Tags: économie
Une affaire de libéralisme ?
Par Honorgate
, le 30 Mai 2008 | Dans Vues politiques |
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C'est étonnant de remarquer pour un néophyte comme moi en économie, comme on peu débattre de beaucoup de choses concernant le libéralisme. Si l'on se réfère au récent échange entre Mme Royal et Mr Delanoë, on pourrait croire que toute la valeur politique actuelle, tient en un seul mot : le libéralisme.
Illustration Nick Dewar
Pour un passionné politique (bien modeste dans mes actes) que je suis, en revanche, je suis un peu consterné, de constater que pour beaucoup de socialistes, en tous cas ceux qui s'expriment, on puisse se perdre en conjectures, même si elles sont très intéressantes.
Je vais oser aller vite dans mon idée fondatrice. Celle que les philosophes nous ont apprise: il est bon de se méfier du mélange des ordres. L'ordre technico-économique, l'ordre religieux et l'ordre politique doivent en ce sens être distincts.
J'ai pourtant bien l'impression qu'une lecture moderne du libéralisme m'autorise malgré ma modeste compréhension de ce monde, à constater que l'économie commande au politique.
Qui gouverne actuellement le monde si ce n'est l'argent ?
Je ne crois en effet pas du tout au grand principe libéral qui serait une philosophie. Car lorsque les politiques tentent ce coup là, on découvre aujourd'hui qu'en fait c'est l'actionnaire juste derrière, qui tire les ficelles.
Le principe grand prince du libéralisme exprimant une ode à soi-même, compte tenu de ce qu'est la miséricorde chez l'homme et son immense sens du sacrifice et sa notion si particulière de l'égalité, incite immanquablement le business à oeuvrer à tous crins.
Et ce business là ne sert que les plus forts.
Le libéralisme lu de cette manière, c'est donc la tarte à la crème des discussions dans les salons feutrés des faiseurs d'argent.
Le grain et le gain
Par Honorgate
, le 26 Fév 2008 | Dans A Vue de Nez |
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Pourquoi faudra t-il toujours gagner plus pour consommer autant.
L'essentiel dans une vie pourrait être de pouvoir se nourrir, sous un toit avec sa famille. Actuellement, afin d'accomplir notre destinée, nous devons échanger de l'argent contre ces bienfaits indispensables. Le fait est que personne n'y échappe, et le système ainsi créé nous condamne, humains que nous sommes, à avoir toujours plus.
Ainsi pour les denrées alimentaires, des hommes œuvrent pour nous fournir de quoi nourrir notre famille. Ces hommes sont modernes et dynamiques, ils ont donc créés une entreprise multinationale à coups de rachats et de délocalisations, afin d'obtenir un système le plus rentable possible.
Ces multinationales qui nous vendent de l'eau, des biscuits, des légumes ou des plats tout prêts, font des bénéfices à deux chiffres, tous les ans. Ils continueront.
Ils poursuivront cette logique, car leur unique intérêt n'est plus de nourrir correctement tout le monde en France, mais d'engranger toujours plus de bénéfices. Les hommes à la tête de ce monstre tentaculaire, ont tellement d'argent, qu'ils ne pensent plus à ceux qui n'en n'ont pas. Point par dédain, mais parce qu'ils ne peuvent plus appréhender que cela puisse exister. Dans leur univers, tout le monde est riche, et charge à eux de récupérer le plus possible de cette richesse.
Nous consommateurs moyens qui entretenons ce système, nous sommes donc condamnés à payer toujours plus pour obtenir au moins la même chose. Et si par hasard, nous gagnons davantage, alors on s'empresse de créer un besoin nouveau afin de capter cette nouvelle source d'argent.
La hausse des prix prévue pour 2008, et qui est réelle depuis l'arrivée de l'euro n'en déplaise à l'INSEE, est donc inévitable.[1] L'appât du gain reste le moteur puisqu'à l'origine ce sont des hommes qui en profitent. La vanité. Le culte mercantile. Le goût du challenge censé combler peut-être une mésestime de soi. Voilà ce qui nourrit ce monstre. Et voilà ce qui nous nourrit de plus en plus mal.
Et là où cela devient ridicule, c'est que le gouvernement cautionne ce système, en ignorant que l'augmentation puisse être réelle, en prétextant ne pouvoir rien faire [2], et en imposant sous couvert sanitaire social, de manger au moins cinq fruits et légumes par jour. Comment est-ce possible pour la majorité des ménages français, compte tenu du prix de vente de ces aliments ?
Les grands groupes et la grande distribution ne sont certes pas entièrement responsables de cet état, mais ils sont les instigateurs de la logique de croissance. De toutes manières, les plus forts devraient montrer l'exemple.
Le choix du roi
Par Honorgate
, le 13 Fév 2008 | Dans Vu de Près |
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Notions de perceptions relatives
Je profite assez rarement ici de l’actualité. Pourtant je ne peux m’empêcher de rebondir sur un phénomène actuel : le saut des perceptions dans le temps et dans l’espace, selon votre confort social. Pour cela je me fonde sur une réaction du président de la Société Générale, qui n’a honte de rien.[1]
A chaque crise, la Société générale en est ressortie plus forte.
Daniel Bouton
Facile pour une banque de dire une ânerie pareille. Quand bien même cela soit vrai, cette faculté propre aux nantis d’imaginer un scénario pareil, montre qu’ils occultent une bonne partie de la réalité. D’une part c’est nous qui payons pour cette étrange force supplémentaire, d’autre part, ils dépensent de l’argent qui ne leur appartient pas, et enfin, l’état se porte garant - ce qui rejoins le premier point, de leurs actifs.
Quel est le risque là dedans ? En quoi une crise générée par un dysfonctionnement interne pourrait dans ce cas rendre plus fort quiconque d’honnête ou lucide ?
Que voulez-vous, ils pensent que le monde ne leur fait pas de cadeaux, et eux s’offrent le monde tous les matins au petit-déjeuner, en guise de bonus de fin de mois.
Car ces gens qui brassent autant d’argent créent eux même un système qui les nourrit. Mais puisque malgré tout il existe une logique, ce système génère sa propre croissance, sur le dos des populations américaines et européennes, pauvres ou modestes, mais aussi sur le dos des pays en voie de développement. Ou comment créer un déficit commercial pour une croissance auto-alimentée.
Vous allez me dire, pourquoi dis-tu ça alors que tu n’y connais rien à la finance ? C’est certain, mais je constate, et n’importe qui peut le faire, que chaque année, 9% de la richesse ainsi créé part dans le capital. C’est à dire autant qui ne vont pas dans les salaires. Ainsi, des gens travaillent plus tous les ans, en gagnant moins, pour enrichir davantage ceux qui le sont déjà. Et je regrette, mais nul besoin d’être passé par Harvard pour comprendre cela. Il ne faut simplement pas être dupe. [2]
Nous pourrions prendre ce problème du bon côté, et dire que finalement ce n’est pas dramatique, car de toutes manières l’économie se porte bien du coup. Sauf qu’en l’occurrence l’économie ne va pas bien, puisqu’elle lutte contre ce qui fait son essence même, l’accès à la consommation pour tous, et de plus en plus. Si l’argent des bénéfices part dans le capital plutôt que dans les salaires, qui au bout du compte, consomme plus tous les ans ? Nous arrivons bien à un paradoxe, qui révèle les prémices d’une catastrophe. Prémices quantifiables pourtant, puisqu’au Etats-Unis, cela a coûté déjà 100 milliards de dollars aux contribuables, et qu’en France, pour le moment, nous savons que cela va coûter au moins 5 milliards d’euros. Et ce n’est que la partie immergée de l’iceberg.
Pendant ce temps, 15% des français se demandent de quoi leur lendemain va être fait, du haut de leurs 800€ mensuels. Et nos politiques d’affirmer qu’ils ne peuvent rien faire ! Les banquiers semblent avoir beaucoup moins de problèmes, ou de scrupules. La santé de l’économie et donc notre quiétude, passeraient-elles donc par autant d’argent perdu, qui aurait pourtant pu servir à tellement de familles en France ?
[1] In Le Monde du 12 fév 2008
[2]
Un article du Monde Diplomatique sur le partage des richesses du monde.
Un article dans La Tribune, qui montre que 3 dirigeants sur 4 des entreprises du CAC40 ont eu entre 2006 et 2007, 40% d’augmentation de salaire. Cette augmentation considérable propulse les rémunérations des patrons français à des niveaux jamais atteints, et place la France en tête en Europe. Pendant ce temps, notre président déclare qu’il ne peut rien faire pour notre pouvoir d’achat.
La primauté des intérêts
Par Honorgate
, le 3 Fév 2008 | Dans Vu de Près |
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Ou l'intérêt des primats
Le relais de l'information est actuellement au cœur de beaucoup d'intérêts. Mon intérêt est de trouver de l'information juste, qui m'intéresse, sans trop ponctionner sur mon capital temps de réflexion disponible. L'intérêt de ceux qui fabriquent l'argent, est qu'ils puissent prévoir et agir a propos, efficacement et durablement. Dans cette tourmente, des initiatives nouvelles voient le jour. Le journal en ligne Mediapart participe à cette genèse.
A peine sorti des cerveaux libres et a priori indépendants, le projet Médiapart auquel je crois puisque je suis abonné, est attaqué juridiquement par un puissant groupe de presse franco-belge. Les raisons sont pour nous simples citoyens, complètement fallacieuses, mais les intentions sont conquérantes : récupérer la ligne éditoriale, couper l'herbe sous les pieds de ces journalistes, anéantir toute tentative d'indépendance. Une indépendance qui pourrait déranger, et compliquer la visibilité des intérêts financiers de ceux qui fabriquent l'argent.
Il est à lui seul de toutes manières très intéressant, et révèle s'il le fallait encore, le combat actuel : la lutte de l'homme contre la dictature économique.
En effet, au delà d'une trop simple et obsolète vision de gauche, nous assistons vous comme moi, aux conséquences du diktat économique.
Nous ne savons finalement plus très bien si l'économie est un outil inventé par l'homme pour agrémenter son environnement, ou bien si ce système ainsi créé supplante le libre arbitre pour transformer l'homme en simple esclave.
Ceux qui gagnent avec ce système l'utilisent déraisonnablement à leur profit. Cette absence de tempérance a de multiples visages : une haute finance totalement amorale - nous avons pu entrevoir un des épisodes avec l'affaire du trader d'une grande banque française, une politique exclusivement gestionnaire - on calcule, additionne, comptabilise, enfin, un gouffre béant entre les nantis et les modestes qui a entre autres pour conséquence une systématisation des intérêts oligarchiques aux dépends de l'intérêt commun.
Ce qui nous apparaît étrange, ou négatif, aujourd'hui sera néfaste et catastrophique demain. George Bernanos disait en l'occurence que le pas des mendiants feront trembler le monde. Parce que le monde selon l'homme est ainsi, il faut toujours passer par l'excès pour trouver une nouvelle voie plus raisonnable et également profitable.
Ainsi, je pense que nous sommes aujourd'hui à quelques œuvres du sommet de l'excès. Le combat que mène aujourd'hui l'équipe de Mediapart jalonnera sans doute la route du retour à la raison. Ce n'est pas le seul, ils sont nombreux, même si le problème auquel est confronté Mediapart pourrait être un simple manque de prévoyance.[1] Il nous appartient je crois, à ceux qui n'ont pas d'autres intérêts que d'aimer leur famille et de leur assurer une vie suffisante, de ne pas être indifférent à ces enjeux. Nous ne pouvons pas et ne devons pas laisser à nos enfants un monde gouverné par l'ordre technico-économique. Notre monde est un monde d'hommes égaux gouverné par l'ordre moral et politique. Dans le cas contraire, cela ne me semble pas viable.
Dans cet esprit de lutte, même modeste, c'est toujours mieux en musique...
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[1] Mon point de vue ici repose simplement sur l'idée que le business pourrait avoir raison de tout, même d'initiatives indépendantes et a priori clairvoyantes. Ainsi, le problème auquel est confronté Mediapart, pourrait-il avoir d'autres origines ?
Un article de Versac propose une autre voie. Voire, car je préfère me placer du côté des plus faibles, ça changera. Et ce n'est pas en disant ça que je deviens du coup trotskiste comme ils disent là-bas. De toutes manières dans certains blogs c'est immédiat, dès que vous tentez de faire preuve d'un soupçon d'humanité, vous êtes taxé de trotskiste de bas étage. C'est assez fort.
Cet article de VinZ traite le problème de la même manière.
Danger immédiat
Par Honorgate
, le 6 Avr 2007 | Dans Vues politiques |
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L'étrange priorité politique, ou l'option du pire.
Dans le jeu politique français, classiquement on peut opposer la droite à la gauche. L'un sera la logique de ceux qui ont une richesse à protéger, ou à exploiter, l'autre sera celle d'une idée humaniste adapté aux exigences actuelles. Dans la plus simple des configurations. Placer l'économie au devant de tous le reste, impose la lucidité suivante : dans les pays industrialisés la fécondité atteint des niveaux d'une telle faiblesse que l'avenir de ces populations semble compromise.
Poser cela ainsi, c'est réduire brutalement l'ensemble des paramètres à peu de choses. Certes. Pourtant il me semble qu'il est nécessaire à un moment, de se poser les bonnes questions. Le fait est, que si l'on privilégie une société axée sur la réussite sociale, donc celle d'une brillante carrière, on prend le risque de donner à la vie de famille et tout ce que cela comporte une face réductrice, en tous cas péjorative. Faire des enfants et les élever pourquoi faire ? Ce n'est pas valorisant, qu'est-ce que cela va m'apporte à moi ?
Dans notre culture moderne occidentale, cette valeur perd de sa consistance. Les jeunes filles ne perçoivent plus l'idée d'enfantement comme étant une idée valorisante, signe d'une quelconque réussite, en tous cas comme étant une valeur positive et constructive à part entière. Sinon pourquoi s'orienter vers de longues études, et une carrière à ce point prenante ? Caricature ? Voire. Car en Allemagne par exemple, l'indice de fécondité est à ce point bas, qu'à terme - 2050 - la population de ce pays sera essentiellement celle issue de l'immigration. Ce n'est pas en soi grave, mais cela montre les limites des primautés qu'accorde un système social pour son propre épanouissement. Il faut en effet bien admettre que toutes les mesures politiques d'un pays n'ont pour d'autres objectifs que de permettre à ce dernier de progresser, de grandir, et d'offrir aux générations futures davantage. En tous cas j'espère. Sinon, à quoi bon se lever le matin, étant donné que quoiqu'il arrive, cela n'aura qu'un temps.
Quel pourrait donc être l'intérêt d'un pays à mettre dans ses priorités l'intérêt économique, donc par extension directe cette valeur du travail et de la réussite, aux dépends de l'aspect simplement humain. Donner aux familles l'opportunité de s'épanouir dans leur très simple accroissement démographique devrait être la priorité absolue, sinon évidente.
Nous sommes là dans un paradoxe absolu. Des lois, des comportements, des impressions s'orientent dans un domaine tel, que les intérêts vitaux ne sont même plus assurés. Je pourrais dire aussi, que la protection de ses petites richesses trouve rapidement ses limites. Si les riches s'enrichissent, ils devraient alors assurer à eux seuls l'accroissement de la population. Absurde. Dangereux, car nous ne sommes pas loin de l'eugénisme. Ce n'est évidement pas le propos ici.
La clairvoyance serait donc de toujours mettre au premier plan les sentiments humains, qui doivent écraser par leur noblesse tout intérêt mercantile. La bonne cible serait dans l'application d'une politique qui saurait concilier les impératifs sociaux avec ceux de l'économie. Mais surtout d'un positionnement juste : l'économie est au service de l'homme et non l'inverse. Les objectifs doivent demeurer simples : préparer une société suffisamment propre pour que nos enfants puissent y trouver leur compte et s'épanouir à leur tour. Ainsi, on se rend compte peut-être que le comportement égocentrique n'a pas d'avenir, en tous cas pas pour nos proches.
C'est rude comme constat je l'admets. C'est aussi sans doute un peu étrange. Mais les faits imposent les bons choix. Et notre politique ne doit pas devenir l'esclave de la possession, de la différence. Notre véritable richesse ce sont nos enfants. Faisons en sorte que leur développement soit aisé. Exigeons de nos politiques le bon discours, un discours humain, simplement et grandement humain, et le reste on s'en fout. Finalement une bonne question serait de savoir pourquoi déploie-t-on autant d'énergie pour en arriver à cet absurde constat?
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Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la Division de la population des Nations Unies.
Les indicateurs européens de fécondité. Ces stats s'arrêtent cependant en 2004.
Statistiques UNICEF sur l'Allemagne.
L'impossible politique
Par Honorgate
, le 28 Mar 2007 | Dans Vu de Face, Vues politiques |
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Ou la tragédie humaine.
Avez-vous déjà remarqué comme un politicien ne sait pas, en général, avouer son incompétence dans un domaine social? Il en est pourtant un, tout à fait actuel, qui relève de l'impossible. La régulation des sans-papiers, et plus généralement, la gestion de l'immigration.

En France comme dans tous les autres pays dits riches, des solutions sont expérimentées, des élus accèdent aux responsabilités en dénonçant celles qui ont été des échecs, et en affirmant détenir une politique cohérente d'immigration, comme j'ai pu le lire aujourd'hui dans un forum politique.
Croyez-vous vraiment que d'avoir une politique cohérente d'immigration soit quelque chose de possible? Je pense moi, que ça ne l'est pas et ne le sera jamais dans l'état actuel de toutes les convictions principales adoptées par les sociétés humaines modernes.
La problématique est finalement assez simple, surtout lorsque comme moi vous n'êtes pas expert en la matière. Et cela dit en passant il faut déjà oser être expert dans un domaine parfaitement ingérable. Tellement ingérable,d'ailleurs, que personne sur cette planète n'a jamais trouvé de réponses pérennes, humaines et efficaces dans ce domaine. En soi, le fait que cela soit un problème ajoute une dimension tragique à l'affaire.
Je parlais donc de problématique. Elle est la suivante : vous avez des pays industrialisés, riches et économiquement enviables - sans doute, et vous avez des pays émergeants (et beaucoup plus nombreux, ce qui ajoute une dimension au tragique), qui n'aspirent qu'à une seule chose, rattraper les pays riches.
Ainsi, quoique vous fassiez, le problème se posera toujours de la sorte : des pays foncent dans leur richesse et d'autres pédalent derrière. Des populations opulentes attirent ainsi des populations pauvres. Pourquoi pas nous, n'est-ce pas?
Et c'est en cela que la solution d'une politique d'immigration cohérente est impossible, car raisonnablement la seule solution serait d'arrêter sur le champ (les dégâts sont encore gérables, mais pour combien de temps) toute croissance dans tous les pays riches. Alors les autres pays en voie de développement pourraient les rattraper, puis charge aux gouvernants d'élaborer une stratégie commune de croissance retrouvée, pondérée et équitable.
Cela vous ne vous échappera pas que c'est audacieusement fou. C'est même, à moins d'être illuminé, absolument pas envisageable.
Et pourtant, y aurait-il d'issues qui ne soient pas empreintes de malheur, de heurts, de violence ou d'inepties comme celle qui consiste à dire qu'il suffit de fermer les frontières, ou pire encore de mettre dehors ces étrangers. Pour le coup c'est intégralement ridicule. C'est parier sur un contresens évolutif. A l'heure de la mondialisation, et des moyens techniques suffisants, comment voudriez-vous y parvenir? En construisant des avions (charters) et des murs de 1000 mètres de haut? Allons. Du reste, on le dit, mais on ne le fait pas. Si c'était vraiment la solution, notre histoire aurait été le témoin des différents résultats d'une telle politique.
Hélas donc, les politiques n'ont pas de solutions cohérentes, car ces solutions n'existent pas. C'est une tragédie de notre temps, pour laquelle la seule issue serait dans une immense sagesse partagée. Pensez-vous en être capable? Vous peut-être, mais les autres?
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Quelques données sur l'immigration.
La politique d'immigration en France de 1974 à 2005. Dossier de la documentation française.
Dossier du Sénat sur l'immigration et le droit d'asile en Europe.
Et pour les candidats à l'élection présidentielles française de 2007 ? Quelles sont leurs solutions ?
M.Bayrou, Mme Royal, M.Sarkozy, M.LePen, M.Besancenot.
La force humaine
Par Honorgate
, le 26 Fév 2007 | Dans Vu de Face, Vues politiques |
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La politique dans le bon sens.
L'enjeu politique semble désormais s'orienter vers la gestion des problèmes sociaux. Du moins en apparence. N'entendez-vous en effet pas très vite, des voix discrètes annoncer le chiffrage des propositions politiques?
Ainsi, l'on fait des projets pour nous, les femmes et les hommes qui composons la France, et dans le même temps on ménage ceux qui se nourrissent du pays : les grands du CAC 40.
Que l'on ne me fasse pas croire que la France est un pays qui va mal, lorsque ses grandes entreprises dégagent tellement de bénéfices, qu'elles puissent reverser 13000 € à ses employés en guise de participation à ces dits bénéfices. Un exemple certes, et quid des 180 milliards d'euros qui partent dans le capital? [1]
Un pays qui peut se payer la CMU, le RMI, les ASSEDICS, et les diverses aides, qui a une infrastructure routière de premier plan, des trains qui marchent impeccablement, des logements sociaux, des crèches, des médiateurs de la république ? Autant de choses qu'on nous envie, dont nous sommes fiers à juste titre, ce pays là est en pleine chute? La bonne plaisanterie!
Pourtant des voix martèlent que la France court un grand danger. Foutaise ! Et la bonne politique n'est pas de protéger nos petites richesses. Pour quoi faire, et surtout pour combien de temps ? Régler des problèmes d'apparence c'est bien pour recueillir des voix aux élections, mais ça ne construit rien. A quoi cela peut-il servir de répondre à nos inquiétudes immédiates, qui plus est tronquées, lorsque le bon sens humain dirait qu'elles sont générées par autre chose que l'on peut améliorer? Mais surtout comprenons que la France sera d'autant plus à l'aise (ou grande selon la rhétorique choisie) que ses citoyens seront sereins.
Les voyous de la rue le sont parce qu'ils n'ont pas eu la chance d'apprendre, d'exercer leur intelligence et d'orienter leur énergie vers la construction sociale. Ils sont individualisés, et de la pire manière. Vite lâchons les dans la société, et à la grâce de qui vous voudrez !
En cela, Mme Ségolène Royal tient le bon discours, celui qu'elle exprime depuis toujours, réglons les problèmes, en offrant à tous, les mêmes chances. Non, nous ne sommes pas dans l'angélisme ou dans le culte de la société des droits de l'homme comme j'ai pu,désagréablement l'entendre. Nous sommes dans une idée globale, qui donne le bénéfice à l'homme et surtout qui l'accompagne dans une structure qu'il n'a originellement pas choisie: la société. Nos ancêtres ce sont organisés ainsi, pour nous adapter, il convient de donner à tous, les bons outils. Et un de ces outils reste l'éducation.
Alors à quoi bon parler d'insécurité, puisque celle-ci existe par défaut d'équité ? Pourquoi vouloir nettoyer, alors que cultiver suffirait ? Pourquoi parler en termes de retraits? Pourquoi ne pas voir plutôt cette idée utopique car complexe (et complexe compte tenue de ce que nous sommes) d'égalité ? Pourquoi ne pas parler d'une politique qui sera profitable à nos enfants ? Quelque chose qui fasse moins appel à nos sentiments immédiats, qui par expérience, montrent toujours un défaut de réflexion?
Le fond du problème se situe ainsi chez ceux qui prônent le culte de la valeur, de la compétition. C'est l'argumentation d'un autre temps qui n'a aucun avenir. C'est également le culte de la richesse, particulièrement lorsqu'elle est démesurément inégale. En cela il est temps maintenant de redonner le choix au peuple, le choix aux hommes humbles, ceux qui détiennent notre humanité, qui jamais ne le sera par les machines du CAC 40, représentées par une poignée de gens qui confondent bonheur et opulence. C'est gens là coulent par le poids de leurs indispensables possessions, et nous entraînent avec elles. Réagissons, Votez !
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[1] Urgence Sociale, Pierre Larrouturou. ed Ramsey, page 21. Le capital ce n'est rien. Ce n'est pas humain, c'est un système. 18 milliards c'est largement plus qu'il n'en faut pour embaucher une bonne partie des chômeurs...


