Internet c'est le diable en personne
Par Honorgate le 20 Jun 2008 | Dans Cyber-vues |
10 retours » |
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Du projet de loi sur la riposte graduée d'internet
Le diable en personne, telle pourrait être la phrase définitive après la lecture du projet de loi français sur le problème internet. Car vous l'ignorez peut-être, mais il y a un problème.
Ceux qui auparavant se gavaient de richesses en nous vendant plusieurs fois sous différentes formes du bruit, pleurent, car le consommateur ne se fait plus avoir et trouve dans la diversité, de quoi satisfaire ses envies, sans céder au diktat des majors.
Bref, ceux qui ne font pas de business avec la culture média, ont justement pensé qu'il fallait dénoncer l'égarement du gouvernement dans ce domaine. Le site NonFiction.fr lance à ce propos une campagne. Je vous livre ici in extenso le texte de leur appel "d’intellectuels, d’auteurs, d’artistes et d’internautes contre la riposte graduée".Photo d'origine inconnue
Et ce n'est pas uniquement parce que cela me fait moins de boulot, c'est aussi parce que leur texte vaut bien une signature!
Suite:
Intellectuels, auteurs, internautes, nous nous mobilisons aujourd'hui contre le projet de loi dit de "riposte graduée" défendu par Nicolas Sarkozy et le gouvernement. Nous sommes très attachés à une juste rémunération des créateurs et des auteurs. Mais nous sommes également très attachés aux nouvelles libertés offertes par Internet. Ces libertés, comme hier celles des radios libres, sont et seront un acquis majeur. Il n'est pas souhaitable, même pour répondre à la nécessaire protection des droits d’auteurs et des artistes, de ficher les internautes, de les poursuivre en justice ou de suspendre leur abonnement à Internet.
D'ailleurs, l'histoire de la radio et de la télévision nous enseigne qu'après une phase de tension, les industries du disque et du cinéma sont sorties renforcées par l'arrivée de nouveaux médias. Et on n'a pas protégé les livres du "photocopiage" en fermant les bibliothèques. Il en sera de même pour Internet.
Pour les jeunes, Internet est d'abord un média. Les internautes l'assimilent à la radio et à la télévision, pas au piratage. À tort ou à raison, ils trouvent légitime de copier de la musique et des films, comme les générations précédentes le faisaient sur des cassettes audios et VHS. Ils ne sont pas davantage des pirates que nous l'étions hier avec nos cassettes. Ils sont des auditeurs et des téléspectateurs responsables.
La défense des industries culturelles ne doit pas passer par des sanctions et des projets qui seront non seulement liberticides mais aussi inefficaces. Il faut prendre acte que des pans entiers de la culture sont en train de basculer sur Internet et, au lieu d'imaginer des lignes Maginot de "riposte graduée", il faut proposer des offres légales culturelles de qualité sur Internet, baisser les prix des disques et des films en ligne, et inventer de nouveaux modèles économiques. Sur tout cela, le gouvernement n’a rien fait et ne propose rien ; et les industries culturelles sont en France très en retard. C’est d’abord cela le problème. Non pas le téléchargement sur Internet.
Le gouvernement doit abandonner immédiatement son projet de "réponse graduée" et changer radicalement de politique. Au lieu de dénoncer Internet, de s’en méfier, de se sentir menacé, il doit l’encourager fortement, le favoriser sans réserve et le financer massivement pour qu’on cesse d’être à la traîne des États-Unis. Il doit favoriser l'accès des plus défavorisés et des personnes âgées au web ; il doit multiplier les lieux wifi ; il doit encourager et subventionner la création de start-ups et faire en sorte que nos internautes les plus talentueux restent en France au lieu de partir aux États-Unis. Il doit préparer le futur au lieu de s'arcbouter sur le passé.
Quant à nous, intellectuels, auteurs, internautes, il nous faut repenser la culture. Non plus simplement à l'âge de la reproduction technique, comme le faisait déjà Walter Benjamin, mais penser la culture à l'âge de la reproduction numérique.
Pour signer cet appel : appel.non.a.la.riposte.graduee@gmail.com
Vous qui lisez ces lignes, penchez-vous avec délectation sur les nombreux liens proposés sur le site de NonFiction ou du NouvelObs, car vous êtes un délinquant en puissance, et on va vous sucrer votre connexion pour que vous alliez acheter vite fait bien fait des disques audios ou vidéos que des nababs auront décidé de vous vendre bien cher !
10 commentaires
D'autant que priver quelqu'un d'internet reviendrait à le priver de ce qui est devenu un outil indispensable de la vie quotidienne. Un peu comme si on décidait de priver d'énergie pendant un an un fraudeur à l'EDF.Ce serait une infamie... une de plus.
N'est-ce pas qu'ils sont forts actuellement nos élus pour générer des infamies ?
Oui... l'Europe vient d'adopter un texte qui permet à ses membres de garder en prison 18 mois SANS JUGEMENT un clandestin.Cela devient plus qu'inquiétant !
Ce Texte a aussi été voté par une partie de la "gauche".
Les peuple européens acceptent cette infamie sans problème...

Après l'arrivée de Nicolas Princen, on est en effet sur la mauvaise pente ... d'autant qu'il semble qu'on soit les seuls en Europe à défendre ce point de vue répressif !
La France vénère le lobbying ?
La France sarkozyste vénère le fric et, comme la mère Thatcher déteste les pauvres.La France sarkozyste abhorre la France. elle veut prendre les États-Unis comme modèle (ou même la chine) et ne rêve que de supprimer ce qui fait la spécificité et l'histoire de ce pays.
La France sarkozyste ignore le passé et n'a aucune vision de l'avenir.
La France sarkozyste n'est composée que de sauvages qui cassent allègrement et sans pitié.
La France Sarkozyste ne rêve que de disparaître en se fondant dans une Europe ultra-libérale débarrassée du social, débarrassée du peuple !
La France sarkozyste (qui rime avec kyste) pense même avoir gagné la bataille idéologique.Oui, il y avait une bataille, et la droite a des idées. Comme quoi, on peut être premier ministre et dire n'importe quoi afin de s'assurer une confortable retraite sponsorisée ...
(Voir l'article du Nouvel Obs)
Oui, dire qu'il était considéré comme un "gaulliste" ! Un modéré !Pour en revenir au sujet de ton billet, Le gouvernement veut donc taxer les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie. Pour des hommes qui se disent tournés vers l'avenir et les nouvelles technologies c'est assez contradictoire. Cette affaire de France télévision montre bien à la fois l'incohérence du petit président et sa volonté de tout régenter. Bref, dictateur et incompétent. Il me fait de plus en plus penser à Napoléon III dit Napoléon le petit. Il ne lui manque qu'une guerre à ce con là. Il reste ENCORE quatre ans...
Dans quel état va-t-il laisser la France ?
Effectivement, la question est nécessairement posée.Drôle d'idée comme cela a été dit de taxer la marine à vapeur au profit de la marine à voile. Drôle d'idée de taxer un secteur en pleine extension pour un dinosaure qui n'intéresse finalement que les nostalgiques du tour de France avec Poulidor.
Quel objectif faut-il voir ? Une volonté de dresser les uns contre les autres tous les secteurs de la société ? Atomiser le ciment français pour s'annoncer ensuite comme le maçon tant attendu ?
Je crois surtout que l'incohérence est la marque de ce gouvernement. Quand Sarko a annoncé la fin de la publicité sur le service public de l'audiovisuel, il a surprit tout le monde (peut-être même lui-même) et ensuite, les services concernés se sont efforcés de trouver une solution au financement. Le petit Nicolas (c'est une insulte à Sempé et Goscinny ce prénom) en a rajouté récemment une couche en avançant la date. Mais de toutes façons, le but final étant de détruire ou tout au moins de marginaliser la TV publique, ils ne doivent pas trop se prendre la tête. Des cadeaux aux copains du privé (contre leur... disons bienveillance) et une main mise sur le public (j'allais écrire l'ORTF)
Il nous restera ARTE...

PS : un maçon construit. Sarko ne sait que casser.
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