Notre avenir et celui du pétrole
Par Honorgate le 13 Jul 2005 | Dans Vu d'en Haut |
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A partir de 2015 cela ne signifiera plus rien
Notre consommation actuelle est essentiellement fondée sur l'énergie pétrolière. C'est normal, elle est disponible facilement, stockable sans problème, aisément transportable.
Transport, chauffage, électricité et agriculture sont des débouchés systèmatique du l'hydrocarbure.
Oui mais seulement voilà. Le pétrole est une énergie non renouvelable. Son stock mondial est limité. Pire pour le moment il n’est pas connu ! C’est secret ! A un tel point que les pays de l’OPEP mentent sur leur stock réel, prétextant, en nous prenant pour des imbéciles, que les nouvelles découvertes compensent largement la consommation.
Nous voilà donc avec un marché de dupes, et nous consommateurs sommes bien indifférent de savoir que dans quelques temps, 2015 selon les estimations des sources techniques indépendantes, il faudra trouver autre chose.
2015 c’est en effet l’estimation du pic de production. Cela signifie qu’à partir de ce moment, les réserves vont diminuer. Il n’y aura plus de vases communicants. A terme, 2050-2075, il n’y aura plus de pétrole. Ce n’est pas rien ça et cela s’appelle la déplétion.
Mais si vous écoutez les sources officielles tout va bien. L’avis des spécialistes indépendants, est tout autre.
Suite:
Que faire dans l’immédiat ?
Nous le savons la consommation de pétrole actuelle, dégage du CO2 et participe à l’effet de serre. Certains d’entre nous sommes conscient de cela, et n’hésitons pas à faire attention. Mais pour nos petits enfants, il s’agira de tout autre chose. Il faudra adapter totalement son mode de vie avec une autre énergie. Ce sera l’objet d’un autre papier dans ce blog.
En attendant, ma prochaine voiture sera de petite cylindrée (ça roule toujours aussi bien mais sans excès de consommation d’essence, et ne perds pas pour autant ma virilité), je favoriserai mes déplacements à pied, j’ai déjà que des ampoules économes, je bois de l’eau du robinet et non en bouteille (davantage de transport, de stockage, de fabrication de plastique, de déchets …), j’évite les produits à trop fort taux de déchet, je ne prends pas de d’aliments élaborés (pizza, plats tout prêts …), je prends des fruits et légumes de mon pays, et de saison (toujours le problème du transport et du stockage). Je laisse tomber l’idée d’une climatisation dans mon habitat, et pourquoi pas dans la voiture (là c’est dur). Je favorise les produits électroménagers de classe A, et j’utilise l’huile de coude plutôt que de multiples robots de cuisine.
Beaucoup d’aspects sont donc à considérer. A l’instar de l’impasse énergétique qu’a connu le moyen âge avec le bois et l’essor industriel qui a découlé de l’utilisation du charbon, nous pourrions bien connaître un nouvel élan social majeur avec l’abandon progressif du pétrole au profit d’énergies renouvelables. Nous pourrions tout autant sombrer dans une récession sans précédent parce que nous nous voilons la face, pire que nous mentions à nos descendants.
Mais ne me parlez pas du nucléaire ! (Cela fera l’objet également d’un futur papier ici)
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Sources:
La vie après le pétrole de Jean Luc Wingert aux éditions autrements
Les statistiques sur la déplétion du pétrole de Jean Laherrère
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