union entre éthique et technique, elle doit permettre au plus grand nombre de comprendre l'essentiel, et donc de partager l'essentiel. L'ordre technico-scientifique guide actuellement notre destinée quittes à commander notre morale.
L'état actuel de notre société est le fruit d'une inertie politique depuis 30 ans qui autorise un comportement au rabais, insulte permanente au génie humain. Tous les symptômes d'une maladie apparaissent, mais point de médecin pour la prophylaxie : émeutes de banlieues, second tour des présidentielles de 2002, fuite vers l'ultra libéralisme (oui j'insiste), précarité sociale devenant la norme ...
Il est temps que la politique reprenne sa place centrale dans notre société. Qu'elle rétablisse l'autorité naturelle de l'éthique face aux gesticulations de l'ordre technico-scientifique. Il est temps pour les citoyens de sortir de leur torpeur et d'agir quotidiennement, et immédiatement. Voter, militer, discuter, stimuler, partager, aider, conquérir de nouveaux espaces sociaux. Ce n'est pas nouveau, mais encore faut-il en être convaincu. Cette conviction, peut-être passionnelle en tous cas éclairée, voilà la nouveauté !
L'avenir semble sombre, les limites du système sont atteints un peu partout.
C'est la genèse d'une nouvelle société qu'il faut considérer. Inventer n'est pas nécessaire, nos philosophes ont apporté déjà beaucoup de matière à réflexion, il suffit pour nous de prendre le temps d'y réfléchir et de vouloir agir. Il est grand temps. Faisons-le au moins pour nos enfants.
Papier d'introduction pour une série de réflexions qui trouveront un début de développement ici. Rien de très original certes, peut-être est-ce même banal. Mais croyez-vous alors que la détermination le soit?
Avoir foi dans le Capitalisme ?
Par Honorgate
, le 1 Aoû 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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Constat et interrogation
Pour l'immense majorité de notre planète, notre système est fondé sur le capitalisme. A l'heure où les Etats Unis d' Amérique prônent coûte que coûte ce mode de fonctionnement, force est de constater que les promesses anoncées, ne sont pas au rendez-vous, et le seront-elles un jour ?
Le capitalisme nous promet a priori une augmentation du confort, de la richesse et l'accès aux technologies qui en découle, ou qui l’implique.
Pourtant, la fortune globale des 356 familles les plus riches du monde dépasse le revenu annuel total de 40% des habitants de la planète. Celle des trois foyers les plus riches (Gates, Warren Buffet et Walton) équivaut davantage au revenu annuel total des 940 millions de personnes les plus pauvres.
Considérez en plus que les 2/3 des humains n'ont jamais donné un seul coup de téléphone de toute leur vie, et 1/3 n'ont pas accès à l'électricité.[1]
Cela change notre perception du monde idéal n'est-ce pas ?
Le système capitaliste a la particularité entre autres, d'être gourmand, spoliateur et polluant. Il nécessite l'utilisation sans fin, et en croissance constante des ressources naturelles. En ce sens, on peut estimer qu'il est le principal responsable des risques majeurs actuels et à venir. C'est un système parasitaire. Pour croître, il doit utiliser et user des ressources, humaines ou non.
Nous n'avons pourtant pour le moment pas trouvé mieux. Les autres systèmes n'ont pas fait leurs preuves. Mais ceci n'implique pas de notre part une foi sans limite à l'instar des américains du nord, à un système très largement perfectible, fondé essentiellement sur des défauts typiquement humains : l'envie et la gourmandise.
Cette foi pour le moment inébranlable chez les puissants et les riches de ce monde, scelle nos ennuis futurs. A moins que notre intelligence, qui est notre stratégie adaptative, nous sauve de notre compétition contre nous même et l'énergie disponible de notre planète, il est dans l'état actuel probable qu'il faille songer à une alternative.
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[1] D'après Jeremy Rifkin





